Démission de Monseigneur Aupetit : l'archevêque de Paris se défend et dément toute liaison

LC
Publié le 14 décembre 2021 à 10h18
JT Perso

Source : TF1 Info

CABALE - L’archevêque de Paris, dont la démission a été acceptée par le pape le 2 décembre, revient pour la première fois sur les rumeurs de liaison dont il fait l’objet, ce mardi dans un entretien au "Parisien".

"Je suis victime d'une cabale", fustige Monseigneur Aupetit dans un entretien au Parisien, publié ce lundi 13 décembre. Dans le quotidien, le désormais ancien archevêque de Paris est revenu pour la première fois sur la prétendue liaison cachée avec la théologienne belge Laetitia Calmeyn, deux semaines après avoir remis sa démission au Pape.

Début décembre, Paris Match avait photographié le prélat en compagnie de celle-ci dans le bois de Meudon (Hauts-de-Seine). L'hebdomadaire qualifiait alors cette promenade "d'échappée romantique", des propos aujourd'hui réfutés par l'homme d'Église, redevenu simple clerc.

"Cela n'a rien à avoir avec une relation d'amour"

Au Parisien, il parle d'une relation amicale et non amoureuse. "Cela n'a rien à voir avec une relation d'amour ou une relation sexuelle. Sur le plan personnel, spirituel, nous sommes sur la même longueur d'âme. Laetitia Calmeyn est d'une grande délicatesse. Je trouve ignoble qu'on la salisse."

Pourtant, l'hebdomadaire Le Point affirmait, fin novembre, que Mgr Aupetit avait envoyé un mail à sa secrétaire laissant peu de doute sur la nature de sa relation avec la théologienne de 46 ans. La destinataire de ce message "n'était pas Laetitia Calmeyn, je ne la connaissais pas encore", assure l'ancien archevêque de Paris. "C'était une personne qui, comme il arrive souvent quand on est prêtre au médecin s'attache parce qu'elle souffre de solitude. Elle m'écrivait tous les jours", continue-t-il de justifier dans Le Parisien. "Une fois cette personne a eu mal au dos. Je lui ai fait un massage pour la soulager. Je rappelle que suis médecin."

Plainte pour diffamation

Suite aux révélations par la presse, le Pape avait indiqué que l'archevêque ne pouvait plus gouverner, évoquant une "réputation atteinte" et un "manquement" au sixième commandement ("Tu ne commettras pas d'adultère", NDLR) "pas total mais des petites caresses et des massages qu'il faisait à sa secrétaire".

À 70 ans, Michel Aupetit se sent aujourd'hui apaisé par sa démission mais se dit victime d'une cabale. L'homme a décidé de porter plainte contre Paris Match pour diffamation. "Je ne peux pas accepter que mon silence soit interprété comme un aveu de culpabilité", conclut-il.


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