Covid-19 : le défi de la vaccination

Covid-19 : "Le scénario du pire s'éloigne, la décrue a commencé", selon l'épidémiologiste Arnaud Fontanet

Aurélie Loek
Publié le 17 janvier 2022 à 11h24
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Source : Sujet JT LCI

OPTIMISME - Le professeur à l'Institut Pasteur Arnaud Fontanet s'est montré relativement confiant ce lundi, suite à des chiffres qui montrent une nette baisse sur la semaine du nombre de nouveaux cas de Covid-19 en France.

La cinquième vague serait-elle en train de baisser ? C'est en tout cas les prévisions du professeur Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique. Selon lui, le pic de contaminations serait passé en Ile-de-France et ne devrait pas tarder dans les autres régions. 

"Le scénario du pire s'éloigne, la décrue a commencé", s'est-il réjoui ce lundi matin sur France Inter, assurant que cela avait notamment pu se produire grâce à un effort collectif des Français, qui ont réduit le nombre de contacts depuis début janvier.

"Les admissions à l'hôpital devraient atteindre un pic dans la semaine qui vient"

"On avait sur nos projections des éléments pour dire qu’en diminuant de 20% nos contacts, on divisait par deux le nombre d’hospitalisations, c’est vraisemblablement ce qu’il s’est passé", a ainsi indiqué le scientifique. La catastrophe sanitaire dans les hôpitaux n'a donc pas eu lieu, selon l'épidémiologiste, qui a cependant noté que le pic des hospitalisations n'était pas encore passé. 

"Les admissions à l’hôpital devraient atteindre un pic dans la semaine qui vient", a-t-il estimé. Un certain nombre de patients resteront à l'hôpital, c'est pourquoi l'épidémiologiste a précisé malgré tout que les établissements de santé seront fortement mobilisés, au moins jusqu'en février.

Si la fin de la vague est donc une bonne nouvelle, Arnaud Fontanet a cependant prévenu qu'une sixième, voire une septième vague de contaminations pouvaient malgré tout survenir. Il s'est ainsi montré moins enthousiaste qu'Olivier Véran, le ministre de la Santé, début janvier, qui assurait que la vague Omicron serait peut-être la dernière. Le variant devrait cependant peu à peu décroître avant d'être à un niveau très bas en mars, d'après les prévisions du scientifique.

Des épidémies dans les années à venir

Cela ne devrait pas signer la fin de la présence du coronavirus pour autant. Pour l'épidémiologiste, "ce virus, il va s’installer, il va circuler et on aura très probablement des épidémies de Covid dans les années qui viennent". Pour autant, le professeur au Conservatoire national des arts et métiers a assuré que ces vagues seraient moins dangereuses. "À chaque vague, on a renforcé notre immunité. Et au fur et à mesure, on se protège des formes graves", a-t-il souligné.

Ces observations viennent confirmer des chiffres récents porteurs d'espoirs. Dimanche, la situation restait stable dans les services de soins critiques qui reçoivent des malades du Covid, tandis que le nombre de nouveaux cas dépistés a nettement décru sur une semaine, selon les chiffres officiels.


Aurélie Loek

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