EN DIRECT - IVG dans la Constitution : Emmanuel Macron salue une "fierté française" et un "message universel"

Publié le 4 mars 2024 à 8h05, mis à jour le 5 mars 2024 à 11h59

Près de 50 ans après la loi Veil, le Congrès réuni à Versailles ce lundi a validé l'inscription de l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution, par 780 voix pour et 72 contre.
"Aujourd'hui, la France est pionnière", s'était félicité le Premier ministre Gabriel Attal dans son discours en début de séance.
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CLAUSE DE CONSCIENCE

Interrogé sur Europe 1 la clause de conscience des médecins - qui leur permet de refuser de pratiquer un acte médical, pour des raisons professionnelles ou personnelles-, le ministre de la Santé a assuré que l'inscription de l'IVG dans la Constitution "ne change absolument pas la donne". "Ceux qui étaient réticents, ou ne souhaitaient pas pratiquer cet acte, pourront continuer à l'exprimer de la même manière", a indiqué Frédéric Valletoux.


En légalisant l'avortement en 1975, la loi Veil a consacré un droit spécifique de ne pas le pratiquer, une clause de conscience spécifique qui s'applique aux soignants. Le soignant doit alors en informer immédiatement le patient et l'orienter vers une équipe compétente.

SAGES-FEMMES

Sur Europe 1, le ministre de la Santé, Frédéric Valletoux s'est dit "pas satisfait" du décret de décembre 2023 qui a donné la possibilité aux sage-femmes de pratiquer des IVG chirurgicales. Il "ne me satisfait pas, et ne satisfait pas non plus les sage-femmes", a-t-il dit, car il contient des "conditions" de pratique restrictives. Il prévoit, par exemple, "une consultation préalable avec un médecin", ce qui revient "à ne pas changer beaucoup de choses", a-t-il ajouté.


"Je remets donc (ce décret) à la concertation", afin de "le reprendre avec les professionnels" (les représentants des sage-femmes et des gynécologues obstétriciens) et "mieux assurer l'accès" à l'IVG sur le territoire. Le texte sera "abrogé" et réécrit "très vite, dans les prochaines semaines". 

GARANTIR L'ACCÈS À L'IVG

Le ministre délégué à la Santé, Frédéric Valletoux, a promis aujourd'hui de tout mettre en œuvre pour faciliter le travail des sages-femmes après l'inscription de l'IVG dans la Constitution. "Constitutionnaliser ce principe est un pas majeur", a déclaré le ministre délégué sur Europe 1. "Mon travail maintenant va être de garantir l'accès à l'IVG partout sur le territoire dans des conditions de sécurité et de qualité des soins qui soient les mêmes pour toutes les femmes".


Il a rappelé que l'on pouvait, depuis 2022, obtenir par téléconsultation des ordonnances prescrivant les médicaments pour pratiquer une IVG médicamenteuse. Un arrêté, publié samedi, revalorise, par ailleurs, de 25% les tarifs de l'IVG, remboursés par l'Assurance maladie.

UNE DÉCISION QUI VA "SAUVER DES VIES"

Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué hier l'inscription dans la constitution française du droit à l'avortement, dans un message sur le réseau social X. "Nous saluons la décision de la #France de garantir les droits des femmes et de leur sauver la vie", a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus, ajoutant que "l'avortement sans risque fait partie des soins de santé". 

TOUR EIFFEL

Le plus célèbre des monuments français avait réservé un "scintillement spécial" au moment du vote historique du Congrès ce lundi 4 mars. Alors que la foule réunie place du Trocadéro a exulté après l’annonce du résultat, la Dame de fer a projeté sur son premier étage des messages rappelant le droit des femmes à disposer de leurs corps.

Après s'être félicité du vote du Congrès consacrant l'IVG dans la Constitution, Jordan Bardella, tête de liste du RN aux Européennes, déplore toutefois que "des grandes libertés fondamentales des femmes reculent". Sur le plateau du 20H de TF1, il évoque "leur sécurité dans l'espace public" qui selon lui recule "sous le poids d'un laxisme judiciaire et d'une montée des pressions religieuses, mais aussi l'accès aux soins à la médecine". L'élu RN assure "qu"une femme sur quatre n'a pas accès à une consultation gynécologique dans son entourage". 

JORDAN BARDELLA AU 20H

"Marine Le Pen a voté en faveur de cette mesure et je pense que nous devons refuser qu'une seule femme puisse un jour s'inquiéter de voir l'un de ses droits reculer. Une majorité du groupe RN a voté en faveur de cette mesure (...) et fort heureusement, personne, pas un mouvement politique d'ampleur dans notre pays ne remet en cause aujourd'hui le droit à l'avortement", déclare le président du Rassemblement national, invité du 20H de TF1.

SÉQUENCE RARE

Et Éric Dupont-Moretti, Garde des Sceaux, apposa le sceau républicain sur la Constitution...

VIDÉO - IVG dans la Constitution : le sceau républicain apposé sur le texteSource : TF1 Info

MACRON ANNONCE UNE CÉRÉMONIE

Le président de la République Emmanuel Macron annonce la tenue d'une cérémonie ce vendredi 8 mars à 12h place Vendôme. "Fierté française, message universel", a-t-il écrit sur X peu après le vote en faveur de l'inscription dans la Constitution du droit à l'IVG. "Célébrons ensemble l’entrée d’une nouvelle liberté garantie dans la Constitution par la première cérémonie de scellement de notre histoire ouverte au public", a-t-il ajouté.

LE CLIN D'OEIL DE LA TOUR EIFFEL

La Dame de fer a salué l'inscription de l'IVG de la Constitution en scintillant plus tôt que prévu et en inscrivant au niveau de son premier étage "#MyBodyMyChoice", "mon corps, mon choix", formule largement employée par les défenseurs du droit à l'avortement.

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UN MOMENT POUR L'HISTOIRE

Revivez l'annonce des résultats du vote par Yaël Braun-Pivet :

RÉSULTATS DU VOTE

La séance reprend à 18h48, 10 minutes après l'horaire annoncé. La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet annonce que "780 membres du Parlement ont voté pour l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution." Ils étaient 902 votants, 852 suffrages ont été exprimés. La proclamation des résultats est suivi d'une longue salve d'applaudissements tandis que place du Trocadéro, où un écran géant a été installé, la foule est en liesse.

Urgent

L'IVG DANS LA CONSTITUTION ADOPTÉE

L'IVG est inscrite dans la Constitution. La mesure est adoptée : sur les 902 votants, 780 députés et sénateurs ont voté pour l'adoption, contre 72, annonce Yaël Braun-Pivet. Le Congrès célèbre ce scrutin historique par une "standup ovation".

Approuvé à la majorité des 3/5e des suffrages exprimés, le texte sera désormais transmis au président de la République. 

"SEULE VICTOIRE DE MACRON"

"Nous voterons pour la constitutionnalisation de l'IVG même si personne en France ne met en danger son accès. Cette constitutionnalisation est peut-être la seule "victoire" qu'Emmanuel Macron aura à mettre sur son bilan au bout de dix ans", affirme Marine Le Pen, qui n'a pas souhaité s'exprimer à la tribune de l'hémicycle de l'aile du Midi du château de Versailles. C'est la députée Hélène Laporte qui a pris la parole au nom du groupe RN à l'Assemblée nationale. 

DÉBUT DU VOTE

"Le scrutin est ouvert", annonce Yaël Braun-Pivet. Les parlementaires ont désormais 45 minutes pour déposer leur bulletin dans les urnes prévues à cet effet. L'annonce des résultats du vote est prévue à 18h38, précise la présidente de l'Assemblée nationale. 

LE TÉMOIGNAGE DE CLAUDINE MONTEIL

Claudine Monteil, historienne et ancienne diplomate, plus jeune signataire du Manifeste des 343, a livré lundi un témoignage poignant sur LCI. 

IVG dans la constitution : le témoignage de Claudine Monteil, historienne et ancienne diplomate, plus jeune signataire du Manifeste des 343Source : TF1 Info

LE RÉCIT TOUCHANT DE CLAUDE MALHURET

Devant le Congrès, Claude Malhuret a partagé lundi un récit poignant, une expérience personnelle vécue lorsqu'il était médecin et n'était âgé que de 25 ans. 

"LA FRANCE À L'AVANT-GARDE"

Première femme à présider le Congrès réuni à Versailles lundi 4 mars, Yaël Braun-Pivet a martelé sa "fierté" de voir inscrit dans la loi fondamentale le droit à recourir à l’IVG. "Aux femmes de France, nous disons que nous ne reculerons jamais", a-t-elle déclaré, convoquant le souvenir de Simone Veil. Retrouvez l’intégralité de son intervention.

SANDRINE ROUSSEAU CRITIQUE AUSSI ATTAL

Comme Jean-Luc Mélenchon, Sandrine Rousseau dénonce le discours de Gabriel Attal qui "a invisibilisé les deux femmes qui ont déposé les propositions de loi que nous votons aujourd’hui : Mathilde Panot et Mélanie Vogel". 

MELENCHON TACLE ATTAL

"Attal, minable petit, invisibilise le rôle des insoumis et de la présidente Mathilde Panot dans la décision d'aujourd'hui. Sexisme et sectarisme typique d'un homme sans consistance qui n'a jamais mené aucun combat de long terme", tacle Jean-Luc Mélenchon après le discours du Premier ministre devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. 


Le chef du gouvernement a en effet rendu hommage à plusieurs femmes politiques qui ont fait avancer la cause de l'avortement, à commencer par Simone Veil, suivie des ex-ministres socialistes Yvette Roudy, Martine Aubry, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem et Laurence Rossignol. Le tout sans aucun mot pour la cheffe des députés LFI Mathilde Panot, première à dégainer une proposition de loi constitutionnelle en 2022 après le séisme de la décision de la Cour suprême des Etats-Unis.

DISCOURS DE GABRIEL ATTAL

Revivez le discours du Premier ministre Gabriel Attal devant le Congrès du Parlement. 

IVG dans la Constitution : "Aujourd'hui la France est pionnière", le discours de Gabriel AttalSource : TF1 Info

"UNE PROMESSE"

Dominique Varien, au nom des sénateurs du groupe "Union centriste", remercie "tous ceux qui, en fin de compte, ont su nous faire confiance, ont su mettre de côté leurs réserves et leurs doutes, pour voter à nos côtés". "Je souhaite que cette journée ne soit pas une fin, mais une promesse", ajoute la sénatrice de l'UDI. 

LA POSITION DU RN

Hélène Laporte indique que si les députés du groupe Rassemblement national "voteront chacun selon leur légitime conviction", nombre d'entre eux "approuveront" le texte. 

"PAS DE DROIT OPPOSABLE"

"Le but du texte est bien de placer la liberté d'avoirs recours à un IVG, au même niveau que la sauvegarde de la dignité de la personne humaine", déclare François-Noël Buffet (LR), qui estime que la rédaction retenue par les parlementaires "ne crée pas de droit opposable". Les sénateurs "Les Républicains" voteront "majoritairement pour la constitutionnalisation", fait-il savoir. "Une partie s'abstiendra, et d'autres voteront contre", ajoute-t-il. 

RENAISSANCE

Le député de Paris Sylvain Maillard indique que les députés Renaissance voteront l’inscription de l’IVG dans la Constitution.

TOUR EIFFEL

"Un message spécifique sera projeté sur la Tour avec scintillement spécial à 18h30, heure du vote" de cette inscription dans la Constitution de l'interruption volontaire de grossesse (IVG), une première mondiale, avant une "poursuite de la projection avec scintillement habituel", c'est-à-dire "toutes les cinq premières minutes de chaque heure", a indiqué lundi la Société d'exploitation de la tour Eiffel (Sete). 

ORATEURS DE GROUPES

Après Gabriel Attal et Yaël Braun-Pivet, les orateurs des 18 groupes politique prennent la parole au sein de l'hémicycle. 

"UN MONDE D'ESPOIR"

"Je dis à toutes les femmes au sein de nos frontières et au-delà qu'aujourd'hui, l'ère d'un monde d'espoir commence", conclut Gabriel Attal, avant d'être applaudi par l'hémicycle. 

DROIT MENACÉ

"Les débats parlementaires ont soulevé beaucoup d'interrogations. Beaucoup semblent dire que le droit à IVG ne serait pas menacé, comme si ce qui était acquis l'était pour toujours. Oui, la liberté d'avorter reste en danger, menacée, car tout dans notre histoire le prouve, nos libertés sont par essence fragiles", affirme Gabriel Attal. "Lorsque l'on veut s'en prendre aux libertés d'un peuple, c'est toujours par celles des femmes que l'on commence. En une génération, en une année, en une semaine, on peut passer du tout au tout", ajoute-t-il. 


"La politique, c'est faire obstacle à la folie des hommes, faire obstacle à ceux dont on dit que jamais, ils ne gouverneront mais qui, par le jeu de l'histoire, peuvent se retrouver à s'exprimer depuis la tribune sans que personne n'ait pensé cela possible", souligne encore le Premier ministre, dans une critique à peine voilée au Rassemblement National. 

"VOTRE CORPS VOUS APPARTIENT"

"Nous œuvrons pour faire rimer égalité avec réalité [...] parce que le féminisme est universalisme", affirme Gabriel Attal. "Nous adressons un message à toutes les femmes : votre corps vous appartient et personne n'a le droit d'en disposer à votre place", martèle le Premier ministre. 

SIMONE VEIL

"Le leg de Simone Veil est universel. Son courage est un modèle et nous inspire aujourd'hui collectivement", salue Gabriel Attal devant le Congrès du Parlement réuni à Versailles. Le Premier ministre se félicite d'une "étape fondamentale" qui "restera dans l'Histoire", rappelant la longue marche des militantes pour garantir le droit à l'avortement.  "Nous donnons une deuxième victoire à Simone Veil et à toutes celles qui ont ouvert la voie", ajoute-t-il, près de 50 ans après l'adoption de la loi sur la légalisation de l'avortement en France.

"SOUFFRANCE"

"Nous sommes hantés par la souffrance et la mémoire de tant de femmes qui n'étaient pas libres. Nous avons une dette morale (envers toutes les femmes qui) ont souffert dans leur chair", affirme Gabriel Attal. "Aujourd'hui, le présent doit répondre à l'histoire", martèle le Premier ministre, qui estime que "rien ne peut arrêter la marche du progrès". 

"JOUR HISTORIQUE"

"Nous en sommes en 1972, et Gisèle Halimi se sent encore bien seule, dans ce prétoire, lorsqu'elle plaide pour la liberté et pour le droit. Nous sommes aujourd'hui le 4 mars 2024 et Gisèle Halimi n'est plus seule. Un an après l'engagement du président de la République, le Parlement, et avec lui la Nation, s'est rangé à ses côtés et s'apprête à inscrire dans la Constitution la liberté de chaque femme à recourir à l'interruption volontaire de grossesse", affirme Gabriel Attal, qui salue un "jour historique". 

"FEMMES DU MONDE"

"Aux femmes de France, nous disons que nous ne reculerons jamais. Aux femmes du monde, nous disons que nous les soutiendrons et que nous avancerons toujours à leurs côtés", lance Yaël Braun-Pivet. "L'heure est venue de nous prononcer pour nous, pour la nation, pour toutes les femmes, pour toutes nos filles, en France et dans le monde", ajoute la présidente de l'Assemblée nationale, avant d'être longuement applaudie par l'hémicycle. 

UNE FEMME A LA TÊTE DU CONGRÈS

"Pour la première fois de notre histoire, le Congrès du Parlement est présidé par une femme", se félicite Yaël Braun-Pivet, qui souligne "que la place des femmes à changer parce que la France a changé". "Nous nous apprêtons à faire franchir à notre pays un nouveau pas sur le chemin des droits des femmes. Vous comprendrez alors que je sois fière de présider le Congrès du Parlement au château de Versailles à cet instant précis où la liberté défendue par Simone Veil va être gravée dans le marbre de notre Constitution", continue la présidente de l'Assemblée nationale. 


"La condition des femmes a changé, la France a changé [...] mais tout peut bouger [...] Les droits des femmes sont les premiers à être menacés en cas de crise", assure-t-elle encore. 

DÉBUT DU CONGRES

Sous le son des tambours, Yaël Braun-Pivet fait son entrée dans la salle du Congrès du château de Versailles. "La séance est ouverte", annonce la présidente de l'Assemblée nationale. 

SÉNAT ET ASSEMBLÉE NATIONALE

Comme un symbole, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et le président du Sénat Gérard Larcher ont posé ensemble à leur arrivée à Versailles. 

Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet avant le Congrès sur la constitutionnalisation de l'IVG.
Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet avant le Congrès sur la constitutionnalisation de l'IVG. - Emmanuel Dunand / AFP

JEAN VEIL

Le fils de Simone Veil, Jean Veil, est arrivé au château de Versailles aux côtés du Premier ministre Gabriel Attal. 

VATICAN

Le Vatican dénonce le "droit à supprimer une vie humaine", à quelques minutes du début du Congrès sur la constitutionnalisation de l'avortement. "À l'ère des droits humains universels, il ne peut y avoir de droit à supprimer une vie humaine", martèle dans un communiqué l'Académie pontificale pour la Vie, organe du Vatican chargé des questions bioéthiques. 


"L'Académie pontificale pour la Vie lance un appel à tous les gouvernements et à toutes les traditions religieuses pour qu'ils fassent de leur mieux afin que, dans cette phase de l'histoire, la protection de la vie devienne une priorité absolue", estime l'instance fondée par le pape Jean-Paul II. "Les situations de vie particulières et les contextes difficiles et dramatiques de notre époque doivent être traités en se fondant sur un droit qui vise avant tout à protéger les plus faibles et les plus vulnérables", ajoute-t-elle. 

ORDRE ALPHABÉTIQUE

Les parlementaires sont placés par ordre alphabétique dans l'hémicycle du château de Versailles, contrairement à d'habitudes où les élus prennent place en fonction des partis politiques. 

LA RÉACTION DE MATHILDE PANOT

"La France va devenir après ce vote le premier pays au monde à inscrire l'avortement dans la constitution. Je suis heureuse et fière que nous contribuons à cette victoire", se félicite la vice-présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale Mathilde Panot. 

La réaction de Mathilde Panot avant le Congrès.Source : TF1 Info

ARRIVÉE A VERSAILLES

Les principaux protagonistes du Congrès à venir sont arrivés au Château de Versailles. On a notamment vu le Premier ministre Gabriel Attal, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et le président du Sénat Gérard Larcher côte à côte. Pour la première fois, c'est une femme qui présidera un Congrès des parlementaires. 

"UNE DATE POUR L'HISTOIRE"

"Le 4 mars 2024 est une date pour l'histoire, en tant que Française, en tant que Français, mais aussi pour le monde", affirme Prisca Thévenot. "Partout, nous le voyons, les droits des femmes sont remis en cause. Nous devons avancer avec cette voix singulière, celle du progrès, celle des idéaux. Nous pouvons être fier de continuer à avancer", ajoute-t-elle, évoquant "un grand moment d'émotion" à venir. 


"Si nous sanctuarisons quelque chose aujourd'hui, nous devons continuer à être vigilants sur les semaines, les mois et les années à venir. Ce droit est en danger, c'est un droit fragile", estime encore la porte-parole du gouvernement. À l'avenir, il "sera protégé", ce qui est "fondamentale", souligne-t-elle. 

GARANTIE JURIDIQUE SUPPLÉMENTAIRE

Le Congrès de ce lundi est l'aboutissement de la volonté d'Emmanuel Macron d'inscrire dans la Constitution "la liberté de la femme" "d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse". Une décision, qui selon des constitutionnalistes, aura une portée plus symbolique et politique qu'utile juridiquement pour garantir ce droit.

HISTOIRE

Après les feux verts de l'Assemblée nationale et du Sénat, les parlementaires se réunissent en Congrès ce lundi 4 mars pour entériner, au château de Versailles, l'entrée de l'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Cette réunion des élus des deux chambres ne se déroule pas à Paris pour des raisons historiques.

APPELS A LA PRIÈRE

La Conférence des évêques de France (CEF) a relayé lundi l'appel "au jeûne et à la prière" lancé par plusieurs associations catholiques. "De tous les pays européens, (...) la France est le seul où le nombre des avortements ne baisse pas et a même augmenté ces deux dernières années", affirme-t-elle dans un communiqué. "Notre pays se serait honoré en inscrivant plutôt (dans la Constitution, ndlr) la promotion des droits des femmes et des enfants", estime encore l'instance. 

LE DÉROULEMENT DU CONGRÈS

L'organisation de ce Congrès dans un château de Versailles vidé de ses habituels visiteurs est réglée comme du papier à musique. Les parlementaires vont arriver en cars depuis l’Assemblée nationale et le Sénat. Le Congrès doit ensuite débuter à 15h30 par les discours de Yaël Braun-Pivet et de Gabriel Attal. Une fois le moment du vote venu, les parlementaires sortiront de la salle pour se rendre dans des bureaux de vote spécialement aménagés pour l’occasion. 

A Versailles, un Congrès pour l'histoireSource : TF1 Info

"UN CHEMIN POSITIF"

"Ce que nous allons faire cet après-midi, c'est d'affirmer que la République française, n'est plus la République sans le droit à l'avortement", affirme lundi la sénatrice écologiste Mélanie Vogel, sur France Inter. "Dans un moment où tant de reculs se passent, il y a un chemin positif, de progrès, d'espoir", se félicite-t-elle, évoquant l'envoi d'un "message formidable au monde entier". 

QUELLE ORGANISATION ?

Le Premier ministre, Gabriel Attal prendra la parole après l'ouverture du Congrès à 15h30, pour concrétiser la promesse du président de la République, Emmanuel Macron. Le chef du gouvernement sera accompagné par ses ministres Marie Lebec (Parlement), Eric Dupond-Moretti (Justice) et Aurore Bergé (égalité femmes-hommes) pour le vote.

RETOUR SUR LES VOTES

Le texte sur la constitutionnalisation de l'IVG a été approuvé par 493 des 577 députés, lors de son vote à l'Assemblée nationale. Par la suite, 267 sénateurs ont voté en sa faveur, et 50 contre. Par conséquent, le Congrès devrait, selon toute vraisemblance, déboucher sur une issue positive. 

"PAS DE DOUTES" SUR L'ISSUE DU VOTE

Invitée de Télématin ce lundi, Yaël Braun-Pivet n'a "pas de doutes" sur l'issue du Congrès pour la constitutionnalisation de l'IVG. "On est très très larges. L'immense majorité des députés et des sénateurs se sont prononcés en faveur de ce texte. Il n'y a pas de suspense mais le moment est crucial", assure la présidente de l'Assemblée nationale. 


En revanche, au-delà de cette procédure, "la vraie garantie de ces droits, c'est leur effectivité. C'est d'y avoir accès partout sur le territoire et pour chaque femme", point-elle. "Il faut que les droits soient réels", martèle-t-elle. 

EXPLICATIONS

Le Parlement se réunit en Congrès à Versailles pour approuver l'inscription de l'IVG dans la Constitution. Ce sera la première fois depuis 2008 que sénateurs et députés se réuniront dans cette salle historique pour une révision constitutionnelle. Voici tout ce qu'il faut savoir sur le rôle du Congrès et son histoire.

COULISSES

Une équipe de LCI a pu suivre la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, dans les coulisses du Congrès de Versailles, avant le vote attendu cet après-midi sur l'inscription de l'IVG dans la constitution. 

Versailles : LCI dans les coulisses du CongrèsSource : TF1 Info

CLAUSE DE CONSCIENCE

Interrogée sur le refus de certains médecins de pratiquer l'interruption volontaire de grosses, Aurore Bergé a rappelé que ces professionnels avaient "une totale liberté de conscience". "Par contre, si elle est garantie par la loi, si vous ne souhaitez pas pratiquer une IVG, vous devez immédiatement réorienter les femmes vers d'autres centres pour qu'elles puissent être dans les délais légaux", a réaffirmé la ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes. 


Aurore Bergé a également appelé à "garantir l'accès aux soins, à la santé et à l'IVG" partout en France. "On a aujourd'hui des disparités et une couverture qui n'est pas la même en fonction des territoires pour les gynécologues et les sages-femmes", a assuré la ministre avant d'appeler à "veiller à ce que les sages-femmes puissent pratiquer les IVG médicamenteuses". 

"IL NE FAUT PAS ATTENDRE QU'IL SOIT TROP TARD"

Dans Bonjour ! La Matinale, Aurore Bergé estime qu'il "y a toujours des entraves". "Quand je me rends dans des centres du Planning familial, ce sont des centres qui sont toujours régulièrement attaqués", a déploré la ministre avant de poursuivre : "Des femmes se rendent dans les centres où des graffitis 'meurtrières' sont présents. Sur Internet, les sites les mieux référencés sont des sites qui désinforment, qui entravent le droit des femmes à avoir accès à l'IVG. Il ne faut pas attendre que ce soit trop tard pour agir", a-t-elle alerté. "Il y a un risque d'une majorité plus réactionnaire ou rétrograde arrive et s'en prenne au droit des femmes", a encore estimé la ministre.

"UNE IMMENSE ÉMOTION"

"Une immense émotion". Interrogée sur le Congrès de Versailles aujourd'hui, Audrey Bergé a évoqué, dans Bonjour ! La matinale de TF1 un "jour historique". "Nous sommes le premier pays au monde à inscrire l'VG dans sa Constitution". "Quand j'ai déposé cette proposition de loi en 2022, il n'y a pas grand monde qui pariait sur le fait qu'on allait réussir", a-t-elle rappelé. "On va pouvoir sanctuariser tout simplement la liberté des femmes à disposer de leurs corps", a-t-elle encore souligné.

AURORE BERGÉ

La ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations est l'invité de Bonjour ! La Matinale TF1. Elle évoquera notamment le rendez-vous du jour à Versailles.

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au Congrès réuni aujourd'hui pour entériner par un vote l'inscription du droit à l'interruption volontaire de grosses dans la Constitution. Retrouvez ici les dernières informations sur le sujet. 

À rebours de nombre de pays où le droit à l'avortement recule, la France va devenir lundi le premier pays à inscrire explicitement dans sa Constitution l'interruption volontaire de grossesse, une question devenue consensuelle dans l'opinion et désormais dans la classe politique.

Députés et sénateurs réunis solennellement en Congrès dans une aile du château de Versailles devraient approuver à une très large majorité la modification de la Constitution proposée par le gouvernement, au nom duquel s'exprimera le Premier ministre Gabriel Attal.

À quatre jours du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, cette réforme introduira à l'article 34 du texte fondamental la phrase suivante : "La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse".

Une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés est requise pour approuver ce changement. Elle devrait être atteinte sans difficulté, après les votes massifs de l'Assemblée (493 députés contre 30) et du Sénat (267 voix contre 50). Le vote des sénateurs, qui a levé mercredi le dernier verrou vers la constitutionnalisation, a surpris par son ampleur jusqu'aux plus fervents défenseurs de cette inscription.

Sauf immense surprise, la France deviendra, ce lundi 4 mars, le premier pays à inscrire le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution. Une nouvelle date qui s’apprête à faire son apparition dans les livres d’histoire.


La rédaction de TF1info

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