Le broyage des poussins mâles prendra fin début 2023

Publié le 9 novembre 2022 à 18h02
JT Perso

Source : JT 20h WE

La pratique du broyage des poussins mâles dans les couvoirs prendra fin définitivement à partir du 1er janvier 2023.
Environ 50 millions de ces animaux sont tués chaque année en France, car incapables de pondre des œufs.

À compter du 1er janvier prochain, plus aucun poussin mâle destiné à la production des œufs ne sera éliminé, conformément aux engagements pris, annonce le ministère de l’Agriculture, ce mercredi 9 novembre dans un communiqué. "C’est la fin annoncée du broyage des poussins mâles", se félicite le ministère. On estime qu'environ 300 millions de ces jeunes animaux sont tués chaque année dans l'Union européenne, dont 50 millions en France, car incapables de pondre des œufs.

C'est un décret paru en février dernier au Journal officiel qui a interdit le broyage de poussins. Une amende est instituée pour les contrevenants. Cette mesure, réclamée notamment par les associations de défense des animaux, était attendue depuis plusieurs années en France, premier producteur d'œufs en Europe. Cette évolution majeure induira des coûts annuels estimés à 50 millions d’euros pour la filière œuf française, souligne le ministère dans son communiqué.

Dorénavant, des machines permettant de déterminer le sexe des embryons dans l'œuf (une technique appelée ovosexage) - et donc d'éliminer les mâles avant éclosion – seront utilisées dans les couvoirs. L'État a subventionné une partie des investissements des couvoirs, à hauteur de 10,5 millions d’euros. L’accord interprofessionnel présenté ce mercredi 9 novembre permettra "de ne pas faire peser le coût sur les éleveurs", assure le ministère.

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En février dernier, l'association de défense des animaux d'élevage CIWF France regrettait que l'État fixe comme objectif "à plus long terme" d'ovosexer avant le 7e jour d'incubation (et jusqu'au 15e jour d'incubation sur 21), pour s'assurer que les embryons sont éliminés avant d'être sensibles à la douleur. Les technologies disponibles en France permettent, en effet, de sexer au 13e jour voire au 9e pour les dispositifs les plus onéreux.

Le ministre de l'Agriculture rappelle que "cette initiative française va également être portée au niveau européen pour obtenir une harmonisation et que l’ensemble des États membres entrent dans une démarche similaire". Elle doit notamment s'inscrire dans le cadre de la nouvelle réglementation européenne sur le bien-être animal annoncée par la Commission européenne pour fin 2023.


La rédaction de TF1info

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