Quinze députés demandent ce dimanche au gouvernement d'agir pour empêcher l'échouage de nouveaux dauphins sur les côtes françaises.
Depuis plusieurs semaines, plusieurs centaines de cétacés sont retrouvés morts sur les plages atlantiques.
Les députés demandent l'arrêt pour un mois des techniques de pêche non sélectives.

"Stopper le massacre des dauphins". C'est par ces mots que quinze députés français ont décidé d'interpeller le gouvernement ce 29 janvier dans le Journal du Dimanche. Issus de différents bords politiques, ces députés demandent des actions et mesures politiques concrètes afin de freiner l'échouage de dauphins sur les plages.

"Plus de 300  dauphins se sont échoués sur les côtes françaises depuis le mois de décembre 2022. Témoins de l’hécatombe, nos concitoyens de Gironde, de Vendée, de Charente-Maritime et de toute la façade atlantique observent, impuissants, les cadavres mutilés de dauphins rejetés par l’océan sur leurs plages", affirment les députés dans leur tribune.

Interdire un mois les techniques de pêche non sélectives

Pour endiguer ce phénomène, les quinze élus demandent "une suspension hivernale des techniques de pêche non sélectives dans les zones les plus sensibles". Selon eux, cela "reste la seule option pour protéger efficacement les dauphins". Parmi les députés signataires emmenés par le député écologiste de Gironde Nicolas Thierry, trois sont élus issus de EELV, trois de LFI, trois de Renaissance, deux d'Horizons, deux de Libertés-Indépendants-Outre-mer et Territoires, un du Modem et un du PS. 

"Nous joignons nos voix à celles des scientifiques et des ONG pour demander une action plus efficace face au massacre en cours sur nos côtes", affirment en parallèle les quinze parlementaires. La LPO, Ligue pour la protection des oiseaux, avait appelé mercredi 25 janvier à une interruption d'au moins un mois de certaines pratiques de pêche soupçonnées d'avoir causé la mort des animaux. 

Selon la LPO, "plus de 300 cadavres de petits cétacés, en grande majorité des dauphins communs protégés par la loi, ont été découverts sur les côtes françaises, plus particulièrement en Vendée et en Charente-Maritime" depuis décembre 2022. Face à cette situation, l'ONG Sea Sheperd avait décidé de son côté de "porter plainte contre X" à cause du manque "de mesures concrètes" de la part de l'État.

Les députés rappellent que "le gouvernement a décidé de mesures pour documenter le phénomène et repousser les dauphins hors des zones de pêche au moyen de répulsifs acoustiques". Mais "le massacre continue, il faut aller plus loin.

"Nous demandons au gouvernement d’interrompre pendant un mois les techniques de pêche non sélectives dans les zones à risque de la façade atlantique. Cette interruption doit être accompagnée d’une indemnisation des pêcheurs concernés pour combler le manque à gagner. Certains d’entre eux y sont déjà favorables", concluent-ils.


Laetitia ASGARALI DUMONT DUMONT

Tout
TF1 Info