Une plaque en mémoire des derniers homosexuels exécutés en France dégradée : le suspect jugé début 2019

Anaïs Condomines
Publié le 12 août 2018 à 10h07, mis à jour le 12 août 2018 à 14h08
Une plaque en mémoire des derniers homosexuels exécutés en France dégradée : le suspect jugé début 2019
Source : Ian Brossat

HOMOPHOBIE - Six jours après la dégradation d'une plaque en hommage aux deux derniers homosexuels condamnés à mort en France, un homme a été déféré au parquet, ce samedi. Il sera jugé devant le tribunal correctionnel, en janvier 2019.

L'élucidation de la dégradation de la plaque en hommage aux deux derniers homosexuels condamnés à mort en France avance. Dimanche 12 août, LCI a appris de source judiciaire que l'homme qui s'était accusé de cet acte de vandalisme a été déféré au parquet pour "dégradation de bien d'utilité publique". Il sera jugé en janvier 2019 par le tribunal correctionnel de Paris et y encourra cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. En attendant, il a été placé sous contrôle judiciaire.

Deux hommes exécutés en 1750

Une décision qui intervient après une enquête expresse, marquée notamment par une plainte de la mairie de Paris, déposée le 7 août, comme l'avait appris LCI, confirmant une information de nos confrères de Têtu. Une plainte 'pour dégradation de bien aggravée par la circonstance que le bien appartient à une personne publique et est destinée à une décoration publique". 

La veille, la plaque commémorative de Bruno Lenoir et Jean Diot, exécutés en 1750 sur la place de grève parce qu'homosexuels, a été retrouvée recouverte d'encre et de tracts homophobes. Plus tôt dans l'année, cette même plaque, inaugurée en 2014 et située dans le 2ème arrondissement de Paris, avait déjà été vandalisée. Les fleurs déposées par les associations LGBT+ et la mairie de Paris avaient été retrouvées brûlées. 

Le suspect s'était dénoncé

Dans un tweet, Anne Hidalgo, maire de Paris, s'est indignée de cette dégradation, réitérant sa "détermination à lutter contre les discriminations". Les auteurs, si toutefois ils étaient retrouvés, s'exposeraient à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende

Selon Le Parisien, l'homme déféré avait envoyé au commissariat du 2e arrondissement, à la mairie de Paris et à un média d'extrême droite un courrier pour revendiquer son acte. Missive dans laquelle il laissait également... ses coordonnées téléphoniques, et où il indiquait être "homosexuel, gay et pédé" et "détester la LGBT". 


Anaïs Condomines

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