De mystérieuses piqûres en boîte de nuit : une enquête ouverte à Nantes

Léa LUCAS
Publié le 15 mars 2022 à 7h46
JT Perso

Source : TF1 Info

Le parquet de Nantes a ouvert une enquête sur de mystérieuses "affaires de piqûres en boîtes de nuit".
23 jeunes ont signalé avoir été "piqués" dans huit établissements nocturnes de Nantes.
Les faits se sont déroulés entre le 16 février et le 13 mars 2022.

L'enquête est ouverte. Le parquet de Nantes va tenter d'élucider la mystérieuse affaire des piqûres en boîte de nuit, dont 23 jeunes ont signalé avoir été victimes ces dernières semaines, a fait savoir ce lundi le procureur de la République, Renaud Gaudeul.

Selon lui, 20 femmes et 3 hommes âgés de 18 à 20 ans se sont plaints d'avoir été "piqués" au cours de soirées dans huit établissements nocturnes de Nantes entre le 16 février et le 13 mars 2022. Sur les 16 prélèvements effectués dans la foulée, sept premiers résultats se sont révélés être négatifs au GHB (aussi surnommé la "drogue du violeur"), a-t-il affirmé, tandis que les neuf autres échantillons doivent être analysés "dans les prochains jours".

Alors que dix-sept plaintes ont été déposées - d'après le décompte du parquet, qui a ouvert une enquête pour "administration de substance nuisible à la santé" et "violence volontaire avec arme" -, "aucun des 23 cas" ne présente "de suspicion d'agression sexuelle", a précisé le procureur de la République. "Dans la majorité des cas", la présence d'une piqûre sur les bras, épaules, jambes, hanches ou fesses des victimes a été "objectivée médicalement", selon la même source. 

Aucune seringue retrouvée sur place

Pour l'heure, l'origine des piqûres n'est pas connue. "Aucune seringue n'a été trouvée sur place" ou vue sur les enregistrements de vidéosurveillance, a ajouté Renaud Gaudeul. "Les investigations se poursuivent. Les services de police sont extrêmement mobilisés et la surveillance dans les établissements est renforcée", a-t-il enfin indiqué lors d'un point presse.

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Dans le cadre de cette enquête, seul un individu, soupçonné au moment de son interpellation, a été placé en garde à vue fin février dernier. Puis, a été libéré sans poursuite "après quelques heures". 


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