Éducation : un sondage révèle que la moitié des 16-24 ans ne sait pas dater la Révolution française

Publié le 7 janvier 2024 à 11h56

Source : Sujet TF1 Info

La Tribune Dimanche publie un sondage OpinionWay qui interroge les jeunes de 16 à 24 ans.
Les résultats révèlent que seuls 54% d'entre eux savent dater la Révolution française.
D'autres événements historiques, comme la Shoah, sont mal compris.

On le sait grâce au classement Pisa : le niveau des élèves français dégringole. Un mois après la publication de ce classement international, un sondage révèle ce dimanche 7 décembre que les plus jeunes possèdent aussi certaines lacunes en Histoire. D'après un sondage OpinionWay publié dans La Tribune Dimanche, les Français âgés de 16 à 24 ans ont du mal à dater certains grands moments de l'Histoire, comme la Révolution française, la chute du mur de Berlin ou l'abolition de la peine de mort dans le pays.

Des méconnaissances sur la Shoah

À titre d'exemple, seule la moitié des 986 personnes interrogées par l'institut (54%) sait que la Révolution française a eu lieu en 1789, quand plus d'un jeune sur sept (77%) est incapable de préciser à quel moment la peine de mort a été abolie en France. Mais pire que les problèmes de datation, c'est la mauvaise compréhension des grands événements historiques qui surprend. Ainsi, La Tribune Dimanche précise que d'après ce sondage, si la large majorité des sondés (85%) sait ce qu'ont été les chambres à gaz, ils sont un tiers à dire n'avoir "jamais" entendu parler de "la Solution finale", orchestrée lors de la Seconde Guerre mondiale. 

De quoi pousser la politologue Chloé Morin, qui a travaillé avec l'institut de sondage, à décrire la "désocialisation" de cette génération née entre 1999 et 2007. "Est-ce qu'il est possible d'enseigner l'antisémitisme à des jeunes qui ne savent pas ce qu'est la Shoah, qui ne comprennent pas la spécificité de ce fait historique ?", s'interroge-t-elle dans les colonnes de l'hebdomadaire.

Une méconnaissance historique qui entraîne automatiquement des problèmes d'incompréhensions sur des sujets de société sensibles, comme celui de la laïcité. Si bien que pour quatre jeunes interrogés sur quatre (41%), la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905 serait avant tout un moyen de discriminer les Français musulmans. Ils sont 31% à penser que c'est le cas vis-à-vis des catholiques et 25 % vis-à-vis des juifs. De quoi remettre en cause le droit de critiquer, ou caricaturer, les religions. Toujours dans ce même sondage, seule la moitié des sondés défend le droit à la caricature des musulmans (52%), des catholiques (52%) ou des juifs (50%).


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info