Ecoutes Sarkozy : la justice annule des actes d'enquête

Le service METRONEWS
Publié le 9 mai 2016 à 15h26
Ecoutes Sarkozy : la justice annule des actes d'enquête

ECOUTES - La justice a annulé les actes de l'enquête qui vaut à Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog d'être mis en examen pour des soupçons de corruption d'un magistrat.

Des actes de l'enquête qui vaut à Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog d'être mis en examen pour des soupçons de corruption d'un magistrat ont été annulés. C'est ce qu'ont annoncé leurs avocats, qui réclament de nouvelles auditions de leurs clients. La cour d'appel de Paris a notamment annulé les convocations et les auditions de M. Sarkozy et Me Herzog en octobre et novembre 2015, durant lesquelles ils n'avaient pas répondu aux questions des juges, ont déclaré Mes Jacqueline Laffont, Pierre Haïk et Philippe Dehapiot. Cela rend à leurs yeux de nouvelles convocations obligatoires, alors que les juges d'instruction avaient clos leurs investigations en février. 

Cette fin de l'enquête fait planer la menace d'un renvoi en procès pour l'ex-président, qui s'apprête à disputer dans quelques mois la primaire présidentielle de son camp. Mais de nouveaux interrogatoires retarderaient cette éventuelle échéance. Dans ce dossier, le 22 mars, la Cour de cassation avait validé les écoutes téléphoniques, principaux éléments à charge contre le président du parti Les Républicains, son avocat, Me Herzog, et l'ancien haut magistrat Gilbert Azibert.

"Excès de pouvoir"

Dans une autre offensive judiciaire, M. Sarkozy et Me Herzog avaient déposé d'autres recours, plus techniques, pour obtenir la nullité de leur convocation et audition à l'automne dernier. De leur point de vue, leur pourvoi en cassation sur les écoutes, validées une première fois par la cour d'appel le 7 mai 2015, maintenait la suspension du cours de l'enquête, ce qui rendait leur convocation chez les juges irrégulière à leurs yeux. 

"La chambre de l'instruction a jugé qu'en continuant l'instruction, les juges d'instruction ont commis un excès de pouvoir", s'est félicitée Me Laffont à la sortie de la cour d'appel, qui a rendu sa décision à huis clos. "Il faut refaire ces actes", a ajouté l'avocate. "Si une telle décision a été rendue, cela paraît difficile de ne pas les convoquer de nouveau", a aussi indiqué à l'AFP une source proche du dossier, qui a requis l'anonymat.


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