SURVEILLANCE - A partir du 1er janvier, policiers municipaux et agents de sécurité de la SNCF et de la RATP seront équipés, pour une période de test, de petites caméras afin d'assurer la transparence dans les opérations de police.

La mesure comporte une haute portée symbolique, à l'heure où soutiens et contempteurs de la police se renvoient la balle au sujet des incivilités et violences dénoncées par les forces de l'ordre et les violences dont ces dernières sont accusées. Les policiers municipaux, jusqu'au 3 juin 2018, et les agents de sécurité de la SNCF et de la RATP, jusqu'au 1er janvier 2020, pourront s’équiper de caméras et filmer leurs interventions, selon deux décrets parus mardi 27 décembre 2016 au Journal officiel.

L'objet du dispositif, déjà testé à plus petite échelle depuis plusieurs années aussi bien par la police que la gendarmerie dans des zones difficiles et promises à la généralisation en octobre 2015, sur décision de Manuel Valls ? "La prévention des incidents", "le constat des infractions et la poursuite de leurs auteurs par la collecte de preuves", détaille le JO. Une façon de jouer la transparence, pour s'assurer du bon déroulement des différents contrôles en cas de litige ou de procédure judiciaire.

C'est à l'issue de l'intervention, une fois transférées "sur un support informatique sécurisé", que les images pourront être consultées, "pendant une durée de six mois" avant d'être "effacées automatiquement". Ces petites caméras de type GoPro, visibles et portées sur la poitrine à l’aide d’un harnais ou au niveau de l’épaule, devaient faire partie de l'"équipement de droit commun des patrouilles et unités de police et de gendarmerie en intervention opérationnelle". 

Comment le dispositif est-il accueilli par les principaux intéressés ? Plutôt bien, à en croire plusieurs témoignages recueillis auprès des intéressés, qui le préfèrent au récépissé de contrôle d'identité, évoqué au début du quinquennat de François Hollande pour lutter contre le contrôle au faciès. Interrogé par France Info, Patrick Lefèvre du syndicat FO-Police municipale y voit une contrepartie intéressante en faveur des policiers face aux tierces personnes, qui ne seront plus les seules à pouvoir filmer une intervention.


La rédaction de TF1info

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