Le mouvement de grève du mardi 18 octobre

Grève du 18 octobre : entre 107.000 et 300.000 manifestants à travers la France

Publié le 18 octobre 2022 à 6h00, mis à jour le 18 octobre 2022 à 21h03
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Ce mardi, entre 100.000 et 300.000 personnes ont manifesté à travers la France pour demander une hausse des salaires, dans un contexte fortement inflationniste.
À Paris, des incidents sont survenus en fin d'après-midi, avec quelques vitrines brisées par des casseurs et des affrontements entre des Black Blocs et les forces de l'ordre.
Revivez cette nouvelle journée de grèves.

Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue mardi en France pour la journée de "mobilisation et grève" interprofessionnelle pour une hausse des salaires et contre les réquisitions de grévistes dans les raffineries. Au total, 107.000 personnes ont manifesté selon l'Intérieur, "près de 300.000" selon la CGT, organisatrice de cette journée avec FO, Solidaires, la FSU et les organisations de jeunesse Fidl, MNL, Unef et la Vie lycéenne. 

Lors de la précédente journée de mobilisation interprofessionnelle, la CGT avait dénombré moins de participants (250.000) mais l'Intérieur davantage (118.500). 

FIN DE CE LIVE


C'est la fin de ce live, merci de l'avoir suivi !

BLACK BLOC


"Notre service d'ordre n'est pas dépassé", assure Philippe Martinez. "Il  y a malheureusement, depuis des années, des gens à l'extérieur des cortèges" qui cassent et affrontent les forces de l'ordre. Martinez appelle les policiers à "faire la différence entre ceux qui viennent défiler pacifiquement et ceux qui viennent faire autre chose". 

ÉLECTRICITÉ CET HIVER

"Chez EDF, il y a des alertes de grèves depuis des mois. Les salariés disent qu'ils manquent de personnel, qu'is manquent de compétences pour s'occuper des centrales nucléaires", explique Martinez, en réponse aux possibles blocages énergétiques cet hiver suite aux grèves. 


"Il est temps d'écouter les salariés. La solution c'est de passer à l'étape supérieure : la grève", insiste-t-il. 

COMPTAGE DES GRÉVISTES 


"Il faut arrêter avec le comptage des grévistes. Il y a un fort pourcentage de grévistes, et c'est pour cela qu'il y a des réquisitions, ce que nous contestons. Il y a un ras-le-bol, car la vie est difficile. Évidemment, sans essence, cela perturbe fortement la vie des citoyens. Ce qu'il faut regarder maintenant, c'est est-ce qu'on règle la question des salaires dans ce pays ", interroge le secrétaire général de la CGT. 


Pour lui, la loi sur le pouvoir d'achat proposée par le gouvernement ne "comporte pas une seule fois le mot salaire". "Nous réclamons depuis des mois et des mois une augmentation substantielle du SMIC, de 2000 euros, ça c'est le rôle de l'État", affirme Martinez.

"IL Y AURA DES SUITES"


"Il y aura des suites sous des formes à définir", estime Philippe Martinez. "Le mécontentement est toujours là. On a toujours dit qu'il y a des reconductions de grèves, ça se décide dans les assemblées générales. Ce sont les salariés qui décident qu'ils poursuivent ou pas", précise-t-il. 


Quant au blocage des raffineries, Philippe Martinez précise que sans ces grèves, "il n'y aurait pas eu d'augmentation de salaires". "Je discute avec les grévistes pour savoir où on en est", ajoute-t-il, sans préciser l'issue de ces négociations. Les salariés de Total réclament une augmentation de 10%, le groupe leur a accordé 7%, ce qu'ils refusent pour l'instant.

PHILIPPE MARTINEZ


Quel bilan à cette journée de manifestations ? "On était plus nombreux et dans les manifestations et en grève que le mouvement organisé le 29 septembre", selon Philippe Martinez, invité de LCI. Le secrétaire général de la CGT défend un "mouvement d'ampleur", qui a attiré "beaucoup de nouvelles personnes".


Ce mouvement est donc "plus fort que la dernière fois, avec toujours un gros mécontentement sur la question des salaires", ajoute le représentant syndical.

SALAIRE POLEMIQUE 


Accusé de s'être "augmenté de 52%", le PDG de TotalEnergies a voulu rétablir la vérité sur Twitter. Patrick Pouyanné a donc dévoilé l'évolution de son salaire depuis 2017, son salaire annuel avoisinant les 6 millions d'euros. Des révélations qui ont provoqué un tollé à gauche, en pleine journée de mobilisation interprofessionnelle.

ENTRE 107 000 ET 300 000 MANIFESTANTS


La journée nationale d’action "pour les salaires et la défense du droit de grève" a mobilisé 107 000 participants (dont 13 000 dans la capitale), annonce le ministère de l'Intérieur. La CGT, elle, indique qu'ils étaient près de 300.000 manifestants dans tout le pays. 


9 policiers ont été blessés légèrement, dont 8 à Paris, précise le ministère, qui ajoute qu'aucun manifestant n'a été blessé. Au cours de cette journée, émaillée par des tensions entre casseurs et forces de l'ordre, notamment à Paris, 15 interpellations ont eu lieu, dont 11 à Paris. 

"70.000 MANIFESTANTS" A PARIS 


À Paris, la CGT a revendiqué plus de 70.000 manifestants dans le cortège.

GRÈVE RECONDUITE DANS PLUSIEURS SECTEURS


Le syndicat Solidaires, qui a pris part aux manifestations en France ce mardi, appelle à des "suites rapides" à cette journée de mobilisation, dans un communiqué. "D'ores et déjà, des reconductions ont été annoncées dans l'énergie, les transports, les universités, l'éducation", écrit le syndicat. "Solidaires soutient ces reconductions, et appelle à la tenue d'assemblées générales dans tous les secteurs en lutte", ajoute encore le groupe. 

6 INTERPELLATIONS A PARIS


La manifestation parisienne pour les salaires et le droit de grève a été émaillée d'incidents mardi, avec quelques vitrines brisées par des casseurs, ont constaté des journalistes de l'AFP. 


Les vitres d'un établissement bancaire CIC et d'un concessionnaire de moto BMW ont notamment été brisées boulevard Montparnasse, et des manifestants vêtus de noir ont affronté les forces de l'ordre. Des fumigènes étaient également visibles en plusieurs endroits. La préfecture de police a fait état de 6 interpellations.


L'ambiance de la manifestation est "calme globalement", a néanmoins indiqué une source policière.Environ 200 personnes vêtues de noir, dont une soixantaine de l'ultra-gauche, "ont constitué un bloc", avec la volonté d'en découdre, a-t-on indiqué de même source. "On intervient dès qu'ils se regroupent et tentent de casser".

CASSEURS 


Au milieu du cortège parisien, des casseurs s'affrontent avec les forces de l'ordre, et dégradent du mobilier urbain, sous les applaudissements de certains manifestants. La préfecture de police indique qu'un black bloc de 200 casseurs est présent dans la manifestation. 

Un Black Bloc au milieu du cortège à ParisSource : TF1 Info

SNCF 


La SNCF prévoit un "retour progressif à la normale" mercredi, indique le groupe dans un communiqué. 


"Des perturbations sont néanmoins encore possibles localement notamment sur certaines lignes Transilien en Ile-de-France", prévoit encore la SNCF. "Les circulations TGV nationales et internationales seront quasi-normales, et les circulations INTERCITES légèrement perturbées", ajoute-t-elle. 

TENSIONS A PARIS


Des tensions ont éclaté à Paris, entre casseurs et forces de l'ordre. 

Manifestation du 18 octobre : premiers heurts entre casseurs et forces de l'ordre à ParisSource : TF1 Info

PARIS 


Présente dans le cortège parisien, notre envoyée spéciale Maurine Bajac constate qu'il y a beaucoup de jeunes travailleurs, ou d'étudiants parmi les manifestants. Ils réclament la protection du droit de grève et l'indexation des salaires sur l'inflation. 

Manifestation à Paris : les manifestants demandent l'indexation des salaires sur l'inflationSource : TF1 Info

"CETTE GRÈVE NE SERT EN RIEN L'INTÉRÊT GÉNÉRAL" 


Pour Aurélien Pradié, député LR du Lot, la grève en cours dans les raffineries "ne sert en rien l'intérêt général". Invité sur le plateau de LCP, l'élu dénonce le blocage du pays par une "poignée de manifestants". 

'IL EST TEMPS QUE LE TRAVAIL REPRENNE"


La Première ministre, Elisabeth Borne, a livré un nouveau message de fermeté, ce mardi à l’Assemblée nationale, à l'attention des salariés grévistes encore mobilisés sur des sites TotalEnergies.

LES MANIFESTATIONS EN CHIFFRES 


Les manifestations en cours dans plusieurs grandes villes rassemblent des milliers de personnes, selon les informations de la police, transmises à l'AFP : 


- 2200 personnes à Marseille 

- 1100 personnes à Strasbourg 

- 3650 personnes au Havre 

- 2600 personnes à Rennes

- 1800 personnes à Montpellier

SANDRINE ROUSSEAU 


La députée EELV est aussi au rendez-vous donné par les syndicats, dans les rues Paris. 

NUPES


Plusieurs députés de la Nupes se trouvent dans le cortège parisien. 

LE CORTÈGE S'ÉLANCE A PARIS 


Notre journaliste, présente au départ du cortège à Paris, ou plusieurs milliers de personnes se sont élancées vers 14 h 15 de la place d'Italie, fait le point. 

TRANSPORTS 


Avec un appel à la grève et au pouvoir d'achat, ce mardi 18 octobre est une journée particulière. Dans les transports, c'est dans les TER et les intercités que les perturbations sont plus fortes. Toutefois, de manière générale, le trafic n'est pas trop affecté. 

Transports : des perturbations mais pas de grande galèreSource : JT 13h Semaine

ÉLECTRICITÉ


Une "prolongation du mouvement social" dans les centrales nucléaires "aurait des conséquences lourdes" sur l'approvisionnement en électricité au "cœur de l’hiver", estimé mardi RTE. Le gestionnaire du réseau de transport d'électricité en France estime toutefois "très faible" à "modéré" le risque pour la sécurité d'approvisionnement en électricité dans les prochaines semaines.

PARIS


Le cortège parisien vient de s'élancer de la Porte d'Italie. "Quelques milliers de personnes sont réunies", indique Marine Bajac, envoyée spéciale de LCI. 


Les manifestants vont se rendre place Vauban, dans le VIIe arrondissement, en empruntant le boulevard Saint-Jacques, Denfert-Rochereau, les boulevards du Montparnasse puis des Invalides. 

Le cortège parisien lors de la journée de grève intersyndicale du 18 octobre.
Le cortège parisien lors de la journée de grève intersyndicale du 18 octobre. - LCI

"UN MOUVEMENT QUI S'INSCRIT DANS LE TEMPS"


Présent dans le cortège ce mardi 18 octobre, le secrétaire général de la CGT a réagi. Il a notamment fait part de son souhait de voir le mouvement perdurer.

DIFFICULTÉS


"Dans les entreprises, il y a des difficultés à venir. Tout ceci (ces mouvements de contestation, ndlr) provoque une sorte de prise de conscience", affirme mardi Thibault Lanxade, PDG du groupe Luminess et vice-président du Medef. Il y a une "forme d'inquiétude pour un patron de TPE-PME. On a une inflation qui touche aussi les matières premières, le spectre de la récession", ajoute-t-il. 


"Quand on voit les débordements dans certains centre-villes, on peut craindre une forme d'embrasement. Il faut être extrêmement attentif à ces agitations", appelle-t-il sur LCI. "Tout cela n'augure pas de bonnes choses pour l'année 2023", conclut-il. 

RENNES


Environ 2 600 personnes, selon la police, ont manifesté mardi à Rennes. Ils étaient 4 500, selon la CGT. "Ça ne peut plus durer, ça va péter" scandait la tête du cortège.

LE HAVRE


Au Havre, environ 3 650 personnes ont défilé dans les rues. Parmi elles figuraient des salariés de la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville-L’Orcher, a indiqué la police. 

MARSEILLE 


À Marseille, 2200 personnes ont manifesté, selon la police, affichant des pancartes de "soutien aux grévistes des raffineries". Ils ont aussi montré leur opposition à la réforme des lycées professionnels voulue par le gouvernement.

UNE TRENTAINE DE LYCÉES BLOQUÉS POUR LE MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE


Selon le syndicat lycéen La Voix lycéenne, qui a appelé à la mobilisation "contre la réforme du lycée professionnel, et pour dire non à la sélection et à Parcoursup, pour réclamer des moyens dans l'éducation et en soutien au mouvement de grève", "près de cent lycées" étaient bloqués à 10 h 00 "partout en France". Un autre syndicat, le MNL, parlait de 450 blocages.


De son côté, le ministère de l'Éducation a recensé une trentaine de blocages et une centaine d'incidents en France. À Paris, les lycées Voltaire, Arago, Hélène Boucher, Montaigne ou Racine étaient notamment bloqués, ont constaté des journalistes de l'AFP.


Des blocages de lycées avaient également lieu à Tours, Angers, Marseille, Douarnenez, Mulhouse, Narbonne ou Toulouse, selon La Voix lycéenne. De source policière, seuls "une douzaine" d'établissements étaient bloqués à 9 h 00 hors Paris et proche banlieue.

FAIBLE MOBILISATION DES ENSEIGNANTS


Alors que le cortège s'apprête à débuter à Paris, les chiffres du ministère de l'Éducation nationale montre une faible mobilisation des enseignants. 6% d'entre eux sur le territoire métropolitain se sont déclarés en grève.

DROIT DU TRAVAIL


Alors que la grève immobilise une partie du trafic SNCF, il peut être difficile de se rendre sur son lieu de travail. Le droit du travail prévoit-il une solution en cas d'empêchement ? Éléments de réponse.

LA GRÈVE SE POURSUIT CHEZ TOTALENERGIES ?


Les représentants CGT des sites pétroliers de TotalEnergies, en grève depuis trois semaines et encore aujourd'hui, se réuniront en début de soirée ce mardi, vers 18 heures. L'occasion de discuter de la suite à donner à leur mouvement de revendications salariales et d'une reconduction du mouvement.


"On verra la suite, si on poursuit, ou pas, ou partiellement. Cela dépendra notamment de la journée d'aujourd'hui, cela redonne de l'élan et il y a toujours ce sentiment de colère. On verra si cela suffit pour pousser le mouvement. Et in fine ce sont les salariés qui voteront", a annoncé le coordinateur CGT pour TotalEnergies, Eric Sellini, à l'AFP.

450 LYCÉES BLOQUÉS


De nombreux lycées ont également rejoint par solidarité l'appel des syndicats pour une mobilisation nationale pour la hausse des salaires et la défense du droit de grève.


Selon le syndicat lycéen, le Mouvement National Lycéen, à 11 heures, 450 lycées étaient bloqués et 500 sont mobilisés. "Des milliers de lycéen-nes dans la rue !", ajoute le syndicat.

"UNE MARQUE DE SOUTIEN"


Quarante-huit heures après la marche de la Nupes contre la vie chère et alors que ce sont les syndicats qui ont appelé à la mobilisation, Jean-Luc Mélenchon se trouvait à l'assemblée générale des cheminots à la Gare de Lyon, à Paris, le 18 octobre 2022. "C'est une marque de soutien, de fraternité. C'est dur de faire la grève, contrairement à ce que disent certains", a déclaré le fondateur de la France insoumise afin d'expliquer sa venue.

JULIEN DE ROSA / AFP

VERS LA RECONDUCTION DU CÔTE DES CHEMINOTS ?


Les cheminots "sont déterminés", a affirmé sur Twitter le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun, pour qui la "tendance" est à la poursuite du mouvement, alors que les vacances de Toussaint commencent vendredi soir. Selon lui, "1/3 des AG reconduisent. Et les autres demandent une nouvelle journée d’action". Côté RATP, le mouvement ne devrait pas être reconduit mercredi, assure Bertrand Hammache (CGT).

MOBILISATION A STRASBOURG, AVEC YANNICK JADOT OU MANON AUBRY


À Strasbourg, quelques centaines de personnes avaient répondu à l'appel à manifester, dont l'ex-candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot, qui a pointé des demandes "totalement légitimes" face à "une explosion des prix de l'énergie, de l'alimentation".


L'eurodéputée LFI Manon Aubry est également passée, "afin d'apporter mon soutien aux syndicats qui marchent pour défendre le droit de grève et exiger une hausse générale des salaires", a-t-elle écrit sur Twitter.

TIRS DE MORTIERS AU COLLÈGE JOLIOT-CURIE


Mobilisé depuis une semaine, mais concerné par le mouvement social mené au niveau national, le lycée Joliot-Curie, à Saint-Nazaire, a de nouveau été le lieu de violents échanges entre la police et les lycéens mobilisés.  


Des tirs de mortiers d'artifice, dans plusieurs directions, ont eu lieu peu après 10 h 00, en réponse à deux interpellations de la police qui dispersait un groupe de jeunes portant des capuches et habillés de noir stationnés en face du lycée, sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Jusque-là, la situation avait été calme, avec notamment une forte présence des médiateurs de la Ville de Nanterre (Hauts-de-Seine), selon un journaliste de l'AFP présent sur place.

FAIBLE MOBILISATION DE L'ÉDUCATION NATIONALE  


Suite à l'appel à la mobilisation interprofessionnelle, le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a communiqué les taux de participation au mouvement social pour la totalité des académies métropolitaines. 


En moyenne, ce sont 5,67% du personnel de l'Éducation nationale qui sont mobilisés. 6% des enseignants sont mobilisés. Seuls 2,48% des enseignants du 1er degré font grève contre 9,57% chez les enseignants du second degré (collège et lycée). Parmi eux, la mobilisation est particulièrement forte dans les lycées professionnels (22,94%), où un mouvement social était déjà annoncé depuis un mois. 

UN MOUVEMENT SUIVI A LA SNCF ET A LA RATP


La circulation des trains régionaux est perturbée, avec un TER et un train Intercités sur deux en moyenne, ainsi que sur les réseaux d'Ile-de-France opérés par la SNCF. La circulation des TGV ne serait pas impactée. Le mouvement pourrait être reconduit, alors que les vacances de la Toussaint débutent vendredi.


Du côté de la RATP, le trafic des bus est également dégradé avec deux bus sur trois en moyenne, tandis que le trafic du métro est quasi normal. Trois RER sur quatre fonctionnent sur les portions des lignes A et B opérées par la RATP.

MOBILISATION DANS LE SUD


En Corse, mais aussi à Marseille, plusieurs cortèges ont également démarré en cette journée de mobilisation nationale. 

DES RASSEMBLEMENTS PARTOUT EN FRANCE


Selon la CGT, ce sont 150 rassemblements qui ont été déclarés et qui se poursuivront un peu partout en France, appelés par les syndicats, dont la CGT et Force ouvrière. À Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-dôme, le rassemblement a déjà commencé.

DES ENTREPRISES À L'ARRÊT


À la suite de l'appel à la grève interprofessionnelle, ce mardi, de nombreuses professions sont touchées par cette mobilisation. À Beauvais, le quotidien Le Courrier Picard rapporte que les lignes de production de l’entreprise Viskase sont à l’arrêt depuis ce matin et qu'une vingtaine de personnes se sont réunies devant le site pour tenir le piquet de grève. Les grévistes demandent notamment une hausse des salaires face à l'inflation et une plus grande équité dans la rémunération des heures supplémentaires.

MOBILISATION DES LYCÉES


Se joignant à la journée de mobilisation, plusieurs de lycées en France ont été bloqués. C'est le cas à Nanterre, au lycée Joliot-Curie mais aussi à Toulouse ou encore à Poitiers où trois lycées sont bloqués, selon les Jeunes communistes du département.

DÉBUT DES BLOCAGES


À Saint-Nazaire, la police annonce une circulation perturbée, alors la route est bloquée par des poubelles, et appelle à la vigilance.

AUGMENTATION DES SALAIRES DANS LA FONCTION PUBLIQUE


Les négociations salariales annuelles dans la fonction publique seront ouvertes au début de l'année 2023, a annoncé mardi le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini, au moment où plusieurs syndicats ont appelé à la grève pour une augmentation du point d'indice. 


"La question des salaires, d'un commun accord avec les organisations syndicales, nous avons décidé de l'ouvrir en janvier 2023, mais après les élections professionnelles (de décembre, ndlr). C'était la demande des organisations syndicales", a-t-il expliqué sur Public Sénat. Le ministre a rappelé le dégel du point d'indice, la base de rémunération commune aux 5,7 millions d'agents publics, revalorisé de 3,5% au début de l'été. Une hausse qui s'ajoute "aux augmentations moyennes de 1,5%", ce qui "correspond à peu près au niveau d'inflation constaté sur 2022", estime-t-il. 

UN MARDI VRAIMENT NOIR ?


En ce mardi 18 octobre, balisé "journée de grève interprofessionnelle", à quoi faut-il s'attendre ? Des perturbations sont à prévoir dans les transports publics, les écoles, les crèches et les administrations. Quatre syndicats, dont la CGT et Force ouvrière, appellent à un mouvement social.

Sujets de société
Journée de grève : un mardi vraiment noir ?

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CONTRAT DE CONFIANCE 


Karl Olive a fustigé mardi le fait que le "contrat de confiance" entre TotalEnergie et ses salariés n'ait "pas été respecté de part et d’autre". D'une part, "nous avons incité TotalEnergies à redistribuer une partie de ses profits. Elle ne l’a fait qu’une fois la grève établie", tance-t-il. D'autre part, "la CGT n’a pas respecté l’accord signé par la majorité des syndicats", ajoute le maire de Poissy et député des Yvelines. 

HAUTS-DE-FRANCE


Le mouvement de grève "perturbe très fortement le trafic TER Hauts-de-France ce mardi", a averti la SNCF. 

RER


La RATP et la SNCF ont annoncé des perturbations à venir ce mardi, en raison de la grève interprofessionnelle. Sur le quai du RER D à la gare de Lyon à Paris, à 7h00, les passagers se montraient résignés. Il faut dire que nombre d'entre eux sont habitués des perturbations qui touchent souvent cette ligne, grève ou pas. 


"J'en ai pour 2 à 3 heures, contre 1h30 normalement, puisque le RER D ne continue pas après Châtelet", se désole tout de même Yera Diallo, interrogée par l'AFP. "Et ce soir, je n'ai aucune idée de comment ça va se passer", soupire-t-elle. 

"UN SIGNE FORT"


"Pour que l'on sorte de cette crise, de cette situation de blocage, il faut que le gouvernement envoie un signe fort sur la répartition des richesses et la hausse des salaires", estime Fabien Roussel, ce mardi sur BFMTV. "Je vais déposer une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour rétablir l'échelle mobile des salaires, qui existait jusqu'en 1982", annonce le député communiste. "Ce mécanisme impose, par la loi, que l'ensemble des salaires au-dessus du Smic évolue automatiquement en fonction de l'inflation", ajoute-t-il. 

SALAIRES


"Je pense qu'il y a un problème de salaires" en France, affirme ce mardi Gérald Darmanin, ce mardi sur RTL. "Il faut qu'une partie du patronat puisse augmenter les salaires quand c'est possible", ajoute-t-il. 


Le ministre de l'Intérieur a également estimé que la grève et les manifestations prévues en ce 18 octobre "sont normales". "C'est un droit constitutionnel", rappelle-t-il. 

TRAVAIL


Alors qu'un appel à la grève a été lancé dans les transports ce mardi, se rendre sur son lieu de travail pourra se révéler compliqué pour certains. Le droit du travail prévoit-il une solution en cas d'empêchement ? Éléments de réponse.

MARTINEZ


À quand la fin de la grève dans les raffineries ? "Bientôt", répond mardi Philippe Martinez, "dès qu'une négociation pourra avoir lieu pour corriger un accord de proposition salariale qui ne correspond pas aux attentes des grévistes". "On dit 7%, qui correspond à l'inflation, et 3% qui correspond au partage des richesses", ajoute-t-il sur RTL. 


"S'il n'y avait pas eu grève chez Total, il n'y aurait pas eu de négociations ni d'augmentation de 5% des salaires", a encore souligné le secrétaire général de la CGT. 

TRAIN


L’appel à la mobilisation est “fortement suivi", a affirmé mercredi Erik Meyer, secrétaire fédéral Sud-Rail, sur Franceinfo. "On compte plus d’un conducteur de train sur deux en grève, à peu près la même chose en contrôleurs, 30% des agents de maintenance", a-t-il indiqué. 


Le représentant n'écarte pas que le mouvement se poursuive jusqu'aux vacances de la Toussaint. "Tout dépendra des propositions qui seront posées sur la table par la direction", menace-t-il. 

ÉCOLES


Avec le mouvement social de ce mardi 18 octobre, les parents sont dans le flou concernant les perturbations dans les établissements scolaires de leurs enfants. 

Grève : dans les écoles, les parents dans le flouSource : TF1 Info

SONDAGE 


Selon un sondage "Opinion en direct" réalisé par l'institut Elabe pour BFMTV et publié ce mardi, 49% des Français désapprouvent le mouvement de grève prévu ce mardi. Au contraire, 39% des habitants de l'Hexagone disent le soutenir. Les retraités (62% y sont opposés ou hostiles) présentent les taux de rejet les plus importants. 

SNCF


Aujourd'hui, la grève nationale de salariés de la SNCF devrait perturber le trafic. En moyenne, un train régional sur deux devrait rouler, mais les TGV circuleront presque normalement. Le point sur l'impact attendu sur les RER, TER et TGV.

GRÈVES ET MANIFESTATIONS


Dans un contexte rendu inflammable par la grève dans les raffineries, et à quelques jours des départs en vacances, les salariés du public et du privé sont appelés à cesser le travail et manifester aujourd'hui, pour la hausse des salaires et contre les réquisitions de grévistes.


Soucieux de régler les difficultés d'approvisionnement en carburant des Français "le plus vite possible", Emmanuel Macron a convoqué hier après-midi une réunion à l'Élysée. "Le président de la République en a appelé à l'esprit de responsabilité de tous et a mis en exergue les conséquences insupportables pour ceux qui souffrent quotidiennement de cette galère", a indiqué un participant à cette réunion, sous couvert d'anonymat.

À QUOI S'ATTENDRE ? 


De nombreux secteurs ont déposé des appels à la grève pour aujourd'hui : fonction publique, énergie, transports publics, routiers, agroalimentaire, commerce...

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la grève de ce mardi.

À Paris, le cortège - fort de plus de 70.000 manifestants selon la CGT, 13.000 selon la police - s'est élancé vers 14H15 de la place d'Italie, derrière une banderole appelant à des augmentations de salaires et au "respect du droit de grève". Des incidents sont survenus en fin d'après-midi, avec quelques vitrines brisées par des casseurs et des affrontements, notamment à coup de projectiles, entre des manifestants vêtus de noir et les forces de l'ordre.

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Ils étaient aussi entre 2.100 (police) et 7.000 (CGT) à Bordeaux. Et, selon la police, 3.650 au Havre, 1.800 à Montpellier, 2.200 à Lyon et 2.700 à Lille, 2.600 à Rennes, où le cortège scandait "Ça ne peut plus durer, ça va péter". À Nantes, la CGT a recensé 4.000 participants. Toulouse, Bastia ou Ajaccio, étant aussi mobilisés. 

Dès le début de matinée, plusieurs lycées ont été bloqués, notamment à Paris. Le ministère de l'Éducation a annoncé un taux de grévistes de 5,67%, grimpant à 22,94% dans les lycées professionnels mobilisés contre la réforme voulue par le gouvernement. Dans la fonction publique d'État, 5,04% de grévistes étaient recensés à la mi-journée. Dans les transports, la grève a été modérément suivie à la RATP et n'a pas entraîné de problèmes majeurs sur le réseau SNCF, malgré des perturbations en région parisienne. 


La rédaction de TF1info

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