La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

Covid-19 : les épreuves de spécialité du baccalauréat pourraient être reportées

La rédaction de TF1Info
Publié le 26 janvier 2022 à 12h09
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Les épreuves de spécialité des élèves de Terminale sont prévues du 14 au 16 mars.
Des professeurs et directeurs d'établissements souhaiteraient un report en mai ou en juin.
Jean-Michel Blanquer a promis une réponse à la fin de la semaine.

Elles sont pour le moment prévues dans moins de deux mois, mais le calendrier pourrait changer : les épreuves de spécialité du baccalauréat, qui doivent se dérouler du 14 au 16 mars, pourraient être aménagées ou reportées à fin mars, mai ou juin. La question reste encore en suspens, le temps que le ministère consulte syndicats et représentants de parents et d'élèves avant d'annoncer sa décision dans les prochains jours.

Ces épreuves de spécialité, qui concernent les deux matières choisies par les lycéens en Terminale, sont nées de la réforme du baccalauréat décidée par Jean-Michel Blanquer, et comptent pour 32% de la note finale de cet examen. Elles n'ont encore jamais été organisées, en raison de la crise sanitaire. En 2021, première année du nouveau bac, ces épreuves avaient été annulées et remplacées par le contrôle continu. Cette fois-ci, ce n'est pas une annulation mais un aménagement ou un report qui est étudié avec les syndicats et le conseil national de la vie lycéenne, tandis que la situation sanitaire reste tendue dans les établissements scolaires et qu'un appel intersyndical à la grève dans l'Éducation nationale a été lancé pour jeudi 27 janvier.

Le ministre de l'Éducation nationale a accepté ces discussions, demandées par plusieurs organisations lors de la journée de mobilisation du 13 janvier. Jean-Michel Blanquer a assuré lundi, lors d'un déplacement à Tourcoing, qu'une décision allait être prise "d'ici huit jours". Elle pourrait donc intervenir dès la fin de la semaine. "La question, c'est maintenant d'arbitrer entre mars, mai et juin. Mars, c'est ce qui était prévu et c'est toujours mieux de faire ce qui était prévu", a indiqué Jean-Michel Blanquer, interrogé sur BFMTV mercredi. 

La question divise les élèves, parents, professeurs et directeurs d'établissement

Le maintien d'une épreuve en mars permettrait en effet aux élèves d'obtenir des notes "dans leurs deux points forts", des résultats qui seront ensuite inscrits dans leur dossier sur Parcoursup, "ce qui fait partie des sujets de revalorisation du baccalauréat", a estimé le ministre. Un report à mai et ou juin permettrait en revanche de "laisser du temps" aux élèves qui ont pu accumuler du retard à cause de la crise sanitaire, "il faut savoir entendre ça aussi", a-t-il considéré. "Peut-être faudra-t-il faire des aménagements autour de l'épreuve telle qu'elle sera", a-t-il ajouté.

"L'intérêt des élèves est la boussole, mais il faut aussi entendre les professeurs", a poursuivi Jean-Michel Blanquer. Les avis divergent en effet. Les lycéens et les parents de la Peep, une des fédérations qui représentent les parents d'élèves, espèrent majoritairement voir ces épreuves aménagées et maintenues en mars, éventuellement reportées d'une ou deux semaines maximum, avec des aménagements d'épreuves, tels que par exemple deux sujets au choix pour une épreuve à la place d'un seul.

Les chefs d'établissement militent en revanche pour un report des épreuves. "Mars, c'est trop tôt, car janvier et février ont été ou vont être très perturbés. Juin, c'est trop tard, car les professeurs de spécialité ne peuvent pas à la fois corriger les copies et faire passer le grand oral. Mai nous semble être le mieux pour les élèves", a déclaré à l'AFP Claire Krepper, secrétaire nationale du SE-Unsa, sur la même ligne que le principal syndicat des chefs d'établissement.

"Maintenir les épreuves en mars risque de mettre tout le monde dans une situation de tension car on a encore de 12% à 15% de professeurs absents en raison du Covid", a noté Catherine Nave-Bekhti, du syndicat Sgen-CFDT. D'autres syndicats, dont le Snes (premier chez les enseignants des collèges et lycées), penchent quant à eux pour un report en juin. "Une grande partie des élèves sont à distance ou malades. C'est impossible de finir les programmes et l'idée est donc de se laisser du temps pour mieux préparer" les élèves, a défendu Sophie Vénétitay, du Snes-FSU.

Mais un report en juin signifierait que les lycéens de Terminale enchaîneront les deux épreuves de spécialité, la philosophie, puis le grand oral, une épreuve qui sort de l'ordinaire pour les élèves français. Et les enseignants correcteurs de ces épreuves devront, en même temps, faire passer cette épreuve d'expression orale, les épreuves anticipées de français et les épreuves de philosophie. Toutes les hypothèses sont donc encore sur la table, mais toutes les parties prenantes réclament une réponse "rapide"


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