La grève contre la réforme des retraites se poursuit ce mercredi 8 mars au lendemain du sixième round de contestation, très suivi partout en France.
Dans les transports, encore touchés par des difficultés de circulation, le trafic restera perturbé jeudi à la SNCF et la RATP.
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LA CIRCULATION ENCORE "FORTEMENT PERTURBÉE" JEUDI À LA SNCF


La SNCF annonce que le trafic sera encore "fortement perturbé" jeudi. Un TGV Inoui et un Ouigo sur trois devraient notamment circuler, ainsi que deux TER sur cinq en moyenne, selon les régions. La compagnie ferroviaire anticipe par ailleurs un trafic encore perturbé pour la journée de vendredi. 

DES FACS BLOQUÉES


Des blocages, souvent partiels, ont eu lieu dans plusieurs établissements d'enseignement supérieur mercredi, avant une journée de mobilisation et d'action de la jeunesse jeudi. Le syndicat étudiant L'Alternative a compté mercredi à la mi-journée des blocages dans une trentaine d'établissements dont les universités de Grenoble, La Rochelle, Lille 2, Lyon 2 et 3, Rennes 2, Mulhouse, Dijon, Nantes ou Nanterre, plusieurs Instituts d'études politiques dont ceux de Paris et Lille ou des écoles nationales supérieures d'architecture comme celles de Clermont, Grenoble ou Paris-Belleville.

LE TRAFIC À PARIS TOUJOURS PERTURBÉ, DEMAIN 


La RATP prévoit un trafic "encore en amélioration" mais qui demeurera marqué par les difficultés ce jeudi. Le trafic sera "perturbé" sur le réseau métro, "quasi normal" sur le RER A avec 3 trains sur 4, mais toujours "très perturbé" sur le RER B avec a train sur 2 en heures de pointe et 2 trains sur 3 aux heures creuses. En revanche, le trafic sera "normal" sur les réseaux Bus et Tramway.

VERS DES PÉNURIES ?


Afin de protester contre la réforme des retraites du gouvernement, plus aucun carburant ne sort des raffineries françaises, en grève. Les conséquences se font déjà ressentir au niveau de certaines stations-service.

ON FAIT LE POINT

LE TRAFIC À PARIS TOUJOURS PERTURBÉ, DEMAIN 


La RATP prévient que le trafic demeurera "perturbé" jeudi dans le métro parisien et le RER B. 

MANIFESTATION POUR LES DROITS DES FEMMES


À Paris, le cortège est parti à 14 h 00 place de la République en direction de la place de la Nation. En plus de se mobiliser pour les droits des femmes, les manifestants et les manifestantes protestent contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement, vivement critiquée pour son manque d'équité vis-à-vis des femmes.

Journée internationale des droits des femmes : les femmes dans la rueSource : TF1 Info

MANIFESTATIONS DU 8 MARS


Dans le cadre de la journée internationale de la lutte pour les droits des femmes, des rassemblements se tiennent partout en France. Des manifestations sont prévues dans environ 150 villes en France, dont Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille et Nantes. L'occasion aussi de manifester contre le projet de réforme des retraites voulu par le gouvernement, vivement critiqué pour son manque d'équité vis-à-vis des femmes.

6% DES STATIONS-SERVICE FRANÇAISE EN RUPTURE


Près de 6% des stations-service de France étaient à court d'essence ou de gazole mercredi, selon des données publiques analysées par l'AFP, le secteur pétrolier mettant en cause l'inquiétude des automobilistes qui multiplieraient les pleins de précaution en raison des grèves dans les raffineries.

Urgent

GRÈVE DANS L'AÉRIEN


L'administration a exigé ce mercredi des compagnies aériennes qu'elles renoncent à 20 à 30% de leurs vols jeudi et vendredi, comme les deux jours précédents, en raison de la grève des contrôleurs aériens opposés à la réforme des retraites. 


Ce mouvement social contraint la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) à demander aux transporteurs de "réduire leur programme de vols de 20% sur l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle et de 30% sur les aéroports de Paris-Orly, Beauvais, Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes, Marseille, Montpellier, Nice et Toulouse", a annoncé la DGAC dans un communiqué. 

PERTURBATIONS DU TRAFIC AÉRIEN


La Direction générale de l'aviation civile a averti que le mouvement social contre la réforme des retraites allait continuer à perturber le trafic aérien jusqu'au 11 mars. Les arrivées et les départs des aéroports de Roissy et Orly à Paris, de Beauvais, de Bordeaux, de Lille, de Lyon, de Nantes, de Marseille, de Montpellier, de Nice et de Toulouse.

COUPURES D'ÉLECTRICITÉ VOLONTAIRES


Olivier Véran, lors de son point presse, a dénoncé les "coupures volontaires" d'électricité qui ont eu lieu durant la journée de mobilisation contre la réforme des retraites, le 7 mars. Le porte-parole a rappelé qu'il s'agissait des actions "illégales" et que ces coupures avaient des coûts, payés par les contribuables. 


Hier, la CGT Énergies 24 a revendiqué une coupure du courant dans le centre-ville de Périgueux, a effectivement rapporté France Bleu. Des particuliers, des magasins et même des administrations se sont retrouvés privés de courant pendant une demi-heure. Le tribunal a par conséquent dû interrompre ses audiences et a évacué le palais de justice. La commune d'Annonay, d'où vient Olivier Dussopt, a également été victime de coupures d'électricité.

MANIFESTATION AU MUSÉE DU LOUVRE


Dans le cadre de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et dans la continuité du mouvement de contestation contre la réforme des retraites, des salariés grévistes au musée du Louvre ont envahi la salle où est exposée la Joconde. 


Dans leur communiqué, la CGT culture indique qu'il s'agit d'"affirmer leur solidarité avec les luttes des femmes pour leurs droits partout dans le monde et pour dénoncer l’impact en France de la loi retraite sur la situation des femmes salariées."

CGT

"LE BLOCAGE, C'EST L'INVERSE DU DIALOGUE"


En sortie de conseil des ministres, Olivier Véran a ouvert son point presse quotidien en commentant l'importante journée de mobilisation qui a eu lieu hier contre la réforme des retraites. "C'est dans le dialogue que nous continuerons à faire évoluer notre projet", a assuré le porte-parole, citant notamment l'amendement concernant les retraites des femmes qui cumulent une carrière avec la maternité.


"Le blocage, c'est l'inverse du dialogue", a encore ajouté Olivier Véran qui a assuré entendre "le message des manifestants", tout en condamnant les violences et les coupures d'électricité qui avaient eu lieu en contestation avec la réforme des retraites. S'il a assuré désirer rester "ouvert au dialogue", Olivier Véran a mis en avant que c'était le temps parlementaire qui avait cours et n'a donc pas donné de date de rencontre des syndicats à l'Élysée.

MANIFESTATIONS PRÉVUES DANS LE CADRE DE LA JOURNÉE DES DROITS DES FEMMES


Cette journée de contestations contre la réforme des retraites rejoint la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, alors que le projet de réforme des retraites est vivement critiqué pour son manque d'équité vis-à-vis des femmes. 


Dans ce cadre, les syndicats FSU, CGT et Solidaires, ainsi que 45 organisations féministes, ont appelé à la "grève féministe" pour exiger "l'égalité au travail et dans la vie". "Cette année, on voit bien qu'il y a une dynamique hors du commun", a commenté Murielle Guilbert, codéléguée générale de Solidaires.


Des manifestations sont prévues dans environ 150 villes en France, dont Bordeaux, Lyon, Marseille et Nantes. Le comité d'organisation note un nombre nettement plus élevé de rassemblements prévus que l'an dernier. À Paris, le cortège partira à 14 h 00 place de la République en direction de la place de la Nation.

BLOCAGE DU PREMIER PORT CÉRÉALIER D'EUROPE


Suite à l'opération "port mort" à Rouen, "environ 300 dockers, portuaires et territoriaux, organisent le blocage de la zone portuaire via 11 points de blocage qui seront tenus jusqu’à 15 h 00. Nous laissons passer les véhicules légers, mais pas les camions", fait savoir Yann Mallet, secrétaire général de la CGT dockers de Rouen.


Gérald Le Corre, de l'union départementale CGT, a précisé que les blocages seraient maintenus "jusqu’à 15 h 00. Une grande partie de la zone portuaire est paralysée." S'étirant sur 15 kms, le port de Rouen emploie aujourd'hui plus de 18.000 personnes, des docks aux usines de transformation aux alentours. Il est le premier port céréalier d'Europe. 

UNE CINQUANTAINE D'INTERPELLATIONS LE 7 MARS


Lors de la journée de mobilisation du 7 mars, 47 interpellations ont été réalisées, principalement pour violences sur forces de l'ordre, participations à des groupements en vue de la préparation de violences contre les personnes et destructions de biens, a confirmé une source policière à TF1/LCI.


44 personnes ont été placées en garde à vue. 96 policiers ont été blessés dont 6 ont été transportés à l'hôpital. Des dommages matériels ont par ailleurs été constatés. 13 banques, 25 arrêts de bus et panneaux publicitaires, une agence d'assurance, la caserne de pompiers de Port-Royal, une agence de voyage, un commerce et 14 façades d'immeuble ont ainsi été dégradées.

INTERVENTION CONTRE DES "BLOCAGES RÉELS"


Le gouvernement fera intervenir les forces de l'ordre en cas de "blocages réels" des raffineries, a prévenu le ministre délégué aux Transports Clément Beaune, alors que des grévistes empêchent les expéditions de carburants à la sortie d'installations pétrolières. Il a néanmoins assuré que le gouvernement gardait la "porte ouverte" au dialogue.

CIRCULATION PERTURBÉE À ROUEN


Des mobilisations contre la réforme des retraites à Rouen ont perturbé la circulation dans la ville.

BLOCAGE DU PORT DE MARSEILLE


À Marseille, "tous les accès au Grand Port maritime", qui s'étend sur une surface équivalente à la ville de Paris, du quartier de la Joliette, proche du centre-ville à Marseille, jusqu'à Port-Saint-Louis-du-Rhône, en Camargue sont bloqués, a confirmé Pascal Galéoté, représentant CGT des agents portuaires du Grand Port maritime de Marseille (GPMM) et de Fluxel (opérateur des terminaux pétroliers de Fos et Lavéra), alors que la fédération nationale des ports et docks de la CGT ont appelé à une opération "port mort".


Les ports de Dunkerque, de Calais, de Saint-Nazaire, du Havre, de Rouen ou de Lille sont également concernés par cette opération.

RECONDUCTION DU MOUVEMENT À SAINT-NAZAIRE 


La mobilisation se poursuit dans la ville de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, avec la mise en place de barrages routiers, notamment du côté de la zone portuaire, dans un mouvement de contestation contre la réforme des retraites du gouvernement.

CERTAINES VILLES PEU MOBILISÉES


Si le nombre de participants a atteint des records mardi 7 mars contre la réforme des retraites, certaines villes se sont également peu mobilisées, comme il est possible de le voir dans le reportage ci-dessous.

UN RETARD À CAUSE DE LA GRÈVE


Avec la perturbation dans les transports du fait de la contestation contre la réforme des retraites, certains salariés peuvent arriver sur le lieu de travail avec plusieurs heures de retard. Leur employeur peut-il alors leur décompter leur journée ? Réponse dans l'article ci-dessous.

GRÉVISTES DANS LES PORTS


Selon le correspondant TF1/LCI, 80% des salariés au port de Calais sont en grève. Au port de Dunkerque, bloqué depuis le début de matinée afin de contester le projet de réforme des retraites, les chiffres sont encore attendus, mais devraient s'orienter aussi vers un taux de grévistes de 70 à 80%. 

"UNE MOBILISATION HISTORIQUE"


Clémentine Autain a salué "une mobilisation historique" lors du 7 mars, "tel qu'on n'en a pas vu depuis 30 ou 40 ans", alors même que le contexte économique inflationniste rend la situation des Français tendue. "Il y a des gens qui prennent des jours de grève dans un contexte de salaires en berne et d'inflation record", a rappelé la députée LFI, se disant "effrayée par le cynisme de la Macronie parce qu'elle s’appuie sur la difficulté des Français à faire une grève, notamment une grève reconductible."

BARRAGES ROUTIERS DU CÔTÉ DE CAEN


Le préfet du Calvados a indiqué des perturbations en cours du côté de Caen, suite à la mise en place de barrages filtrants et de blocages de la route. À la suite de la mobilisation contre la réforme des retraites mardi 7 mars, des syndicats ont appelé à une reconduction du mouvement aujourd'hui. 

NOUVEAU BLOCAGE ROUTIER EN COURS À RENNES


Après un premier blocage de la route à Rennes dans la nuit de lundi à mardi, un nouveau barrage de la N24 est en cours, prévient France Bleu Armorique. Du côté de Bison Futé, le site indique que la route est fermée dans les deux sens.

"JE CROIS QU'UNE MAJORITÉ SERA RÉUNIE SUR CE TEXTE"


"On fait tout pour qu'il y ait un vote explicite, ça n'a pas été possible à l'Assemblée Nationale", a regretté sur LCI le ministre des Transports Clément Beaune, fustigeant une "stratégie de blocage parlementaire de la France insoumise". En revanche, au Sénat, "il y a une accélération pour discuter aujourd'hui de l'article 7, il y aura un vote explicite d'ici la fin de la semaine je pense, ce sera une bonne chose", a-t-il avancé. 


Puis, une commission mixte paritaire réunira les deux assemblées, et "je crois  qu'une majorité sera réunie sur ce texte". "C'est mieux, c'est possible, et c'est souhaitable", a lancé le ministre, tout en soulignant que le 49.3 notamment n'est "pas illégitime". Il a appelé ainsi à ne pas "délégitimer notre propre cadre constitutionnel".

PERTURBATIONS EXCEPTIONNELLES DU TRAFIC EN ILE-DE-FRANCE


Alors que les transports sont perturbés par une mobilisation contre la réforme des retraites, Sytadin indique de très fortes perturbations sur le trafic routier en Ile-de-France. 492 kilomètres de bouchons ont été enregistrés peu avant 9h, soit bien au-delà de la moyenne, comme vous pouvez le voir dans le graphique ci-dessous.


Selon la direction des routes d'Ile-de-France, les embouteillages ont doublé en raison des grèves dans les transports aujourd'hui.

Sytadin

DES BLOCAGES DANS LES RAFFINERIES ? "ON NE LAISSERAIT PAS FAIRE"


"La grève est un droit, le blocage n'en est pas un et la violence est un délit", s'est irrité sur LCI le ministre des Transports Clément Beaune. Toutefois, seules "quelques actions irresponsables", dont des coupures d'électricité dans des juridictions, des "menaces" qu'il "condamne", ont émaillé la journée de mardi. "Il y a eu beaucoup d'actions responsables"


"S'il y avait des actions de blocages réelles dans les raffineries, on ne laisserait pas cela faire. Nous l'avons montré au mois d'octobre, qu'on ne laissera pas la vie économique essentielle du pays être à l'arrêt", a ajouté le ministre. "On a tous les outils juridiques pour intervenir si besoin."

"DES PERTURBATIONS JUSQU'À LA FIN DE SEMAINE"


Au sujet des perturbations dans les transports, "les choses vont s'améliorer un peu aujourd'hui, beaucoup plus nettement demain et vendredi", a indiqué sur LCI le ministre des Transports Clément Beaune. "Il y aura des perturbations importantes à la SNCF et la RATP jusqu'à la fin de semaine, jusqu'à vendredi au moins. Mais il y aura des améliorations réelles dès demain", a-t-il ajouté. Des précisions sont à venir dans la journée, mais il est d'ores et déjà certain que l'"on ne sera pas vendredi dans une situation normale, mais on aura quand même une amélioration dans les services publics des transports", a-t-il insisté. 


Sur l'aérien, "les perturbations vont continuer à peu près avec la même intensité, mais pas davantage", a ajouté le ministre. "On a réduit les vols par précaution, de 20% à Charles-de-Gaulle, ce sera encore le cas jeudi et vendredi, et de 30% à Orly et les grands aéroports en régions (jeudi et vendredi également). On le fait de manière préventive pour éviter les annulations de dernière minute", a précisé Clément Beaune.

FIN DES RÉGIMES SPÉCIAUX : C. BEAUNE "PAS FAVORABLE" À SON ACCÉLÉRATION 


Bruno Retailleau, président des LR au Sénat, maintient sa proposition de vouloir accélérer la fin des régimes spéciaux dès 2040, mais "le gouvernement n'y est pas favorable", a rappelé sur LCI le ministre des Transports Clément Beaune. "Changer les règles en cours de route à ceux qui avaient un contrat précédemment, ce n'est pas de l'équité, c'est de l'excès (...) ce serait aller trop loin", a-t-il poursuivi. "On garde cet équilibre, j'y suis très attaché."

BLOCAGE D'UN DÉPÔT PÉTROLIER EN GIRONDE


Depuis trois heures du matin, le dépôt pétrolier de Bassens, en Gironde, est bloqué. "Nous sommes là pour faire reculer ce gouvernement", déclare un représentant FO mobilisé sur place.

Un dépôt de pétrole bloqué en GirondeSource : TF1 Info

MOBILISATION : "C'EST UN MESSAGE QU'IL FAUT ENTENDRE"


Au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation massive contre la réforme, le ministre des Transports Clément Beaune a reconnu sur LCI une "mobilisation importante, incontestablement", "un peu plus importante que la première et deuxième journées, déjà très fortes". "C'est un message qu'il faut entendre", a-t-il reconnu, ajoutant toutefois que "la grève a été un peu moins suivie" que lors des précédents rendez-vous, notamment dans son champ, celui des transports. 


"Ce n'est pas le baromètre pour retirer un texte, il y a un débat parlementaire", a en revanche appuyé le ministre, affirmant tout de même être "sensible" à la mobilisation et ouvert au "dialogue". 

E. MACRON "A TOUJOURS ASSUMÉ ET DÉFENDU" LA RÉFORME


"L'important, c'est qu'il y ait une discussion entre l'exécutif et les responsables syndicats", a plaidé sur LCI le ministre des Transports Clément Beaune. Quant au "silence" qui est reproché à Emmanuel Macron par les organisations syndicales, "le président est concerné, (...) la réforme a été défendue par lui" et ses soutiens, a-t-il assuré. "Il n'y a pas de doute là-dessus", "il l'a toujours assumée et défendue", a-t-il poursuivi. "Personne ne peut douter du fait que cette réforme est assumée par le président", a encore insisté le ministre. 


"Le dialogue existe, il doit exister, on le fait secteur par secteur. (...) Cette porte reste évidemment ouverte au niveau du gouvernement", a-t-il ajouté.

DEMANDE DE "CONSENSUS"


Le député PS Jérôme Guedj a demandé qu'un "consensus" soit trouvé avec les syndicats et les oppositions sur la réforme des retraites, estimant qu'il y avait du temps pour cela. "On fait pause, on remet sur la table" la réforme, a-t-il appelé sur France 2, "le président Macron doit se mouiller, c'est lui le porteur de la réforme des retraites. On voit bien qu'il est en retrait pour ne pas être éclaboussé par le rejet."

"IL FAUDRA QU'EMMANUEL MACRON FASSE PREUVE DE FERMETÉ"


Invité par Public Sénat, Jean-François Copé, maire de Meaux et membre des Républicains, a défendu le projet de réforme du système des retraites, assurant que "si on le fait, ce n'est pas par plaisir." Il a par ailleurs estimé qu'il était "important" que le président reçoive les syndicats. "Pas pour céder, ce n'est pas le sujet. Mais pour les entendre et peut-être essayer de les convaincre", a-t-il déclaré.


"S'il devait y avoir des blocages massifs sur les routes, les ronds-points, les autoroutes ou les dépôts de carburants et que les enjeux stratégiques du pays étaient en cause, il faudra qu'Emmanuel Macron fasse preuve de fermeté", a-t-il néanmoins jugé. 


Jean-François Copé a également qualifié d'"obstruction" la stratégie adoptée par la gauche dans l'examen du texte au Sénat. "Quand un groupe parlementaire dépose 1000 ou 2000 amendements et que vous les feuilletez, vous comprenez que 80% d'entre eux sont stupides. Ils ne sont faits que pour retarder et faire durer", a-t-il expliqué sur Public Sénat.

DROITS DES SALARIÉS


La grève perturbe les transports, si bien que certains pourraient être tentés de faire du télétravail pour éviter les galères. Mais l'employeur peut-il s'y opposer ? Réponse dans l'article ci-dessous.

"LA PORTE DU GOUVERNEMENT EST PLUS QU'OUVERTE"


Le porte-parole Olivier Véran, invité de RTL, a assuré que "la porte du gouvernement est plus qu'ouverte" aux syndicats, abondant dans la déclaration du ministre délégué aux Comptes publics, Gabriel Attal, en réponse à la demande de l'intersyndicale d'être reçue "en urgence" par Emmmanuel Macron.


Gabriel Attal avait expliqué, à la suite de la journée de mobilisation contre la réforme des retraites, que la porte du gouvernement "est toujours ouverte pour échanger avec les organisations syndicales et plus largement avec les Français."


"C'est la Première ministre et le gouvernement qui sont en train de mener ce texte dans son cheminement parlementaire", a ajouté Olivier Véran, précisant que le président de la République "est dans le respect des institutions".

TRAFIC TOUJOURS PERTURBÉ À LA SNCF


La direction de la SNCF a indiqué "une légère amélioration" du trafic pour ce mercredi 8 mars qui reste néanmoins perturbé. Un tiers des trains circulent. Du côté du TER, il y aura un train sur trois. Pour les Intercités, un train sur cinq circulera.

grève du 8 mars : le trafic toujours perturbé dans les transportsSource : TF1 Info

BLOCAGE DU PORT DE DUNKERQUE


Des salariés sont réunis devant le port de Dunkerque pour le bloquer, comme il est possible de le voir sur la photo ci-dessous. La fédération nationale des ports et docks de la CGT a effectivement lancé une opération "port mort" qui est suivi sur ce site.


"Port mort, c'est plus d'entrée, plus de sortie de navire, donc concrètement, plus d'entrée, plus de sortie de marchandises", explique un représentant CGT, qui prévient : "Je pense que c'est parti pour durer, si on n'est pas entendu par le gouvernement."

Zack Ajili

DES EXPÉDITIONS DE CARBURANTS TOUJOURS BLOQUÉES


Les expéditions de carburants étaient toujours bloquées mercredi matin à la sortie des raffineries du groupe TotalEnergies en France, afin de protester contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, a affirmé la CGT-Chimie.


Selon Eric Sellini, élu national de la CGT-Chimie, "les gros sites d'expédition de TotalEnergies sont à l'arrêt. La grève a été reconduite dans les établissements de TotalEnergies à la Mède, Donges, la raffinerie de Normandie, Feyzin et Flandres, avec des taux de grévistes entre 70% et 100%".


Côté Esso-ExxonMobil, la raffinerie de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) comptait 86% de grévistes parmi les équipes du matin. Celle de Gravenchon (Seine-Maritime) "était en grève cette nuit", selon Eric Sellini, qui fait également état de 80% de grévistes sur le site de Lavéra (Sud-Est) du groupe Petroineos, filiale du britannique Ineos et de PetroChina.

DE NOUVELLES JOURNÉES DE MOBILISATION


Au-delà de la reconduction de la grève dans différents secteurs, l'intersyndicale professionnelle a annoncé hier, après une journée de mobilisation qualifiée d'historique, deux nouvelles dates de manifestations. Retrouvez le calendrier complet dans l'article ci-dessous.

GRÈVE RECONDUITE À LA RAFFINERIE DE PORT-JEROME


Les salariés ont décidé de poursuivre la grève à la raffinerie ExxonMobile de Port-Jérôme-Gravenchon, rapporte la correspondante de TF1/LCI.

Grève reconduite à la raffinerie de Port-JérômeSource : TF1 Info

CLÉMENT BEAUNE SUR LCI


Clément Beaune, le ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé des Transports, est l'invité d'Adrien Gindre ce mercredi à partir de 8h30.

LA SITUATION DES STATIONS ESSENCE


Parmi les quelques 9900 stations-services actives en France et recensées sur le site du gouvernement, prix-carburants.gouv.fr, le site penurie.mon-essence.fr recensait 132 stations essence en rupture totale et 406 en rupture partielle. Malgré le blocage des raffineries, les stocks sont donc assurés dans la plupart des stations de France.


La direction de TotalEnergies avait indiqué lundi qu'il n'y avait à ce stade "pas de manque de carburants" dans ses stations, ajoutant que "les stocks en dépôts et en station-service sont à un niveau élevé". Elle assurait aussi que ses équipes étaient mobilisées pour faire face à une demande qui pourrait être plus soutenue que d'habitude, disposant de moyens logistiques supplémentaires le cas échéant.

DES STOCKS DE CARBURANTS TOUJOURS PLEIN


À Marseille, les stations services sont bien ouvertes, rapporte le correspondant de TF1/LCI sur place, les stocks étant suffisamment plein. Des bidons de 5 litres dans les magasins de bricolage sont néanmoins parfois en rupture, signifiant que certains automobilistes font quelques réserves.

Des stocks de carburants toujours plein à MarseilleSource : TF1 Info

DES TERMINAUX MÉTHANIERS TOUJOURS À L'ARRÊT


Dans un effort de contestation contre le projet de réforme des retraites, trois des quatre terminaux méthaniers que compte la France sont toujours à l'arrêt. 

L'INCINÉRATEUR D'IVRY BLOQUÉ DEPUIS LUNDI


Égoutiers et éboueurs se sont réunis devant l'incinérateur d'Ivry-sur-Seine, près de Paris, pour le bloquer depuis lundi, en contestation de la réforme des retraites voulue par le gouvernement. 


"On n'a rien à perdre", estime Julien Lejeune, agent de maîtrise de l'assainissement des égouts de Paris et syndiqué à la CGT, "nous pour les égoutiers et les éboueurs, qui ont une pénibilité et une espérance de vie bien moindre que le reste de la population, on espère un maintien de notre retraite anticipée."

Déchets : les grévistes bloquent l'incinérateurSource : TF1 Info

UNE GRÈVE RECONDUITE DANS LES TRANSPORTS 


Après une journée de mobilisation massive, le mouvement contre la réforme des retraites va se poursuivre mercredi. Dans les transports, des perturbations sont encore à prévoir, bien que moindre par rapport à hier.

OPÉRATION "PORT MORT"


À Dunkerque, dans les Hauts-de-France, les salariés ont décidé de bloquer le site, en souhaitant bloquer le terminal méthanier comme celui permettant la circulation de passagers du port, rapporte le correspondant TF1/LCI, sur place.

Dunkerque : les pêcheurs en opération "port mort"Source : TF1 Info

LA RAFFINERIE DE GRAVENCHON DÉBLOQUÉE ?


À la suite d'un vote en assemblée générale, les salariés de la raffinerie ExxonMobile de Gravenchon, en Normandie, ont décidé de ne pas poursuivre le mouvement, rapporte la journaliste TF1/LCI. Les salariés doivent encore décider de la manière dont ils vont continuer à se mobiliser. En attendant, la raffinerie est toujours bloquée.

Raffineries : les dépôts toujours bloqués ?Source : TF1 Info

FORTE MOBILISATION MARDI


Entre 1,28 million et 3,5 millions de manifestants ont défilé partout en France mardi.

Bonjour à toutes et tous, et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à la réforme des retraites et à la grève du 8 mars.

Encore des difficultés à prévoir. La grève reconductible contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, actuellement examiné au Sénat, se poursuit ce mercredi 8 mars. Au lendemain de la sixième journée de contestation qui a rassemblé entre 1,28 million et 3,5 millions de personnes dans la rue, selon le ministère de l’Intérieur et les organisateurs, des perturbations devraient encore avoir lieu dans les transports, à la RATP, la SNCF ou dans l'aérien.  

 

À Paris comme en régions, de nouvelles manifestations doivent également avoir lieu. Alors que la journée internationale des droits des femmes a lieu ce mercredi, l’intersyndicale, qui a d’ores et déjà annoncé de nouvelles journées de mobilisation, a réitéré son soutien aux actions prévues, appelant à "pointer la détérioration particulière de la situation des femmes"

Suivez les dernières informations sur la réforme des retraites et la mobilisation des opposants au projet du gouvernement dans le fil ci-dessus.


La rédaction de TF1info

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