Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Marseille dénonce un "affront" face aux nouvelles restrictions sanitaires et demande 10 jours de délai

La rédaction de LCI
Publié le 24 septembre 2020 à 12h35
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

RÉACTION - Le premier adjoint de Marseille Benoît Payan a dénoncé jeudi 24 septembre un "affront" après l'annonce "sans concertation" par le gouvernement de "restrictions incroyables" pour lutter contre le Covid-19.

La colère enfle dans la cité phocéenne. A Marseille, le premier adjoint à la mairie Benoît Payan a dénoncé ce jeudi 24 septembre un "affront" après l’annonce par le gouvernement de nouvelles mesures pour lutter contre le Covid-19. Ces mesures de "restrictions incroyables" ont été prises "sans concertation" par le gouvernement, a déclaré l’élu remplaçant la maire de gauche Michèle Rubirola, qui a récemment subi une opération.

"Une nouvelle fois, notre territoire est montré du doigt, a-t-il fustigé au cours d’une conférence de presse, assurant avoir dû lui-même appeler le ministre de la Santé avant sa prise de parole de mercredi pour obtenir des explications.

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Olivier Véran a notamment annoncé mercredi soir le placement de la métropole Aix-Marseille en zone d'"alerte maximale", une décision qui doit entraîner entre autres la fermeture totale des bars, restaurants et salles de sport dès samedi, pour une durée de 15 jours.

"Les Marseillais s'adaptent, se restreignent, se contraignent, la ville de Marseille a su répondre" à la crise sanitaire, a aussi pointé Benoît Payan, assurant que les mesures mises en oeuvre avaient "commencé à porter leurs fruits" et évoquant pour Marseille "le taux de contamination le plus bas de France".

"Avec Madame la maire, nous demandons au gouvernement 10 jours avant la mise en oeuvre de nouvelles mesures", a poursuivi Benoît Payan: "Si au bout de ces 10 jours l'épidémie reprend, on est prêts à assumer ces décisions". 

"Je ne crois pas que le gouvernement fasse la sourde oreille, je ne crois pas que le gouvernement s'entête et s'enferre dans son erreur", a-t-il ajouté. "Nous n'acceptons pas d'être l'outil d'une politique spectacle d'annonce d'un ministre qui peine à gérer ses échecs", a-t-il par ailleurs dénoncé, déplorant le placement de Marseille en "quasi-confinement".


La rédaction de LCI

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