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Covid-19 : les restaurateurs parisiens bientôt contraints de payer pour leurs terrasses éphémères ?

C.A.
Publié le 27 avril 2021 à 16h09
Des clients attablés à une terrasse parisienne le 15 juin 2020.

Des clients attablés à une terrasse parisienne le 15 juin 2020.

Source : Martin BUREAU / AFP

LE REVERS DE LA MÉDAILLE - Selon nos confrères du Parisien, les terrasses éphémères à Paris, proposées gratuitement par la mairie aux restaurateurs en mai 2020, pourraient devenir payantes dès le mois de juillet. Les professionnels réclament une gratuité jusqu'à la fin de l'année.

Après six mois de fermeture, les bars et restaurants du pays devraient bientôt pouvoir de nouveau accueillir des clients. Une réouverture des terrasses à la mi-mai a en effet été confirmée par Emmanuel Macron lors d'un déplacement lundi. Mais pour les professionnels parisiens, la réjouissance n'est qu'en demi-teinte. La Ville de Paris a en effet décidé de mettre fin à la fin de la gratuité des terrasses éphémères, qui s'étaient multipliées sur les places de stationnement à la sortie du premier confinement, rapporte Le Parisien. Au total, la mairie avait délivré 9800 autorisations, qui avaient concerné quelque 9000 places de stationnement.

"Nous avons fait un gros effort depuis le début de la crise et les restaurateurs nous ont remerciés pour cette aide qui a permis de les sauver. Mais à partir de juillet, les terrasses et les extensions éphémères seront payantes et les tarifs seront harmonisés", affirme au quotidien Olivia Polski, adjointe (PS) chargée du commerce à la mairie de Paris. L'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH), elle, réclame "le prolongement de la gratuité des terrasses éphémères jusqu’à la fin de l’année, car les professionnels de la restauration sont encore trop fragiles".

La ville de Paris souhaite aussi "mieux encadrer" les terrasses

Une concertation avec les professionnels et les collectifs de riverains a démarré la semaine dernière en vue d’élaborer le nouveau règlement. Les discussions vont se poursuivre jusqu’à début mai. Le président de l'UMIH Paris Ile-de-France, Franck Delvau, a encore espoir que la mairie de Paris fasse marche arrière. "Il y a beaucoup de travail administratif derrière. Je ne vois pas comment ça peut être mis en place au 1er juillet", explique-t-il à BFMTV.

Selon Le Parisien, la Ville souhaite aussi "mieux encadrer" les terrasses en interdisant notamment l'usage de palettes, dénoncé par les collectifs de riverains. Pour éviter les amas de mégots aux abords des terrasses, des cendriers sur pied pourront d'autre part être rendus obligatoires.


C.A.