Corse : violentes manifestations à Bastia, des bâtiments officiels attaqués avec des cocktails Molotov

Maxence GEVIN
Publié le 6 avril 2022 à 21h47, mis à jour le 7 avril 2022 à 5h53
JT Perso

Source : JT 20h WE

Des bâtiments officiels de Bastia - la préfecture et la Banque de France notamment - ont essuyé de violentes attaques ce mercredi.
Des dizaines de cocktails Molotov ont été utilisés. Les forces de l'ordre ont répondu avec des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement.

Nouveaux accrochages en Corse. Quelques semaines après les manifestations musclées qui ont suivi l'agression puis le décès d'Yvan Colonna, de nouveaux incidents ont eu lieu ce mercredi sur l'Île de Beauté. La préfecture de Bastia a été attaquée par des groupes d'individus cagoulés. Plusieurs dizaines de cocktails Molotov ont été lancés contre le bâtiment. Selon nos informations, une cinquantaine d'individus très organisés ont été impliqués. 

Dans le même secteur, la Banque de France et le commissariat ont, eux aussi, été pris d'assaut. Des poubelles ont été enflammées sur place. Un drapeau tricolore a également été brûlé. 

Les forces de l'ordre ont répondu avec des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement, et des affrontements ont eu lieu dans le centre-ville. Sur les réseaux sociaux, la préfecture évoquait dans la soirée des "perturbations en cours autour de la Préfecture et de la gare de Bastia", et appelait "à éviter le secteur par sécurité"

Selon les pompiers de Haute-Corse, un manifestant de 18 ans a été gravement blessé au mollet, mais son pronostic vital n'est pas engagé.

Au total, une quarantaine d'enquêtes ont été ouvertes par les parquets d'Ajaccio et de Bastia depuis le début des violences en Corse. Dans l'attente d'un retour au calme, le gouvernement a annoncé lundi le report de la première réunion prévue vendredi dans le cadre de négociations sur l'avenir institutionnel de l'île. Mercredi soir, le président autonomiste du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, n'avait pas encore réagi à ce report des discussions, ni aux nouvelles violences.


Maxence GEVIN

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