Grève du 13 janvier 2022 : jeudi noir à l'école

Grève à l'école : Jean-Michel Blanquer annonce 5 millions de masques FFP2 pour le milieu scolaire

La rédaction de LCI
Publié le 13 janvier 2022 à 22h40
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Source : TF1 Info

CONTESTATION - À l'issue d'une réunion avec les syndicats jeudi soir au ministère de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer a annoncé la livraison de 5 millions de masques FFP2 pour le milieu scolaire, ainsi que le recrutement de 3300 contractuels pour faire face aux arrêts de travail. Suivez les dernières informations.

Ce live est à présent terminé. 

Suivez notre dernier direct dans l'article ci-dessous.

MATIGNON


Après une journée de mobilisation dans l'Éducation, Jean-Michel Blanquer a pris la parole ce jeudi soir à l'issue d'une réunion à Matignon en présence notamment de Jean-Castex et des syndicats enseignants. 

Intervention de Jean-Michel Blanquer - 13/01Source : TF1 Info
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JEAN-MICHEL BLANQUER : "DES ÉPREUVES REPORTÉES"


"Il y avait aussi des attentes pour certains assouplissements en matière d'évaluations et d'examens. Ainsi en classes de CP, les évaluations de milieu d'année scolaire en français et mathématiques, qui devaient avoir lieu la semaine prochaine, sont reportées à un délai qui reste à définir. Enfin, il y avait une attente pour reporter les épreuves d'enseignement de spécialités du baccalauréat qui normalement ont lieu au mois de mars, et comme nous devons prendre en compte le quotidien des lycéens qui n'est pas facile actuellement, nous allons mener des consultations pour savoir s'il est opportun de les reporter vers le mois de juin", a précisé Jean-Michel Blanquer. 

JEAN-MICHEL BLANQUER : "NOUS ALLONS RECRUTER 3300 CONTRACTUELS DE PLUS"


"Il y avait aussi des attentes en matière de moyens humains, ce que je comprends parfaitement, car il est exact que le Covid crée des absences de professeurs ou de personnels administratifs et qu'il faut pourvoir à ce remplacement. En conséquence, nous allons recruter 3300 contractuels de plus et avoir recours à des personnes qui sont sur des listes de concours. Nous allons aussi recruter des assistants d'éducation et des personnels d'appui administratif pour les directeurs d'école ; c'est plusieurs milliers de personnes qui vont venir en appui", a annoncé Jean-Michel Blanquer.

JEAN-MICHEL BLANQUER : "5 MILLIONS DE MASQUES FFP2 EN DIRECTION DE CERTAINS PERSONNELS"


"Beaucoup d'attentes ont été exprimées. Avec le Premier ministre nous y avons répondu pour certaines d'entre elles : nous avons entendu l'attente en matière de masques FFP2, nous avons rappelé que le Haut conseil de Santé publique ne préconisait pas spécialement leur développement, mais nous avons souhaité avec le Premier ministre que ce soit possible quand même, notamment pour les personnels en maternelle qui ont des enfants sans masque face à eux ou les professeurs qui interviennent devant des élèves en situation de handicap. Cinq millions de masques FFP2 seront ainsi diffusés dans le système scolaire, mais nous ne souhaitons pas leur généralisation", a indiqué Jean-Michel Blanquer. 


"Pour les capteurs de CO2, il s'agit d'une compétence des collectivités locales, mais l'État a créé un fonds pour soutenir celles qui auraient des difficultés à s'en procurer. Le Premier ministre a annoncé que nous réabonderont ce fonds autant que nécessaire", a ajouté le ministre de l'Éducation.

JEAN-MICHEL BLANQUER : "IL Y AURA DÉSORMAIS UNE CONCERTATION RÉGULIÈRE AVEC LES SYNDICATS"


"Il y a une fatigue par rapport à tous les enjeux de la crise sanitaire, chacun le comprend. Ça a été aussi un moment d'explications. Il a d'ailleurs été décidé qu'il y aurait désormais une réunion bi-mensuel avec les organisations syndicales, le ministère de la Santé et bien sûr le ministère de l'Éducation nationale, ce qui permettra de comprendre pourquoi parfois des décisions doivent subir des adaptations parfois très rapides", a réagi le ministre de l'Éducation à l'issue de la réunion à Matignon. 

LE SNUIPP-FSU S'EXPRIME APRÈS LA RÉUNION AVEC JEAN CASTEX


"On a demandé à ce que la méthode soit réévaluée, car on ne peut pas apprendre la veille pour le lendemain un protocole à appliquer. Il faut vraiment prendre en compte les conditions de travail des enseignants dans les écoles. Le Premier ministre nous a répondu vouloir évoluer sur la méthode. Il faudra voir au long cours comment ça se passera", a souligné Guislaine David, la porte-parole et co-secrétaire générale du SNUipp-FSU au sortir de la réunion à Matignon.

REPORTAGE


Près de 38% des enseignants étaient en grève ce jeudi. De nombreuses écoles sont restées fermées toute la journée. Quelles sont les revendications ? Comment les parents se sont-ils débrouillés ?

Sujets de société
Grève à l'école : journée de la débrouille pour les parents

Grève à l'école : journée de la débrouille pour les parents

BARBARA POMPILI SUR LCI


"La lassitude est compréhensible", a indiqué Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique sur le plateau de Ruth Elkrieff.

MARSEILLE


A Marseille, où les affiches "école fermée" étaient nombreuses sur les portes des établissements, le cortège matinal comptait 2.200 manifestants selon la préfecture de police. Le manque de moyens était mis en avant sur les pancartes : "moins de mépris, plus de moyens", "Blanquer on veut une infirmière" ou encore "ordre, ordre, désordre".

8200 MANIFESTANTS A PARIS


Près de 78.000 personnes (77.500), enseignants et autres personnels de l'éducation nationale ont manifesté ce jeudi en France, dont 8.200 à Paris, pour protester contre la valse des protocoles sanitaires liés au Covid-19, selon le ministère de l'Intérieur. Le ministère a recensé 136 actions dans tout le pays lors de cette journée de grève largement suivie, qui a reçu le soutien des associations de parents d'élèves.

PAROLE DE PROFS


 "J'ai beaucoup hésité à faire grève. Depuis deux ans, c'est très compliqué de travailler", explique à l'AFP Yuna, 30 ans et professeure d'histoire-géo dans un collège REP à Sevran (Seine-Saint-Denis) depuis cinq ans. "On n'arrive pas à enseigner correctement. Je ne sais jamais avec qui je vais faire classe. 


Je dois avancer dans le programme sans la moitié des élèves et ceux absents doivent suivre en distanciel, sur un téléphone sans bonne connexion internet, ce n'est pas égalitaire", ajoute celle qui enseigne "par choix" en Seine-Saint-Denis, un des départements les plus pauvres en France. 


"Je suis heureuse d'enseigner dans le 93, je suis attachée aux élèves, mais depuis deux ans, je suis très fatiguée. Je me pose la question, combien de temps on peut tenir ?", dit-elle encore.

CHIFFRES


Selon le gouvernement, 38,5 % d’enseignants étaient en grève quand les syndicats ont dénombré 75 % de grévistes à l’école et 62 % dans les collèges et lycées. Comment expliquer un tel écart ?

RÉMUNÉRATIONS


Jean-Luc Mélenchon estime que les jeunes enseignants sont mal payés. Seulement 1400 euros lorsqu'ils commencent leur carrière, a-t-il indiqué. Nous avons vérifié.

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Un enseignant qui entame sa carrière est-il seulement payé 1400 euros ?

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PAROLE DE PROFS


"Avec le énième protocole annoncé cette semaine, ils sont passés d'un test en pharmacie ou laboratoire à un autotest. Mais pour nous quelle différence ? C'est toujours autant de surplus administratif. Les parents sont submergés", soupire Myriam Ghedjati, enseignante dans une école REP (réseau d'éducation prioritaire) de Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du-Rhône), syndiquée et conseillère municipale LFI, interrogée par l'AFP.


"Mardi matin une maman m'annonce que son enfant est positif. On appelle en catastrophe tous les autres parents pour qu'ils ne mettent pas leurs enfants, leur expliquant qu'ils doivent les faire tester. Sur 22 élèves, 10 sont revenus sans attestation car les parents ne comprennent plus". "Nous sommes d'accord sur le principe que les écoles doivent rester ouvertes. Mais on veut des capteurs d'air, des masques FFP2 et des masques pour nos élèves".

BORDEAUX


A Bordeaux, où quelque 3.000 personnes ont manifesté selon les organisateurs, 1.900 selon la préfecture, le cortège s'est arrêté devant le rectorat. Des enseignants y ont accroché sur les grilles les masques en tissu fournis par l'Éducation nationale sur lesquels ils ont écrit des messages comme "Blanquer démission". 

SNPDEN


"C'est l'épuisement, l'exaspération après 22 mois de crise sanitaire, des  modifications incessantes qu'on peut parfois comprendre, mais il faut une  meilleure communication", explique dans le cortège parisien Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du principal syndicat des chefs d'établissement (SNPDEN). 

 FO


Alors que les syndicats seront reçus en fin d'après-midi, à leur demande, par le Premier ministre Jean Castex au ministère de l'Éducation, le secrétaire général de la fédération FO de l'enseignement (FNEC FP-FO) Clément Poullet a prévenu : "Ce n'est pas un rendez-vous symbolique que l'on demande à Matignon aujourd'hui, mais le début d'une véritable négociation pour des réponses rapides et concrètes sur le volet sanitaire, avec des remplaçants en plus notamment, mais aussi la revalorisation des salaires".

SNUIPP-FSU


"On voit la colère qui s'exprime. Il y a un ras-le-bol, il faut que le gouvernement en prenne conscience. On est à un point de rupture", a déclaré à l'AFP Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, lors de la manifestation parisienne qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes ce jeudi après-midi, en présence des candidats de gauche à la présidentielle.

LES RAISONS DE LA COLÈRE


Les enseignants protestent notamment contre les changements de protocoles sanitaires à répétition.

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Éducation : les raisons de la grève

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SYSTÈME D


Face à la grève des enseignants, il ne reste plus que le système D pour les parents. Ces derniers se débrouillent.

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Ecoles fermées : casse-tête pour les familles

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MÉLENCHON SUR TWITTER


Le gouvernement doit mettre un terme au chaos qu'il provoque et garantir la sécurité sanitaire de tous les élèves et personnels. Il est temps de dé-blanqueriser l'École !", a tweeté Jean-Luc Mélenchon.

LES SYNDICATS ONT ÉTÉ REÇUS PAR JEAN CASTEX


Jean Castex a reçu ce jeudi en début de soirée les organisations syndicales représentant les personnels de l'éducation nationale. Le Premier ministre "a répondu favorablement à la demande d'audience qui lui a été formulée par les organisations syndicales représentant les personnels de l'éducation nationale", a indiqué Matignon. La rencontre s'est déroulé au Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, en présence du ministre Jean-Michel Blanquer. Le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran, tout juste testé positif au Covid, était également connecté en visioconférence.

"UNE DÉMONSTRATION DE FORCE" POUR JEAN-LUC MÉLENCHON


"C'est une démonstration de force et en masse du milieu enseignant. Les gens sont asphyxiés par les conditions dans lesquelles ils doivent exercer leur métier", fustige à LCI Jean-Luc Mélenchon, présent dans le cortège des grévistes à Paris.


Face au nombre des manifestants, "au moins, Jean-Michel Blanquer a réussi à mettre tout le monde d'accord à l'école", ironise le candidat LFI à l'élection présidentielle. Pour lui, toutefois, "il faut que Macron comprenne que les gens n'en peuvent plus. Il est temps de faire les choses correctement."

NOUVEAUX APPELS À MANIFESTER POUR LA SEMAINE PROCHAINE


Alors que près d'un enseignant sur quatre selon les chiffres du ministère de l'Éducation nationale - ils seraient deux fois plus d'après les syndicats - fait aujourd'hui grève contre ses conditions de travail pendant cette crise, certaines fédérations appellent déjà à une nouvelle mobilisation. C'est le cas notamment de l'Union syndicale Solidaires avec le Syndicat sud qui vise "une date forte dès la semaine prochaine". Tous deux comptent également sur la journée du 27 janvier pour maintenir "la pression sur le gouvernement".

CLERMONT-FERRAND


À Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, il y a là encore des images de mobilisation contre la politique sanitaire du gouvernement. Selon les syndicats, près de 1500 grévistes défilent dans les rues de la ville.

ANNE HIDALGO DANS LE CORTÈGE PARISIEN


La candidate du PS Anne Hidalgo est également présente dans le cortège des enseignants grévistes à Paris. Face aux caméras, la maire de la capitale "n'appelle pas à la démission de Jean-Michel Blanquer mais à un changement profond dans la politique du pays, et l'élection d'avril est là pour le faire."

SOUTIEN DE FABIEN ROUSSEL


"Il faut écouter les enseignants. Il faut que cela change et que les enseignants aient les moyens de faire classe", lance Fabien Roussel, présent dans le cortège des enseignants grévistes à Paris.


Parmi les propositions du candidat PCF à l'élection présidentielle, la politique de tests "doit se faire à l'école dans les classes. Mais pour cela, il faut embaucher. Il y a plusieurs milliers de jeunes qui peuvent être mobilisés et qui ont envie de travailler", explique-t-il sur LCI, et pour qui, "l'éducation n'a pas de prix".

DES IMAGES DU MOUVEMENT À MONTPELLIER

FAIRE LA GRÈVE "D'UNE AUTRE MANIÈRE"


Pour Laurent Zameczkowski, vice-président de la PEEP, fédération des associations de parents d'élève, "il aurait fallu faire la grève d'une autre manière", explique-t-il sur LCI. Selon ce dernier, "ce n'était peut-être pas le meilleur moment. Beaucoup de parents se retrouvent aujourd'hui très ennuyés pour faire garder leurs enfants."


Le vice-président reconnait des erreurs dans la gestion de la crise par le gouvernement, mais regrette d'être "une variable d'ajustement pour tout le monde. On espère que tout cela ne vas pas durer et qu'on va trouver une issue."


"Nous les parents, on a besoin de travailler et nos enfants ont besoin de recevoir une instruction", conclut-il au micro de LCI.

SOUTIEN DE VALÉRIE PÉCRESSE


"Je comprends l'exaspération qui a envahi toute la communauté éducative, mais aussi des parents qui sont soumis à des protocoles ubuesques et qui font des heures de queue devant les pharmacies", rajoute Valérie Pécresse au micro de LCI. Pour la candidate LR à la présidentielle, ces parents "ne comprennent pas pourquoi le gouvernement n'a pas reculé la rentrée d'une semaine. On aurait pu mettre en place un protocole solide, fiable. Bref, on aurait pu prendre ce temps de l'écoute avant cette décision", assure-t-elle.


Pas la peine toutefois d'accabler Jean-Michel Blanquer, rétorque Valérie Pécresse. "Ce n'est pas Blanquer qui est responsable des protocoles", déclare-t-elle, visant la tête du gouvernement.

SOUTIEN DE YANNICK JADOT


Pour Yannick Jadot, cette journée de mobilisation des enseignants en grève montre "bien l'impréparation, l'improvisation et le mépris de Jean-Michel Blanquer vis-à-vis des parents, des enseignants et mêmes des élèves".


Reconnaissant l'intervention obligée du gouvernement dans cette crise, le candidat EELV à la présidentielle dénote toutefois un "dialogue rompu entre la communauté éducative et son ministre". Pour restaurer cette confiance, "il faut changer le ministre" et rétablir "un peu de sérénité dans les écoles, ce que ne permet pas le gouvernement", déclare sur LCI Yannick Jadot.

SOUTIEN D'ANNE HIDALGO


Le ministre "Jean-Michel Blanquer n'a respecté aucun membre de l'Éducation Nationale, ni même les parents ou même les collectivités territoriales. Quand on a appris tous un dimanche soir, quel était le protocole le lendemain, je comprends la colère. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase", souligne la candidate PS à la présidentielle Anne Hidalgo qui ne réclame "pas la démission" du ministre, "mais que Macron ne soit plus président de la République." 

"CHAOS GÉNÉRALISÉ"


Valérie Pécresse dénonce un "chaos généralisé" dans les écoles et dit comprendre ce mot d'ordre de mobilisation des enseignants. La candidate à la présidentielle regrette aussi que la rentrée de janvier n'ait pas été décalée d'une semaine le temps de mettre en place un protocole sanitaire durable.

Ecoles : Valérie Pécresse dénonce un "chaos généralisé"Source : TF1 Info
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DUNKERQUE, LAVAL, MARSEILLE...


Autres exemples : à Dunkerque où la manifestation rassemble 200 professeurs "à bout" selon le journal local La Voix du Nord. Ils seraient 800 à Laval, en Bretagne, 2000 au Havre, en Seine-Maritime, et près de 5000 à Marseille d'après les syndicats sur place.

ALBI


À Albi, dans le Tarn, les syndicats comptent 600 manifestants contre la politique sanitaire mise en place dans les écoles depuis le début de la pandémie.

NANTES


Même mobilisation des grévistes à Nantes, dans les Pays de la Loire.

RENNES


Partout en France, les cortèges de grévistes, contre la politique sanitaire du gouvernement dans les écoles, avancent dans les villes, comme ici à Rennes.

PLUS D'UN PROFESSEUR SUR 4 EN GRÈVE SELON LE MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE


D'après les chiffres communiqués par le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports ce jeudi, 27,34% des agents de l'Éducation nationale font grève en France, avec 31,07% de professeurs. Parmi eux, 38,48% des enseignants dans le 1er degré et 23,73% dans le 2nd degré.


Selon les syndicats, il faut plutôt compter 75% de grévistes à l'école, et 62% dans le 2nd degré.

MANUEL BOMPARD


"Qu'est-ce qu'on attend pour avoir des purificateurs d'air dans les salles de classes ? Qu'est-ce qu'on attend pour délivrer des masques FFP2 aux enseignants ? Qu'est-ce qu'on attend pour délivrer aux élèves des masques chirurgicaux gratuits ? Ce sentiment d'exaspération génère au bout d'un moment de la colère", désespère sur LCI Manuel Bompard, porte-parole du candidat LFI Jean-Luc Mélenchon.

62% DE GRÉVISTES DANS LES COLLÈGES ET LYCÉES 


Selon le SNES-FSU, syndicat majoritaire des collèges et lycées, 62% des enseignants seraient en grève dans les établissements du 2nd degré, ainsi que 80% des assistants d'éducation.

SOUTIEN DES SYNDICATS ANGLAIS


Dans un courrier adressé au SNES-FSU,  le Syndicat majoritaire de l'éducation au Royaume Uni "félicite" et "soutient" le mouvement de grève qui touche, ce jeudi, les établissements scolaires français contre la politique sanitaire du gouvernement en place.

"ON EN A GROS SUR LA PATATE"


Alors que la mobilisation contre la gestion de la crise sanitaire dans les écoles par le gouvernement débute ce jeudi matin, Nathalie Arthaud, candidate Lutte Ouvrière à l'élection présidentielle, salue cette grève. "J'attendais cette journée depuis longtemps et je ne suis pas la seule. On en a gros sur la patate", déplore-t-elle sur LCI, pointant un manque de bras, "des enseignants non remplacés" dans les établissements. Au niveau salarial, "on est également complètement méprisés. On peut faire un parallèle avec ce qui se passe dans les hôpitaux", ajoute la candidate qui appelle les retraités et tous ceux qui le souhaitent "à rejoindre le mouvement".

BLANQUER "VA BIEN, IL EST AU TRAVAIL"


Pour la secrétaire chargée de l'éducation primaire Nathalie Elimas, cette grève "n'est pas un mouvement anti-Blanquer. Cette grève, c'est l'expression de la fatigue".  Sur LCI, elle rappelle que "Jean-Michel Blanquer c'est un homme, un père de famille et il a les deux pieds sur terre." Aujourd'hui, "le ministre va bien et est au travail."

VÉRAN ET BLANQUER SONT "DANS LA COMPLÉMENTARITÉ"


"Ça fait deux ans que les professeurs ajustent avec nous les protocoles sanitaires. Bien sûr qu'ils sont fatigués", admet sur LCI Nathalie Elimas, secrétaire chargée de l'éducation primaire, mais "on entend, on s'adapte à ce qu'on nous dit. On répond quotidiennement aux demandes des enseignants."


Dire que tout est bien géré ? "Non, ça fait deux ans qu'on est dans une pandémie. Bien sûr qu'il y a eu des erreurs, reconnait la secrétaire d'Etat. Mais on fait le maximum pour protéger nos élèves et nos personnels avec beaucoup de convictions."


Toutefois, Nathalie Elimas regrette "un procès" contre Jean-Michel Blanquer et souligne "aucun clash avec Olivier Véran". Les deux ", c'est la complémentarité depuis le début de la crise. Il y a un esprit d'équipe. Tout le monde soutient le ministre de l'Éducation Nationale."

1 ÉCOLE SUR 2 FERMÉE


Sur Twitter, le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, s'attend à ce que 75% des enseignants du premier degré soient grévistes et que près de la moitié des écoles restent fermées ce jeudi, jour de contestation contre la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement.

L'EXÉCUTIF SOUS PRESSION

Ecole : fronde unanime, l'exécutif sous pressionSource : TF1 Info
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SLOGANS ANTI-BLANQUER


"Depuis deux ans de crise sanitaire, on a une difficulté avec le ministère de l'Éducation nationale pour anticiper les protocoles sanitaires", déplore sur RTL Guislaine David, porte-parole du syndicat SNUipp-FSU qui a appelé, avec une dizaine d'autres organisations, à faire grève ce jeudi. "Il y a un ras-le-bol qui s'exprime dans les écoles et il  y a fort à parier que dans les cortèges cet après-midi, on trouvera beaucoup de slogans anti-Blanquer", ajoute-t-elle. Cette colère, "le ministre ne s'en rend pas forcément compte", se fâche Guislaine David.

MAINTENIR "L'ÉCOLE OUVERTE"


Alors que le ministre de la Santé et des Solidarités parle d’un "raz de marée" de contaminations, le gouvernement maintient sa volonté de maintenir ouverts coûte que coûte les établissements scolaires. C'est du moins ce que rappelle Brigitte Bourguignon, ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de l'Autonomie, ce matin sur Sud Radio.

QUID DU SERVICE MINIMUM DANS LES ÉCOLES ?


Dans un communiqué publié mardi, l'Association des maires de France (AMF) s'inquiète du mouvement de grève ce jeudi. Ses membres alertent notamment "sur les grandes difficultés auxquelles sont confrontées les communes pour mettre en place, ce jeudi le service minimum d’accueil prévu par la loi lorsque plus de 25% des enseignants sont grévistes." L'association attend "urgemment de l’Éducation nationale des précisions et des souplesses quant à sa mise en œuvre dans ce contexte exceptionnel."

LE SYSTÈME "CRAQUE"


"On n'a pas recruté depuis 5 ans. Donc, aujourd'hui, le système craque ! On ne peut remplacer un professeur malade du Covid. Il y a un ras-le-bol général", fustige Pierre Priouret, secrétaire académique du Snes-FSU, sur Sud Radio. "C'est la conséquence d'un choix politique qui a été fait depuis des années".

"DÉBLANQUARISER L'ÉDUCATION NATIONALE"


"Depuis deux ans, il y a beaucoup de propositions qui ont été faites par les professeurs, les syndicats de l’éducation et qui se retrouvent à la poubelle", a dénoncé ce matin sur RFI Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, présidente du groupe la France insoumise à l'Assemblée nationale. "Après deux ans, nous n’avons toujours pas de purificateurs d’air dans les écoles, toujours pas de masque FFP2 pour protéger les personnels enseignants. (...) Il faut "déblanquariser" l’Éducation nationale", tance l'élue.

SOUTIEN DU RASSEMBLEMENT NATIONAL


Alors que s'annonce une grève "historique" dans l'Éducation nationale, Jordan Bardella dit "comprendre" le mouvement. "Nous sommes en absurdistan. Le gouvernement est en train de rendre tout le monde fou", a expliqué sur CNEWS le président par intérim du Rassemblement National.

"LA GRÈVE N'EST PAS LA BONNE SOLUTION", DÉCLARE CHRISTIAN ESTROSI


"Jean-Michel Blanquer a été un très très bon ministre de l'Éducation Nationale", veut rappeler sur BFMTV Christian Estrosi, maire de Nice. Face au virus, 'il n'y a pas de solution miracle", mais "je pense que le ministre a besoin d'entendre que c'est traumatisant pour enfant de subir ces tests et tout aussi difficile pour un directeur d'école, d'avoir à gérer des normes qui changent tous les jours", ajoute-t-il. Pour l'édile cependant, "la grève n'est pas forcément la bonne solution. J'aurai préféré un vrai dialogue."

LA FRANCE INSOUMISE


Pour La France Insoumise, "il faut chercher des compromis, il faut mettre les gens autour d'une table" et discuter des protocoles sanitaires à mettre en place dans les écoles. "Mais au lieu d'avoir cette concertation, vous avez un ministre qui décrète un protocole sanitaire et qui en informe les enseignants la veille de la rentrée, souligne Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Après "il s'étonne que les profs sont en colère", ironise-t-il sur France Info.

SOUTIEN DE LA FRANCE INSOUMISE


"Ce mouvement de grève atteste ce sentiment de mépris de la politique gouvernementale et notamment, de la politique de l'Éducation Nationale", note sur France Info Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, qui manifestera cet après-midi.

BLANQUER "DONNE LE BÂTON POUR SE FAIRE BATTRE"


Toujours sur Europe 1, le maire de Béziers Robert Ménard salue les cinq en poste de Jean-Michel Blanquer. "Je l'ai trouvé plutôt bien comme ministre. Mais c'est vrai qu'il donne le bâton pour se faire battre (...) C'est trop facile d'en faire le bouc émissaire d'une politique compliquée à mettre en œuvre."

SALAIRE DES PROFS


Sur le revalorisation des professeurs, Manuel Valls estime qu'il faudra "poursuivre les efforts" fait durant ce quinquennat et le précédent. "Dans le malheur français, il y a la situation de notre école." "Le statut de nos enseignants était tellement puissant."

70% DES ÉCOLES FERMÉES A BÉZIERS


À peu près "70% des écoles seront fermées" à Béziers. "On a du mal à remplacer ceux qui ne sont pas là. Honnêtement, je n'ai jamais vu ça : une telle unanimité pour dire que c'est la pagaille", s'étonne sur Europe 1 Robert Ménard. "Les gens n'en peuvent plus. Il y a une fatigue. Ça fait deux ans que ça dure, qu'on ne sait pas comment on fait avec les enfants", assure le maire de Béziers. "Il y a une espèce d'arrogance" de l'exécutif "qui est insupportable. J'ai en tête Olivier Véran qui a raison tout les 15 jours de façon certaine, tout en changeant d'avis tous les 15 jours", conclut le soutien de Marine Le Pen.

INTERVIEW


"Je regette qu'on ne mette pas un atout de la France, qui était l'ouverture des écoles", relève sur LCI Manuel Valls. "Nous ne sommes pas au bout des conséquences d'une crise inédite", "on sent bien qu'il y a une forme de lassitude. Tout le monde doit faire attention."


Sur ceux qui appellent Jean-Michel Blanquer à démissionner, l'ancien Premier ministre estime qu'il "s'agit d'un grand républicain".

UN NOUVEAU PROTOCOLE SANITAIRE "AVEC DU DIALOGUE"


"Non, on n'est pas pour la fermeture des écoles", assure sur France Info Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui demande un nouveau protocole sanitaire "avec du dialogue". "Il faut un cadre. S'il n'y a pas deux tiers des élèves dans la classe, c'est compliqué de fonctionner et personne ne peut continuer à assurer l'enseignement", prend-il comme référence.


"Il y a une exaspération très très forte", ajoute-t-il. Son syndicat a rejoint le mouvement de contestation ce jeudi. "Ce n'est pas une grève contre le virus, c'est une grève contre l'absence de concertation, contre une forme de mépris, le changement des règles en permanence", fustige Laurent Berger.

SOUTIEN D'ÉRIC ZEMMOUR


"Je considère la grève des enseignants est légitime, le gouvernement pourrit la vie des enfants et des professeurs", fustige dans la matinale de France 2, Eric Zemmour, candidat à élection présidentielle. L'ancien polémiste assure "voir des enfants pleurer, refuser d'aller à l'école (...) et des professeurs qui ne peuvent plus enseigner correctement."


"Il faut vivre avec le virus. Cette épidémie devient endémique", pointe le candidat d'extrême droite.

"HISTORIQUE"


Sur Twitter, le Syndicat national des enseignements de second degré, qui a appelé à la contestation, parle déjà "de taux de grévistes historiques" pour ce jeudi noir.

SITUATION SANITAIRE


Les taux d'incidence de Santé publique France permettent de donner une idée de l'impact d'Omicron dans les écoles. C'est au lycée que le Covid-19 a touché le plus d'élèves, avec en moyenne deux absents par classe.

LES RAISONS DE LA COLÈRE


Une grève massive est prévue ce jeudi dans l'éducation, avec 75% d'enseignants grévistes selon le premier syndicat du primaire. Le point sur les raisons de ce mouvement.

Sujets de société
Grève des enseignants : les raisons de la colère

Grève des enseignants : les raisons de la colère

SOUTIEN DE PHILIPPE POUTOU


Le candidat à l'élection présidentielle et porte-parole du NPA Philippe Poutou soutient la grève dans les écoles. "A la veille d'une grève qui s'annonce historique, les personnels des écoles ont raison d'exiger santé et dignité", écrit-il dans un communiqué.

COMMENT LES PARENTS S'ORGANISENT


Émilie Gilles est maman de deux filles, en moyenne et petite section de maternelle. Elle a reçu un mail il y a deux jours informant qu'en raison d'un mouvement social, l'école de ses enfants sera fermée. "Franchement, c'est la surprise. On ne comprend pas, on ne s'y attendait pas du tout", confie-t-elle. 

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Grève à l’école : comment les parents s’organisent

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TOURMENTE


Contesté depuis la rentrée pour sa gestion de la crise sanitaire dans les écoles, Jean-Michel Blanquer est sous le feu des critiques, de l'opposition, mais aussi de la majorité.

ÉCOLE OUVERTE


Au Sénat, hier, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer rappelle l'importance de "l'école ouverte". "Le nouveau variant crée une réalité nouvelle, avec une forte contagion" qui décide, suivant les avis des autorités sanitaires, des nouveaux ajustements dans les écoles.


"J'entends les demandes. Il y a bien sûr d'autres choses à faire", admet le ministre. 

"ON NE FAIT PAS GRÈVE CONTRE UN VIRUS", A APPELLÉ BLANQUER


Deux jours avant un appel à la grève des enseignants qui s'annonce très suivi, Jean-Michel Blanquer a appelé à "l'unité de la Nation autour de son école", arguant qu'"on ne fait pas une grève contre un virus".

QU'EST-CE QUI VOUS ATTEND CE JEUDI ?


Ce jeudi, les profs sont dans la rue. Ils devraient y être en masse. Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, s'attend à ce que 75% des enseignants du premier degré soient grévistes ce jeudi.

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Jeudi noir dans l'éducation : ce qui vous attend ce 13 janvier

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GRÈVE MASSIVE DANS LES ÉCOLES 


C’est un jeudi noir qui s’annonce aujourd'hui dans les écoles, collèges et lycées. Après deux ans de crise sanitaire, et deux ans de protocoles face aux vagues successives du Covid-19, les personnels de l'Éducation nationale disent stop.


Ce jeudi, une dizaine de syndicats et d’organisations représentative des premier et second degrés, dans le public ou le privé, de l’enseignement agricole et des lycées professionnels, rassemblant professeurs, directeurs, infirmières, appellent à faire grève pour protester contre la gestion par le gouvernement de la crise sanitaire. 


La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) a, également, demandé aux parents de ne pas envoyer leurs enfants sur les bancs des écoles.

"Une pagaille indescriptible". C'est ainsi qu'est qualifiée la rentrée des classes, perturbée par le variant Omicron et encadrée par un nouveau protocole, qui nécessite une multiplication des tests. Le SNUipp-FSU, premier syndicat d'enseignants du primaire, et le SE-Unsa pour les écoles mais aussi les collèges et les lycées, ont lancé, vendredi 7 janvier, un appel à la grève nationale pour ce jeudi 13 janvier.

"La situation depuis la rentrée de janvier engendre (...) un sentiment fort d'abandon et de colère parmi les personnels des écoles", déplore le SNUipp-FSU dans un communiqué. Le syndicat regrette notamment le fait que "lors de la réunion sanitaire d'hier (jeudi), le ministre (Jean-Michel Blanquer, ndlr) est resté sourd une nouvelle fois aux exigences portées par les organisations syndicales pour sécuriser l'école". Il "appelle donc les personnels des écoles à se mettre en grève le jeudi 13 janvier, face au chaos mais également au mépris et aux mensonges, pour obtenir les conditions d'une école sécurisée sous Omicron."

"L'école et ses personnels ne peuvent plus tenir"

Concrètement, les enseignants ont jusqu'à lundi soir pour se déclarer grévistes. Outre le SNUipp-FSU, le SE-Unsa appelle aussi les enseignants et autres intervenants "à se mettre en grève dans les écoles, collèges et lycées (...) pour faire entendre au ministre que l'école et ses personnels ne peuvent plus tenir avec des protocoles irréalisables et changeant de jour en jour"

Depuis la rentrée de janvier, les élèves sont désormais soumis à trois tests en quatre jours, s'il y a un positif dans la classe : un antigénique ou PCR le jour de l'annonce du cas Covid, avec attestation à donner à l'école, puis des autotests à faire à la maison à J+2 et J+4. Un dispositif compliqué, alors que les cas se multiplient, avec déjà 9202 classes fermées jeudi 6 janvier, au plus haut depuis le printemps dernier. Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, qui milite pour "une école ouverte au maximum", a reconnu vendredi sur CNews que ce nouveau protocole était "extrêmement difficile" à vivre pour les familles.

Cas contact à l'école : mode d'emploi pour les autotestsSource : JT 13h Semaine
JT Perso

La règle "un cas positif = fermeture de la classe" plébiscitée

"Il s'agit de revoir le protocole avec notamment le retour à la règle protectrice 'un cas positif = fermeture de la classe', l'isolement des cas contacts intrafamiliaux et une politique de tests préventifs hebdomadaires salivaires systématiques", demande le SNUipp-FSU. Les personnels "doivent être équipés dès maintenant de masques chirurgicaux, et FFP2 pour ceux qui le souhaitent, des autotests doivent leur être fournis et les salles de classe et de restauration équipées en capteurs de CO2".

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Selon le SNUipp, "le choix politique du gouvernement est bien d'assurer l'accueil des élèves, pour permettre aux parents d'aller travailler, au dépens de la santé des personnels, de celle des enfants, de leurs familles. Sur le terrain, la réalité est bien toute autre, les directeurs, directrices et les enseignants, enseignantes ne peuvent plus exercer correctement leurs missions d'enseignement". Il réclame , par ailleurs, que "le ministère élargisse enfin le vivier de personnels remplaçants pour pallier les absences en abondant et recrutant les listes complémentaires ainsi qu'en recrutant des titulaires via un collectif budgétaire"


La rédaction de LCI

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