Covid-19 : la France face à la 7e vague

Covid-19 : qui est éligible à une deuxième dose de rappel ?

Maëlane Loaëc avec AFP
Publié le 30 juin 2022 à 13h58, mis à jour le 1 juillet 2022 à 15h48
JT Perso

Source : Les MATINS LCI

Ouverte à la mi-mars, la nouvelle campagne vaccinale pour la 4e dose s'accélère.
Les personnes de plus de 60 ans et les personnes immunodéprimées sont concernées.
Mais en fonction des profils, l'espacement entre les doses de rappel varie.

La campagne de la deuxième dose de rappel avait été lancée à la mi-mars, mais le gouvernement espère lui donner un nouveau souffle avant l'été, alors que les indicateurs repartent à la hausse en France. Plus de 147.000 cas ont été comptabilisés mardi soir par Santé publique France, 54% de plus qu'une semaine auparavant et au plus haut niveau depuis fin avril. Le ministère de la Santé, tout comme de nombreux épidémiologistes, appellent donc les concernés à recevoir une nouvelle injection. 

"Il faut se faire vacciner avec la 4e dose dès maintenant, sans attendre septembre ou octobre, si vous avez plus de 60 ans et si vous avez un certain nombre de facteurs de risque", a encore appuyé ce jeudi Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique. Les vaccins actuellement disponibles sont efficaces face au variant BA.5, qui porte majoritairement l'actuelle 7e vague, a-t-il assuré, alors que de nouveaux vaccins seraient disponibles "plutôt en octobre ou début novembre". Dimanche, c'est le président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale qui encourageait les personnes éligibles à sauter le pas.

Les plus de 60 ans et les plus fragiles concernés

Pour l'heure, seules les personnes de plus de 60 ans, avec ou sans comorbidité, sont en effet concernées. Elles doivent recevoir cette nouvelle injection à partir de trois mois après l'injection du premier rappel pour celles âgées de 80 ans et plus, les résidents en Ephad et en unités de soins de longue durée. 

Quant aux personnes âgées de 60 à 79 ans, elles ont la possibilité de se faire vacciner à partir de six mois après le premier rappel, détaille le site du ministère de la Santé, qui a élaboré le document ci-dessous.

Document du ministère de la Santé

Les personnes fragiles et immunodéprimées peuvent aussi recevoir cette deuxième dose de rappel, souvent une 4e dose, trois mois après le premier rappel. Un simulateur de l'Assurance maladie vous permet de savoir si vous êtes concerné par cette nouvelle campagne et calculer la date d'un éventuel rappel supplémentaire. 

Un cas spécifique existe toutefois : l'infection au Covid-19 après un premier rappel. Si la contamination a eu lieu plus de trois mois après cette 3e dose, un deuxième rappel n'est pas nécessaire, puisque "la survenue d’un épisode infectieux provoque une réponse immunitaire au moins équivalente à celle d’un rappel vaccinal", relève le ministère. En revanche, si cette infection a eu lieu moins de trois mois après le premier rappel, il faut recevoir une nouvelle injection au moins trois mois après avoir été testé positif pour les 80 ans et plus, et au moins six mois pour ceux âgés de 60 à 79 ans. 

Lire aussi

La campagne s'accélère

Jeudi 23 juin, la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon (qui devrait quitter son poste avec l'annonce d'un nouveau gouvernement) avait appelé à "intensifier la vaccination", "l'arme la plus utile" selon elle, juste après avoir reçu elle-même une deuxième dose de rappel. Quelques jours plus tôt, le gouvernement avait indiqué que seul un quart des personnes éligibles avait reçu cette nouvelle dose, un taux "clairement insuffisant" : moins de 2,2 millions de seconds rappels injectés à la date du 21 juin, sur plus de 8,7 millions de personnes éligibles. Il avait, lui aussi, lancé un appel aux plus âgés, les enjoignant à recevoir l'injection "le plus vite possible", alors qu'une "reprise épidémique modérée" s'amorce.

Selon les données transmises à TF1info, l’accélération de la vaccination pour cette 4e dose se poursuit et se confirme sur le terrain : près de 90.000 doses ont été administrées mardi dernier, contre 50.000 le mardi précédent. Par ailleurs, 110.000 rendez-vous ont été réservés sur la plateforme Doctolib depuis lundi. La population concernée devrait passer la barre des 9 millions début juillet. Pour l'heure, la généralisation de cette campagne à l'ensemble des publics n'est pas à l'ordre du jour.


Maëlane Loaëc avec AFP

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info