Cyberharcèlement : plus d'un jeune sur deux en a déjà été victime, d'après un sondage

I.N
Publié le 8 novembre 2022 à 11h34
JT Perso

Source : JT 20h WE

D'après un sondage publié ce mardi, 60% des 18-25 ans ont déjà été victimes de cyberharcèlement.
Parmi eux, près de la moitié ont déjà pensé au suicide.

Le cyberharcèlement prend des proportions importantes. D'après un sondage publié ce mardi par l'association e-Enfance, plus d'un jeune adulte sur deux a déjà été cyberharcelé, ce qui a conduit la moitié de ces victimes à penser au suicide, selon cette organisation qui répond au 3018, numéro national pour les victimes de violences numériques.

Insultes ou moqueries, partage de photos sans le consentement de la personne concernée : 60% des jeunes âgés de 18 à 25 ans ont déjà été victimes de cyberharcèlement, indique cette étude financée par la Caisse d'Épargne. "Une proportion énorme", souligne auprès de l'AFP Justine Atlan, directrice générale d'e-Enfance. "Il s'agit d'un âge où les jeunes sont parfois très seuls et se trouvent dans une situation précaire, pour autant ils ont le besoin de socialisation de cet âge, ce qui les amène à prendre des risques" en ligne.

Pas de profil type, mais les hommes plus souvent concernés

Le cyberharcèlement a parfois des conséquences "lourdes" sur la santé physique et mentale des victimes : 69% d'entre elles déclarent avoir subi des insomnies, des troubles de l'appétit ou ressenti du désespoir. 49% disent même avoir pensé au suicide. La majorité des victimes ont été confrontées au cyberharcèlement pour la première fois avant 21 ans.

"Les usages continuent à s'amplifier, les jeunes ont plusieurs messageries, s'inscrivent à différents réseaux sociaux, ce qui multiplie le facteur de risque de subir du cyberharcèlement", décrit Justine Atlan. Les plateformes les plus utilisées sont celles où l'on dénombre le plus de signalements pour du cyberharcèlement. "Pour les jeunes, ça va être plus TikTok que Facebook", indique-t-elle. L'étude ne permet pas de définir un profil type de victime, compte tenu de leur nombre très important. Elle relève toutefois qu'un peu plus d'hommes, de non diplômés, inscrits sur un plus grand nombre de réseaux sociaux et à des jeux en ligne, sont concernés.

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Cette étude a été réalisée par l'institut Audirep entre le 18 mai et le 3 juin par internet, auprès d'un échantillon représentatif de 1209 jeunes âgés de 18 à 25 ans.


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