ÉPIDÉMIE - Un rapport de l’Economist Intelligence Unit pointe les pertes que pourrait engendrer la lenteur de la vaccination sur la planète. Seule 32,7% de la population mondiale à déjà reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid.

Le rythme auquel va la campagne de vaccination à travers le monde aura un coût. C'est ce qu'assure une étude du centre de recherche britannique The Economist Intelligence Unit (EIU), publiée ce mercredi 25 août. Ainsi, la lenteur du déploiement de la campagne visant à protéger du Covid pourrait engendrer une perte de l’ordre de 2300 milliards de dollars de PIB mondial sur les trois années à venir. Une somme équivalente au PIB annuel d’un pays comme la France. 

Cela concerne "les pays qui auront vacciné moins de 60% de leur population à l’horizon mi-2022". Les deux tiers de ces pertes seront subies par des pays émergents, selon le centre britannique. Cela aura pour effet de ralentir leur développement économique et donc de creuser un peu plus l’écart avec les pays riches, d’alimenter la pauvreté ou d’augmenter le risque de troubles sociaux dans ces régions. 

La région Asie-Pacifique particulièrement touchée

Ainsi, sur la période 2022-2025, les pays d'Afrique sub-saharienne devraient perdre 2,9% de PIB par rapport aux prévisions à cause de la lenteur de la campagne de vaccination, contre seulement 0,1% de perte de PIB pour les pays d'Europe de l'Est. En volume, c'est la région Asie-Pacifique qui sera la plus pénalisée par la lente vaccination, avec 1.700 milliards de dollars de pertes de PIB, toujours sur la même période.

En parallèle, le dispositif Covax destiné à endiguer cette inégalité vaccinale en fournissant des milliers de doses aux pays pauvres bat de l’aile, faute de stocks suffisants. Mais neuf mois après le début de la campagne de vaccination, environ 60% de la population des pays les plus riches a reçu au moins une dose de vaccin contre seulement 1% des habitants des pays pauvres. A l’échelle mondiale, seule 32,7% de la population est primo-vaccinée contre le Covid, selon Our world in data.


La rédaction de TF1info

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