Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

Covid-19 : malgré la crise, ils ont décidé de lancer leur boîte

TF1
Publié le 29 mars 2021 à 8h30, mis à jour le 29 mars 2021 à 12h25
JT Perso

Source : JT 20h WE

GRAND BAIN – Malgré une situation critique, notamment sur le plan économique et sur le marché du travail en raison de la pandémie du Covid-19, près de 850.000 personnes ont lancé leur propre entreprise en 2020. Voici trois exemples.

Depuis plus d’un an, la pandémie du Covid-19 a bouleversé la vie de tous les Français, à la fois sur le plan personnel que professionnel. Ainsi, de nombreux Français ont perdu leur emploi, majoritairement dans le secteur de la restauration. C’est notamment le cas d’Orlana Guarnieri, une jeune cheffe qui a dû tout recommencer il y a un an. Aujourd’hui à son compte, elle propose des soupes sur les marchés très tôt le matin.

Un changement radical, elle qui travaillait essentiellement la nuit : "Là maintenant, commencer à 6h du matin, c’est un vrai changement dans ma vie, je ne pensais pas pouvoir le faire." Pour lancer son affaire, elle a obtenu un micro-crédit de 3500 euros pour acheter et aménager un vélo en cuisine ambulante. Si elle assure trois marchés par semaine, elle ne se verse pas encore de salaire et gère avec minutie ses dépenses et ses stocks, récupérant notamment des invendus.

À force de travail, la récompense est au rendez-vous. En deux mois, ses recettes ont doublé, un marché lui rapportant en moyenne 150 euros. Pour elle, cette embellie ne fait que renforcer sa détermination : "Je me dis que, de toute façon, ça va marcher. Je pense encore transformer mon vélo, j’ai une grande marge de progression donc tout va bien, ce n’est que le début."

Du marketing digital aux peluches

Titiana Rannou-Carn, 29 ans, a également décidé de se lancer à son compte. Elle a ainsi quitté un CDI dans le marketing digital pour démarrer seule dans la fabrication de peluches made in France. Elle y a mis toutes ses économies, 10.000 euros, mais le Covid-19 a tout stoppé : "Cela a été huit mois de perdu. Je n’ai pas produit, je n’ai pas prototypé, j’attendais. Honnêtement, on a envie d’abandonner parce qu’on est tout seul, personne ne comprend ce que vous faites."

Mais la jeune femme a su garder le cap et a lancé la fabrication de ses pièces, rémunérant des personnes en situation de handicap qui confectionnent ses accessoires pour bébés en tissu recyclé dans un atelier. "C’est assez magique, c’est la concrétisation de huit mois compliqués", se réjouit-elle, à la vue de la confection de ses pièces. Si elle a déjà quelques commandes sur Internet, ce n’est pas encore assez pour en vivre, mais elle se donne encore six mois pour y arriver.

Lire aussi

Le pari gagnant de Lindsay et Laurent

De leur côté, Lindsey et Laurent Vandenende ont très rapidement récolté les fruits de leur pari risqué. Lors du deuxième confinement, le couple a ainsi ouvert sa propre boutique de jeux de société, après avoir obtenu un prêt de 23.000 euros et des locaux à prix réduit auprès de la mairie de Beauvais, les louant pour à peine 500 euros par mois. "C’est un peu un pari fou mais c’est sûrement parce qu’on est ensemble qu’on pouvoir le réussir", se persuade Lindsey.

"A un petit peu plus de quatre mois d’ouverture, on a déjà vendu quasiment 2000 jeux de société, ce qui aujourd’hui nous paraît juste énorme", se félicite-t-elle, alors que Laurent est lui aux anges : "C’était mon rêve, et de l’avoir concrétisé, c’est une fierté." Comme Orlana, Titiana, Lindsay et Laurent, près de 850.000 entrepreneurs se sont lancés en 2020, ce qui constitue un record sur ces dernières années.


TF1

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info