Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Restaurants, cafés et bars fermés : un million de salariés dans l'inquiétude

La rédaction de LCI
Publié le 15 mars 2020 à 11h55
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Source : La Matinale LCI Week-end

À L'ARRÊT - 75.000 restaurants, 3.000 discothèques, 40.000 bistrots... la fermeture de l'ensemble des établissements de restauration concerne 1 million de salariés placés au chômage technique. Afin d'éviter des milliers de faillites, les représentants de la filière réclament en urgence un "fonds nationale d'indemnisation".

C’est un choc majeur. Samedi le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé la fermeture de tous les restaurants, bars, cafés et discothèques de l'Hexagone. Un coup de massue pour les professionnels de ce secteur, avec des pertes de chiffre d’affaires considérables et une trésorerie qui fond à vue d'oeil. Actuellement, on dénombre dans l’Hexagone 75.000 restaurants, dont 18.000 rien que dans la capitale, 40.000 bistrots et cafés ainsi que 3.000 discothèques. Au total, ce ne sont pas moins de 1 million de salariés qui sont aujourd'hui concernés par ces fermetures exceptionnelles.

En dépit des mesures prises par le gouvernement (report des impôts et des charges sociales, recours au chômage partiel), les retards de paiement et les défaillances de trésorerie qui en découleront pourraient conduire beaucoup de petites entreprises à mettre la clé sous la porte. Sur le plateau de LCI, Marcel Benezet, président de la branche Cafés du GNI, a jugé samedi ces mesures insuffisantes. "Ce que nous souhaitons, c’est l’annulation des charges et la création d’un fonds national d’indemnisations. Les trésoreries sont atones, cela va être très difficile de tenir pendant un mois dans ces conditions", plaide-t-il. 

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Les professionnels rencontreront lundi les ministres

Les professionnels de la filière, qui rencontreront ce lundi dans la matinée les ministres concernés, vont "insister sur l'urgence des mesures exceptionnelles à prendre pour sauver le maximum d'entreprises et l'emploi des salariés", disent-ils. Pour l’heure, l’hôtellerie "ne rentre pas dans le champ de cette restriction", car "les chambres d'hôtel sont des lieux privés qui ne seront pas fermés, sauf indication contraire du gouvernement". Néanmoins, le "restaurant, le bar, la salle des petits déjeuners devront être fermés, tandis que "l'accueil à la réception des hôtels sera traité (...) en suivant les mêmes règles et mesures sanitaires" qu'un bureau de vote.

"On a eu quatre heures pour tout changer" : Alain Fontaine, Président de l'association française des Maîtres-RestaurateursSource : TF1 Info
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Plus globalement, les commerces de détail, l’industrie du spectacle, du cinéma, du théâtre mais aussi du luxe pâtissent de ces restrictions. Quelques secteurs au contraire subissent un surcroît d'activité :  le commerce en ligne qui bénéficie quant à lui de la fermeture des commerces ayant pignon sur rue. Le drive, de son côté, est en hausse de 70%. Idem pour les services de livraisons de repas à domicile, qui, eux, sont toujours autorisés.


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