Covid-19 : le défi de la vaccination

Covid-19 : médecin, elle préfère fermer son cabinet plutôt que se faire vacciner

ALG
Publié le 10 septembre 2021 à 12h58
Covid-19 : médecin, elle préfère fermer son cabinet plutôt que se faire vacciner

Source : PHILIPPE HUGUEN / AFP

DÉTERMINÉE - Atteinte du Covid l'an dernier, Véronique Rogez, médecin généraliste à Noyon, estime être suffisamment immunisée et ne pas avoir besoin de se faire vacciner. Le 15 septembre prochain, elle devra fermer son cabinet.

Fermer son cabinet pour exprimer sa colère. Véronique Rogez, médecin généraliste à Noyon dans l'Oise, s’expose à six mois de prison ferme et 10.000 euros d’amende si elle continue à recevoir ses 1500 patients au-delà du 15 septembre sans pouvoir justifier d'un schéma vaccinal au moins partiel. Mais elle ne changera pas d'avis : elle n'entend pas se soumettre à l'obligation de se faire vacciner.

Dans une interview accordée à France 3 Hauts-de-France, elle déclare que la décision qui s'impose à elle de cesser son activité repose sur "un argument médical, pas de la résistance complotiste".

"Je ne sais pas où est passé le secret médical"

"Je ne suis pas du tout anti-vaccin, ça fait 30 ans que j'en fais", insiste-t-elle. Celle qui exerce sa profession depuis près de 30 ans estime en réalité avoir développé suffisamment d'anticorps pour être encore immunisée après avoir contracté le virus l'an dernier. "J'en ai toujours. Les anticorps, il suffit de vérifier s'ils sont toujours là, vous faites une sérologie tous les trois mois. On a toujours appris en médecine que quand on a des anticorps contre une maladie, on ne se fait pas revacciner derrière", détaille-t-elle. 

Un courrier lui a été personnellement adressé par l'agence régionale de santé (ARS) le 19 août dernier. "Je l'avais lue la loi, je savais, mais je ne pensais pas que les médecins généralistes allaient être aussi rapidement contrôlés", explique encore Véronique Rogez. "L'État est allé vérifier que je n'étais pas vaccinée, je ne sais pas où est passé le secret médical", déplore-t-elle auprès de France 3. "On n'a pas un 'merci', on n'a pas un mot de compassion. On vous dit : vous arrêtez le 15 sinon vous avez des sanctions pénales", poursuit-elle. "Ça n'est pas possible !"

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Si cette position semble isolée au sein de la profession, d'autres médecins de l'Hexagone pourraient fermer leur cabinet ces prochains jours pour les mêmes raisons. À Charmois-l’Orgueilleux dans les Vosges, le seul médecin qui officie a lui aussi reçu un courrier émanant de l’ARS. Entre pétitions et manifestation, les habitants se mobilisent contre ce départ contraint, relayait ce jeudi Vosges Matin.


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