Covid-19 : pas de pass sanitaire ou vaccinal pour les partiels à l'université

M.G avec AFP
Publié le 30 décembre 2021 à 15h01

Source : JT 20h Semaine

ÉTUDES - Sarah El Haïry, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, a annoncé jeudi que les étudiants n'auront pas à montrer de pass sanitaire ou vaccinal pour accéder aux partiels universitaires, prévus en janvier.

Pas de contrainte supplémentaire pour les étudiants. Déjà largement affectés par la crise sanitaire, ils n'auront pas à montrer un pass sanitaire ou vaccinal pour passer leurs examens en janvier prochain. Il ne faudra "pas de pass vaccinal pour passer les examens", a confirmé jeudi la secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et de l'Engagement, Sarah El Haïry. "Il faut garder les écoles ouvertes pour l'égalité des chances" et s'assurer que "ce virus ne crée pas d'inégalités plus importantes", a-t-elle ajouté.

 La veille, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur avait confirmé que les partiels auraient bien lieu, en présentiel, dans les facultés à la rentrée. Selon elle, cette position répond à la demande de la majorité des étudiants, tout en sachant 92% d'entre eux sont vaccinés contre le Covid-19. 

Les partiels maintenus en présentiel, mais...

Dans une circulaire datée du 29 décembre et adressée aux chefs d'établissement d'enseignement supérieur et aux recteurs, le ministère de l'Enseignement supérieur indique que "les examens peuvent toujours être organisés en présentiel". En revanche, elle demande aux universités de communiquer aux étudiants qu'ils ne doivent pas se présenter s'ils sont cas contacts ou infectés par le Covid-19. "Pour les étudiants soumis à isolement et qui se trouveraient alors dans l’impossibilité de participer à une ou plusieurs épreuves, vous veillerez à organiser une session de substitution", est-il précisé. Et la circulaire de conclure : "les établissements peuvent donc toujours si nécessaire adapter les modalités de contrôle des connaissances, dès lors qu’ils respectent un délai de prévenance des étudiants de 15 jours avant le début des épreuves".

Ces nouvelles consignes ne font toutefois pas l'unanimité. Ainsi, l'Unef a critiqué dans un communiqué "les consignes minimalistes de la ministre et le manque d’anticipation dans la préparation de la rentrée de janvier" qui "créent un climat d’incertitude anxiogène". "Tout un tas d'étudiants n'ont pas encore eu d'informations sur la façon dont allaient se passer les partiels, et cela est problématique", ajoute Imane Ouelhadj, vice-présidente de l'organisation étudiante.

Selon le point épidémiologique publié le 23 décembre par Santé publique France, le taux d’incidence a bondi de 42% chez les 20-29 ans. Le tout dans un contexte épidémique rendu de plus en plus tendu par l'expansion du variant Omicron (plus de 200.000 cas enregistrés mercredi).


M.G avec AFP

Tout
TF1 Info