La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

Les discothèques fermées pour trois semaines supplémentaires à partir du 3 janvier

La rédaction de LCI (avec AFP)
Publié le 29 décembre 2021 à 8h10
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Source : TF1 Info

MONDE DE LA NUIT - Fermées depuis le 10 décembre, les discothèques garderont portes closes pour trois semaines supplémentaires à partir du 3 janvier, a annoncé le ministre Jean-Baptiste Lemoyne. Le gouvernement travaille actuellement sur davantage de dispositifs de soutien pour ces professionnels.

Elles étaient jusqu'alors dans l'incertitude, elles sont désormais fixées. Sous les verrous depuis le 10 décembre initialement pour quatre semaines, les 1600 discothèques françaises resteront fermées trois semaines supplémentaires à partir du 3 janvier en raison de la progression du variant Omicron dans l'Hexagone, a annoncé mercredi 29 décembre le ministre délégué chargé du Tourisme, des Français de l'étranger, de la Francophonie et chargé des Petites et Moyennes Entreprises Jean-Baptiste Lemoyne. 

"Le 3 janvier comme les autres secteurs qui ont été annoncés par le Premier ministre, pour trois semaines il y aura la reconduction de la fermeture qui les concernait", a-t-il indiqué sur France Inter, levant enfin le doute qui persistait sur les boîtes de nuit depuis les annonces de lundi soir de Jean Castex concernant d'autres secteurs, destinées à enrayer la flambée inédite de contaminations dans le pays. Le cas des discothèques n'avait en effet pas été évoqué par le Premier ministre lors de son allocution, faisant suite à un Conseil de défense et à un Conseil des Ministres.

La fermeture initiale des boîtes de nuit courait jusqu'au 6 janvier, mais il semblait peu probable qu'elles rouvrent à cette date, depuis que le gouvernement a annoncé qu'à partir du 3 janvier, les concerts debout seraient interdits, tout comme la consommation debout dans les bars et les cafés. Pour autant, le gouvernement n'avait jamais confirmé la prolongation de la fermeture des clubs jusqu'à l'intervention du ministre à la radio. 

"Comme le virus accélère, nous devons collectivement accélérer sur tous les gestes qui permettent de se protéger individuellement et collectivement", a lancé Jean-Baptiste Lemoyne. "Les discothèques ont été fermées début décembre, alors que la situation était bien meilleure que celle que l'on connaît aujourd'hui", a-t-il avancé, rappelant notamment le record de 179.807 contaminations enregistrées lundi. 

"On est au travail pour trouver les bonnes solutions pour les accompagner"

"J'imagine la détresse morale qui peut exister pour ces employés et ces entrepreneurs. C'est un monde qui veut donner du bonheur, un monde de la fête mais qui n'est pas à la fête et qui trinque. On est au travail pour trouver les bonnes solutions pour les accompagner, car certains ont été fermés pendant 18 mois", a-t-il poursuivi. 

Les patrons de ces établissements ignoraient encore mardi soir, au terme d'une première réunion de concertation avec lui aux côtés d'autres professionnels du secteur de l'hôtellerie restauration, s'ils pourraient ou non rouvrir comme prévu le 6 janvier. Mais des dispositifs de soutien économique ont été évoqués pour l'ensemble de ces secteurs. 

"L'État a toujours été là depuis le début de la crise : dès hier, j'ai reçu les représentants de ces secteurs. Nous allons travailler aux mesures de soutien, d'accompagnement" pour l'ensemble de ces professionnels, a assuré le ministre délégué mardi matin, indiquant que "l'activité partielle avec un reste à charge zéro pour l'employeur est activée dès qu'il y a une perte de 65% de chiffre d'affaires". Il a assuré que toutes les demandes sont étudiées, y compris les requêtes d'abaisser ce seuil à 50% de pertes. 

Au sujet des discothèques en particulier, "un système d'aide a été mis en place dès le 20 décembre avec des coûts fixes à 100%, avec le chômage partiel, etc", a-t-il ajouté. "Il ressort de mes consultations d'hier que le mois de décembre représentant 20% du chiffre d'affaires annuel, ces compensations devraient peut-être être complétées. C'est ce sur quoi nous travaillons" avec les syndicats du secteur, a-t-il poursuivi, reconnaissant le "sérieux" de ces professionnels dans l'application des protocoles sanitaires et réitérant son "soutien" auprès d'eux. 

Des mesures faisant suite à la promesse faite par Jean Castex que les boîtes de nuit seraient "accompagnées économiquement", à l'annonce de leur fermeture pour quatre semaines le 6 décembre dernier. 

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Suite à cette première réunion, le Syndicat National des Discothèques et des Lieux de Loisirs (SNDLL) avait confirmé sur son site que le décret sur le dispositif des coûts fixes "est désormais dans les tuyaux" selon le ministre, qui a promis par ailleurs d'examiner la demande de "mise en œuvre d’une mesure complémentaire de nature à combler la perte considérable de chiffre d’affaires liée à cette fermeture administrative de décembre et janvier désormais", portée par les syndicats. 

 

"Il convient de souligner la qualité d’écoute et le pragmatisme du ministre sur la situation actuelle", a indiqué le syndicat. "Nous avons senti un vrai engagement de davantage reconnaître nos métiers de la nuit", avait salué de son côté auprès de l'AFP suite à cette concertation avec le ministère Thierry Fontaine, président de la branche nuit du principal syndicat de l'hôtellerie restauration, l'Umih. Le ministre "a reconnu que nous avons été les plus impactés par la crise et que repartir avec des trésoreries vides et rembourser les prêts garantis par l'État, après cette nouvelle fermeture, alors qu'on a déjà été fermés 15 mois, sera très compliqué", a-t-il développé. 

Une concertation est prévue dans les jours à venir avec le ministère de l'Économie sur les aides à venir pour toutes les entreprises dont l'activité est soumise à des restrictions.


La rédaction de LCI (avec AFP)

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