EN DIRECT - Réforme des retraites : "Les gens ne céderont pas", affirme Jean-Luc Mélenchon

Publié le 22 mars 2023 à 7h00, mis à jour le 23 mars 2023 à 14h12

De nombreuses manifestations sont organisées en France contre la réforme des retraites.
Les syndicats se félicitent d'un "très haut niveau de participation".
Suivez les dernières informations en direct.

Ce live est à présent terminé. 

"DANS LE TOP 3 DES MANIFESTATIONS"


"Ce 23 mars, 9e journée de mobilisation, va faire partie du top 3 des manifestations depuis début janvier", a garanti sur Europe 1 Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT. "Nous condamnons les violences", a-t-il mis en garde, saluant au contraire un "mouvement social puissant et responsable". 


"On a un président qui n'a apporté aucun élément d'écoute, d'apaisement, de réponse", a-t-il fustigé, jugeant que "le président est un peu seul aujourd'hui à ne pas se rendre compte qu'il y a une crise majeure dans ce pays". "La CFDT avait prévenu il y a plusieurs mois qu'il y avait une sensibilité dans le monde du travail, et qu'il ne fallait pas craquer l'allumette des #retraites dans la période actuelle. Le président n'a pas écouté", a-t-il tancé. 

"UN REGAIN DE LA MOBILISATION"


"Il n'y a pas de déclin, mais un regain de la mobilisation", a aussi jugé Laurent Berger, le leader de la CFTC, depuis le cortège parisien qui va s'élancer dans quelques minutes. "Cette mobilisation est l'une des deux les plus puissantes depuis le début du mouvement", a-t-il affirmé, un mouvement qui n'est "clairement pas" en train de s'essouffler selon lui. 


Quant à l'interview d'Emmanuel Macron, "il y a deux manières de voir la façon dont il s'est adressé à nous : ça peut être une main tendue, ou une gifle", a-t-il ironisé, regrettant que le président l'ait "ciblé". "Je ne tends jamais la joue gauche... Mais on ira discuter parce que c'est notre rôle de syndicalistes", a-t-il toutefois avancé, mais "dans un délai de décence". 

LAURENT BERGER APPELLE "À LA NON-VIOLENCE"


Le secrétaire général de la CFDT a appelé jeudi "au respect des biens et des personnes, à la non-violence", à l'occasion de la neuvième journée de manifestation contre la réforme des retraites, marquée selon lui par un "regain de mobilisation". "Il faut que l'on reste sur notre ligne, un mouvement pacifique et responsable", a-t-il plaidé.


"Jusqu'au bout il va falloir garder l'opinion, c'est notre pépite", et pour cela "il faut des actions non violentes, qui n'handicapent pas le quotidien des citoyens", a expliqué Laurent Berger peu avant le départ du cortège parisien. "Nous voulons des actions qui soient non violentes, je condamne les attaques contre les parlementaires", a-t-il ajouté, se disant également "inquiet" des violences "des deux côtés".

"L'UNE DES PLUS GROSSES MOBILISATIONS DEPUIS LE DÉBUT"


Le responsable de la CGT, Philippa Martinez s'est exprimé en marge des mobilisations organisées contre la réforme des retraites. Il a estimé qu'il s'agissait de "l'une des plus grosses mobilisations qu'on connaît depuis le début" et qu'il "y a un peu de colère après l'intervention du président de la République, qui n'a pas reconnu du tout ce qu'il se passe dans la rue", y voyant une "marque de mépris". "Il a jeté un bidon d'essence sur le feu", a-t-il tancé.


Il a assuré toujours croire au "retrait de la loi" : "le gouvernement comptait sur l'essoufflement du mouvement, (...) tous les chiffres qui nous remontent montrent un très haut niveau de mobilisation", "presque au niveau du 7 mars", a lancé le syndicaliste. "La détermination est toujours importante", a-t-il poursuivi. Quant aux incidents, "je ne les nie pas, mais faire une généralisation, ce n'est pas la réalité", a-t-il ajouté, fustigeant à nouveau la comparaison du chef de l'État avec l'assaut du Capitole aux États-Unis.

POLÉMIQUE


"On ne peut accepter ni les factieux, ni les factions", a estimé le chef de l'État mercredi, citant les exemples des assauts contre le Capitole à Washington par des partisans de Donald Trump ou les lieux de pouvoirs à Brasilia par ceux de Jair Bolsonaro. Une comparaison qui ne passe pas pour les syndicats et l'opposition de gauche.

IAN BROSSAT À LA GARE DE LYON


"Nous ne laisserons pas Macron nous marcher dessus", a tweeté depuis la gare de Lyon où une mobilisation est en cours Ian Brossat, porte-parole du PCF et maire adjoint de Paris en charge du logement, de l'hébergement d'urgence et la protection des réfugiés. 

LA MOBILISATION DANS LES RUES


Retrouvez sur ce second live toutes les informations sur la mobilisation dans les rues, les manifestations et les grèves en ce 9e jour de protestation contre la réforme des retraites, à l'appel des syndicats. 

MOBILISATION DE LA JEUNESSE


Le député insoumis du Val-de-Marne Louis Boyard a affirmé que 80 universités étaient bloquées et "plus de 400 lycées mobilisés", tandis que l'université Paris-Panthéon Assas était "bloquée pour la première fois de son histoire". "Macron est foutu", a-t-il lancé. 

"LA PROFONDEUR DE LA COLÈRE"


Sur Twitter, le député insoumis de la Somme François Ruffin a appelé l'Élysée à "se rendre compte de la profondeur de la colère que l'homme du chaos là-haut a réveillé", en joignant des photos de la mobilisation à Abbeville, dans son département.

"J'AI CRU ENTENDU MARGARET THATCHER"


Le président s'est montré mercredi "dans l'autosatisfaction", a regretté sur France Bleu Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et numéro 2 du PS. "Il a dit 'j'ai raison, j'ai raison et c'est ce qu'il faut faire'. J'ai cru entendre Margaret Thatcher", a-t-il cinglé. "Il y avait plusieurs options, celle du président de la République est la plus brutale et la plus injuste."


Quant aux manifestations, "il serait temps de les entendre" : "franchement, il n'y a jamais eu autant de monde dans la rue", a-t-il poursuivi. Il existe "un risque" qu'elles "dégénèrent", a souligné l'élu. "Je ne le souhaite pas et évidemment, personne ne le souhaite. Mais il n'empêche que c'est une réalité aujourd'hui", a-t-il affirmé. 

RETOUR SUR L'INTERVIEW DU CHEF DE L'ÉTAT


Deux jours après l'adoption de la réforme des retraites par le biais du 49.3, l'intervention d'Emmanuel Macron était très attendue. Qu'en avez-vous pensé ?

"IL N'Y A PAS DE VIOLENCES DANS LES MOUVEMENTS"


"Il ne peut pas être question que nous vivions dans un État de droit conditionnel ou conditionné", a fustigé depuis Marseille l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon. "Même la participation à une manifestation qui n'a pas été déclarée n'est pas illégale", a-t-il notamment tonné. "Les arrestations préventives sont insupportables", a-t-il aussi lancé, à rebours des affirmations du préfet de police Laurent Nuñez quelques heures plus tôt, qui a affirmé que celles-ci n'existaient pas. 


"L'État de droit conditionnel n'existe pas. Le seul État de droit, c'est celui de l'État constitutionnel à la liberté d'expression, de manifestation", a insisté le chef de file de LFI, avant de fustiger "des gargarismes sur la violence". "Il n'y a pas de violences dans les mouvements que nous sommes en train de vivre", a-t-il assuré. "Quatre ou cinq poubelles qui brûlent n'est rien du tout par rapport à ce qu'on a connu dans le passé", a-t-il ajouté, saluant le "sang froid" des protestataires et les appelant à "continuer à maîtriser" ces mobilisations. 

"JETER TOUTES NOS FORCES DANS LA BATAILLE"


Depuis Marseille, le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a estimé qu'il "faut prendre la mesure de l'importance de ce jour". Il a accusé Emmanuel Macron de "jouer la stratégie de la paralysie, de la provocation et du chaos", en "arrosant copieusement tout le monde de mépris". "La première consigne, c'est que chacun garde son sang froid, mais ne se laisse intimider d'aucune façon", a-t-il tonné. 


"Il faut jeter toutes nos forces dans la bataille aujourd'hui", a-t-il poursuivi, appelant à une "censure populaire" contre la réforme. L'essoufflement du mouvement "n'aura pas lieu", a-t-il assuré, ajoutant qu' "il faut qu'Emmanuel Macron comprenne que le moment est venu de retirer cette loi, car les gens ne céderont pas". "D'une certaine façon, Monsieur Macron est un encouragement au combat", a aussi ironisé l'Insoumis.

"IMPASSE POLITIQUE ET SOCIALE"


Revenant sur l'intervention du chef de l'État Emmanuel Macron mercredi, le premier secrétaire du PS Olivier Faure juge dans Libération qu'il "a mis le pays dans une impasse politique et sociale", et demande : "qui veut gouverner avec lui ?". "Il a craché sur Les Républicains en leur faisant porter la responsabilité du 49.3. Les centristes ont été à l’origine de la motion de censure. À gauche, qui accepterait de lui servir de béquille ? Même sa propre majorité semble sidérée par la situation", analyse-t-il.


Le socialiste appelle aussi l'union de gauche, la Nupes, à "bâtir un projet de coalition" : "Face au double défi de l’opposition à Emmanuel Macron et à l’extrême droite, nous devons maintenant aller vers un projet de coalition qui incarne l’autre chemin, l’alternative" aux prochaines élections, lance-t-il.

INTERVIEW


L'interview du président de la République Emmanuel Macron a été suivie par 10 millions de téléspectateurs sur TF1 et France 2 mercredi à 13h00, en plein mouvement de contestation de la réforme des retraites, selon les chiffres de Médiamétrie publiés jeudi.


Cette interview sur les deux chaînes a réalisé près de 67% de part d'audience: deux tiers des gens qui étaient devant la télé à ce moment-là la regardaient, sans compter les chaînes d'information en continu. Au total, 6,1 millions de téléspectateurs ont suivi l'interview sur TF1 et 3,9 millions sur France 2.

"QUELQU'UN QUI PASSE À CÔTÉ DES GRANDS ENJEUX DE NOTRE ÉPOQUE"


"En vous entêtant à faire passer une réforme dont les Français ne veulent pas, vous commettez la faute politique de quelqu’un qui passe à côté des grands enjeux de notre époque", a fustigé dans une tribune publiée dans le Huffingtonpost la maire de Nantes Johanna Rolland. "L’élection ne permet pas tout. L’intérêt général ne se fait pas contre les citoyens", poursuit la première secrétaire déléguée du PS 


"Monsieur le Président, entendez la colère des Françaises et des Français. Ils ont bien compris et simplement ils ne sont pas d’accord avec vous. Redonnez à notre pays le calme dont il a besoin en abandonnant cette réforme d’un autre temps", poursuit-elle, appelant le chef de l'État à se concentrer davantage "pour une autre bataille qui en vaut la peine, l'urgence climatique". 

MARINE LE PEN ANNULE UN DEPLACEMENT À CAUSE DES GRÈVES


"En raison de la mobilisation sociale forte et légitime se déroulant ce jour", la cheffe des députés RN Marine Le Pen annule son déplacement "dans l'Aude et l'Ariège, initialement prévu les jeudi 23 mars et vendredi 24 mars 2023", a indiqué le parti.

EMMANUEL MACRON "UN PEU À CÔTÉ DE LA PLAQUE"


Emmanuel Macron est "un peu à côté de la plaque", a jugé le chef du groupe LR à l'Assemblée Nationale Olivier Marleix, invité de Public Sénat. Le chef de l'État "n'a pas de convictions sur la réforme des retraites", a-t-il cinglé : "On a l'impression qu'il est un peu dans l'air du temps, à essayer de capter des maux, sans vraies convictions", a estimé le parlementaire, ajoutant que le chef de l'Etat "ne semble pas totalement mesurer l'état de colère".


Quant à la mission d'élargir la majorité que le président a réservée à Elisabeth Borne, Olivier Marleix y voit "la méthode du déchauchage", une stratégie "complètement éculée" à ses yeux. 

"ON N'IRA PAS S'ASSEOIR AUTOUR D'UNE TABLE" SI "ON SE MOQUE DE NOUS"


Après la main tendue d'Emmanuel Macron a de nouvelles discussions, sur les conditions de travail, "on discutera mais on n'ira pas s’asseoir autour d’une table avec des gens qui se moquent de nous", a averti sur franceinfo Marie Buisson, secrétaire générale de la Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture à la CGT. "Le président a marché sur les syndicats", a-t-elle accusé. Avant de lister une série de conditions pour que son organisation revienne à la discussion : "Des négociations sur l'augmentation des salaires, la fin du dogme sur l’allongement de la durée de travail à 64 ans".

"ON PEUT OBTENIR LE RETRAIT DE CETTE LOI"


En ce 9e round de manifestations contre le texte, "ce sera une journée très forte de mobilisation", a prédit sur franceinfo Marie Buisson, secrétaire générale de la Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture à la CGT. "Depuis le passage en force du texte avec le 49.3, il y a de la colère", a-t-elle souligné.


Même si le Conseil constitutionnel venait à valider la promulgation de la réforme des retraites, "on va continuer à se mobiliser", a-t-elle assuré. "L'objectif, c'est qu'un maximum de gens arrêtent de travailler", a poursuivi la syndicaliste, assurant que "l'on peut obtenir le retrait de cette loi". Quant à la comparaison d'Emmanuel Macron entre les heurts qui ont éclaté dans les rues lors de manifestations non déclarées et l'assaut du Capitole aux Etats-Unis, "on rêve", a-t-elle tancé.

VIOLENCES DANS LES MOBILISATIONS : "NE PAS JOUER LE POURRISSEMENT"


"Je condamne les violences" dans la rue, mais "j'alerte aussi sur des images que l'on a pu voir sur des violences de la part de certains policiers", a avancé sur BFMTV le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger. "Je dis attention : on voit des choses qui posent problème des deux côtés", a-t-il mis en garde.


"J'appelle au calme les manifestants qui viennent protester", il faut "une attitude responsable et pacifique", a-t-il insisté. "Il n'y a pas d'état d'âme, on a condamné tout acte de violence et on continuera de le faire. Mais, hier il y a eu plus de mots sur les actes de violence que sur les immenses mobilisations. (...) Il ne faut pas jouer le pourrissement des deux côtes, faut pas l'espérer du côté du gouvernement pour retourner l'opinion", a enjoint le syndicaliste. 

"RENOUER LE DIALOGUE EN COMMENÇANT PAR UNE GIFLE"


"Emmanuel Macron n'a pas parlé aux salariés, à ceux qui se mobilisent contre la réforme", "il y a eu zéro réponse au problème du pays en ce moment", a critiqué le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, sur BFMTV. Il a aussi fustigé les saillies du président contre son syndicat : "Cibler la CFDT, c'est idiot, parce qu'il dit ensuite qu'il faudra renouer le dialogue. Moi, je n'ai jamais renoué le dialogue en commençant à mettre une gifle à quelqu'un", a cinglé le syndicaliste. 


Quant à de futures discussions auxquelles l'exécutif a appelé les organisations syndicales, "on ira discuter mais il y aura des conditions" : ne pas reproduire la "méthode" déployée pour la bataille des retraites, sur le mode "on vous écoute mais on s'en fout de vos mesures alternatives", et ne pas aboutir à des "mesures cosmétiques", "c'est sans nous". Avant d'ajouter : "Il y aura un délai de décence. Je ne vais pas me précipiter la semaine prochaine pour discuter chez Olivier Dussopt que je n'ai pas vu depuis début janvier", a-t-il prévenu, affirmant qu'il n'y aurait pas "d'ardoise magique" permettant d'oublier la bataille de la réforme.

"LE 49-3, UN OUTIL CONSTITUTIONNEL"


Pour Gérard Larcher, "le 49-3 est un outil constitutionnel, il a utilisé 99 fois depuis 1958... Est ce que nos compatriotes savent que la réforme de la CSG, sur laquelle se construit une partie de notre modèle social, a été adoptée avec le 49-3 ? Nicolas Sarkozy en avait réduit la potentialité d'usage dans la réforme de 2008 en le limitant en dehors des lois de finances à un seul texte par mandat."


"C'est devenue une référence sacralisée, mais c'est un outil constitutionnel pour avoir une politique. Je rappelle qu'il y a eu un vote. 41 républicains n'ont pas voté la censure, je le rappelle."

"PAS D'INTERPELLATIONS PRÉVENTIVES"


"Il n'y a pas d'interpellations préventives, ça n'existe pas dans notre pays", a assuré sur RTL le préfet de police Laurent Nuñez. "S'il y a une interpellation, c’est qu’il y a suspicion ou que (les policiers) ont vu commettre des infractions. Par exemple, se constituer en attroupement en vue de commettre des violences", a-t-il ajouté, dénonçant des "cortèges sauvages" et "un phénomène de violences urbaines". À l'inverse, pour cette 9e journée de mobilisation, comme les huit premières, "nous les préparons avec les organisations syndicales, avec lesquelles nous sommes en contact en permanence". 


"Les huit précédentes se sont bien passées, nous avons appliqué le schéma national du maintien de l'ordre, en donnant beaucoup de distance aux forces de l'ordre, mais avec une grande réactivité quand il y a des exactions, des individus radicaux qui décident de s'en prendre à des commerces ou des personnes. C'est uniquement là que les forces de l'ordre interviennent", a-t-il détaillé. Il a réfuté le fait que "les forces de l'ordre viendraient briser les manifestations" : "nous ne sommes là que pour contenir et réprimer des exactions", a insisté le préfet de police.

LOI IMMIGRATION


"La loi immigration a été retirée', confirme Gérard Larcher. "Une politique migratoire c'est un ensemble, le contentieux, l'administratif, l'asil, le regroupement familial, les étudiants... On ne va pas examiner un texte qui porte sur une politique globale." "C'est un texte, comme les retraites, qui est fondamental et doit être débattu sur le fond."


Le texte aurait il été refusé au Parlement ? "Mon sentiment, c'est que la semaine prochaine je ne suis pas sur que les conditions seront apaisées", reconnait Gérard Larcher.

"JE SUIS PRET A DEBATTRE"


Gérard Larcher sur LCI : "Je pense que j'ai le sens des responsabilités, ce n'est pas au président de me dire. C'est ma conscience politique, mon engagement citoyen, ma présidence du Sénat. Je suis toujours vers ce qui conduit vers l'intérêt du pays. Je suis prêt à débattre, à retenir des propositions. Mais je ne suis pas là pour être le supplétif de quiconque."

"CRISE POLITIQUE"


"Nous traversons une crise politique", a estimé sur LCI ce jeudi Gérard Larcher. Pour le président du Sénat, cette crise "est liée à l'absence de majorité pour le président et une méthode de gouvernance : la sienne. Je lui ai dit directement. On ne construit pas une coalition si on ne le fait pas autour d'un projet, d'un contrat. Cela se fait au lendemain d'élections législatives."


"Nous avons de profondes divergences avec Emmanuel Macron. Je ne me sens pas lié dans sa majorité, même si j'ai voté pour lui au second tour de l'élection présidentielle. Concernant les finances publiques, il fallait faire une réforme des retraites. Nous n'avons pas la même vision de la décentralisation, des politiques migratoire..."

"AGENT PROVOCATEUR"


"Emmanuel Macron vient en agent provocateur, (...) ça ne va pas mener à l'apaisement", a tancé sur RMC Thomas Ménagé, porte-parole du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale. Le parti appelle à une dissolution de celle-ci et dit "se préparer à une offre alternative", a-t-il ajouté. "On dit aux Français tenez bon, on n'est pas condamné à cette situation", a-t-il poursuivi, tout en disant "ne pas vouloir le blocage du pays, la France à l'arrêt".

"EMMANUEL MACRON EST INAUDIBLE"


"Ça n'imprime pas. J'ai l'impression qu'Emmanuel Macron est inaudible", a tancé sur CNews le maire de Béziers Robert Ménard. " Ça ne marche pas, il n’a pas les mots, il n’a peut-être pas l’empathie vis-à-vis des gens, peut-être qu’il ne sait plus leur parler", a-t-il estimé, alors même que "sur le fond, il a raison en disant qu'une réforme est indispensable", selon lui. 

"LES VIOLENCES VIS-À-VIS DES PERSONNES, CE SONT LES FORCES DE L'ORDRE"


"Les violences vis-à-vis des personnes, jusqu'à présent, ce sont les forces de l'ordre", a tancé sur France Inter Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT. "Le maintien de l'ordre pose un gros problème, ce sont les manifestants et manifestantes qui se reçoivent du gaz lacrymo, qui éventuellement se font frapper, qui se font interpeller alors qu'ils sont tout à fait dans leur droit", a-t-elle appuyé, disant ne pas "s'attaquer aux policiers qui ne font qu'appliquer les ordres de la préfecture" mais aux autorités. Quant à cette 9e journée de mobilisation, la syndicaliste ne craint pas de débordements et de violences dans les cortèges.

"UN PRÉSIDENT IRRESPONSABLE"


La prise de parole d'Emmanuel Macron était "nulle et non avenue, ne servant à rien si ce n'est d'attiser un peu plus la colère", a fustigé sur France Inter Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT. "Il ne fait aucune annonce, ne prend aucune décision, il ne prend pas en compte les préoccupations d'une grande partie de la population, toutes les mobilisations, et le contexte social actuel quasi explosif. J'ai trouvé un président assez irresponsable par rapport à la situation actuelle", a-t-elle cinglé.

LES SYNDICATS REMONTÉS


Loin d'apaiser la colère des syndicats, l'interview d'Emmanuel Macron mercredi dans le 13H de TF1 et France 2 l'a ravivée. Accusant d'une même voix le chef de l'État de "mépris" et de "mensonges", les organisations ont appelé à déferler massivement dans les rues en ce 9e jour de mobilisation, ce jeudi.

Manifestation : les syndicats galvanisés après l'interview d'Emmanuel MacronSource : TF1 Info

"ON NE MINIMISE PAS" LA PROTESTATION, ASSURE O. DUSSOPT


"Le texte est allé au bout de son cheminement, (...) avec le rejet de motions de censure, ce qui signifie qu'il n'y a pas de majorité alternative", a répété sur RTL le ministre du Travail Olivier Dussopt. Pour autant, "on ne minimise ni les incidents, ni les perturbations, ni la mobilisation syndicale", a-t-il assuré. "Ni les actes de violence, qui ne sont pas le fait des organisations syndicales mais de quelques casseurs et émeutiers, qui s'en prennent aussi aux symboles de la République, (...) des actes très symboliques qu'il faut absolument condamner", a ajouté le ministre. 

"IL NE FAUT PAS ÊTRE DANS LE DÉNI"


"À l'issue de ce conflit, d'une mobilisation comme celle-ci, il ne faut pas être dans le déni, ne pas penser qu'on va effacer les choses. Il y a un avant et un après", a insisté le ministre du Travail Olivier Dussopt, invité de RTL. "Un désaccord va persister sur l'âge de départ à la retraite", mais "il y a des sujets nombreux pour renouer un dialogue", a-t-il assuré. "Les choses se font progressivement."


Il a identifié "deux catégories de sujets" : venant de l'exécutif, avec un projet de loi sur l'emploi qui viendra "dans les prochaines semaines", et "à l'initiative ou résultat du travail des partenaires sociaux" avec l'élaboration d'accords qui doivent être "transposés dans la loi le plus fidèlement possible".

MANIFESTATIONS : DES "SANCTIONS" POSSIBLES AU SEIN DE LA POLICE


"Les policiers sont là précisément pour permettre aux gens qui le souhaitent de manifester", pour éviter tout "drame" et "nous protéger", a plaidé sur France 5 mercredi soir le ministre délégué des Comptes publics Gabriel Attal. "Il peut y avoir des questions sur certaines situations, mais (...) quand c'est le cas, il y a des enquêtes. Si elles traduisent qu'il y a eu des faits répréhensibles, il y a des sanctions", a-t-il assuré. "La volonté, c'est qu'il y ait le moins d'atteintes à la dégradation des biens et des personnes", mais "évidemment dans le respect des personnes", a insisté le ministre, estimant que "les enquêtes sont facilitées" par les vidéos tournées par tout un chacun avec son téléphone.

"IL A IDENTIFIÉ CE MALAISE"


"Il y a un malaise dans le pays autour de cette réforme et si le Président de la République a souhaité prendre la parole, c'est précisément parce qu'il a identifié ce malaise", a défendu mercredi soir sur France 5 le ministre délégué des Comptes publics Gabriel Attal. Il a aussi évoqué un "malaise démocratique", qui "existait au moment de l'élection d'Emmanuel Macron" et qui "est toujours là". "On a une responsabilité collective qui engage l'ensemble des formations politiques", a-t-il défendu. 


"Si on ne fait pas de réforme, on se retrouverait dans quelques années avec un gros problème pour payer les pensions de retraites, et alors il faudrait des mesures beaucoup plus brutales", a-t-il poursuivi. "Peut-être que la question du sens du travail et de son organisation, on ne l'a pas mise suffisamment à l'agenda au moment où on a présenté cette réforme", a aussi jugé le ministre, évoquant l'expérimentation de la semaine de quatre jours lancée dans la fonction publique.

DOCUMENT


Le service politique de TF1-LCI s'était procuré l'enregistrement audio des propos polémiques d'Emmanuel Macron, qui avait déclaré mardi soi que "la foule n'a pas de légitimité". 

"EMMANUEL MACRON CÈDERA"


"Je ne vois pas comment Emmanuel Macron et ce gouvernement vont continuer à s'entêter dans un tel niveau de mobilisation sociale, avec des gens déterminés à ne pas lâcher", assure Mathilde Panot sur LCI. "Il cèdera, parce que les gens ne vont pas céder", affirme la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale. "Les mobilisations vont continuer."

"LE RETRAIT DU TEXTE OU LE RETOUR DEVANT LE PEUPLE"


"Nous voulons une révolution citoyenne par les urnes, avec un bulletin de vote", et non des violences, martèle Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, sur LCI. "C'est soit le retrait du texte, soit le retour devant le peuple."

LE GOUVERNEMENT "D'UNE VIOLENCE ABSOLUMENT INCROYABLE"


"Vous ne trouvez pas que c'est d'une violence verbale incroyable d'imposer deux ans ferme aux gens en leur disant : que vous soyez 700.000 ou 3 millions dans la rue, ça ne changera rien ?", demande Mathilde Panot sur LCI. "Vous trouvez que c'est normal de comparer les manifestants à des factieux comme au Capitole, comme le Président l'a fait ? Ils sont d'une violence absolument incroyable."

MATHILDE PANOT REFUSE UNE RÉFORME "PAS LÉGITIME"


"Cette réforme n'est pas légitime", martèle Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale. "Comment les Français peuvent-ils le dire si toutes les voies démocratiques sont bouchées ? Ce n'est pas la violence, nous appelons à manifester."

POUR MATHILDE PANOT, EMMANUEL MACRON "VIT DANS UNE RÉALITÉ PARALLÈLE"


L'interview d'Emmanuel Macron, "c'est comme si le président de la République vivait dans une réalité parallèle", dénonce sur LCI Mathilde Panot, patronne des Insoumis à l'Assemblée nationale. "Il a fait comme s'il n'avait pas été élu contre l'extrême droite, alors que le soir du second tour, il a dit 'ce vote m'oblige'. Il fait comme s'il avait une majorité à l'Assemblée nationale, alors qu'ils ont déclenché le 49.3. Il fait comme s'il n'était pas un homme tout seul contre tout un peuple."

MATHILDE PANOT SUR LCI


La présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, est l'invitée de LCI dans quelques minutes. Un entretien à suivre sur le canal 26.

LA LOI IMMIGRATION RETIRÉE DE L'AGENDA


Le temps n'est visiblement pas à parler d'autre chose que la réforme des retraites. Alors qu'Emmanuel Macron a demandé à Elisabeth Borne d'élargir sa majorité, la loi Immigration portée par Gérald Darmanin est officiellement retirée de l'agenda du Sénat la semaine prochaine.

MANUEL VALLS "AURAIT VOTÉ" LA RÉFORME


"Si j'avais été député de la majorité, - mais je ne l'ai pas été - j'aurais voté" cette réforme des retraites, indique l'ancien Premier ministre Manuel Valls sur BFMTV. "Pas seulement par solidarité. Je pense que le coût politique et financier aurait été terrible de ne pas mener cette réforme jusqu'au bout."

LA MAJORITÉ ÉLARGIE PAR LA GAUCHE ? DUSSOPT DÉNONCE "L'INFLUENCE DE MÉLENCHON"


Comment élargir la majorité, mission confiée à Élisabeth Borne par Emmanuel Macron ? "Il y a des hommes et des femmes à gauche qui ne se satisfont pas d'appartenir à des partis ou des groupes politiques sous l'influence de Monsieur Mélenchon", assure sur LCI Olivier Dussopt, ministre du Travail. "Le poids qu'il a est trop important pour beaucoup d'entre eux."

"AUTOUR DU TRAVAIL, NOUS DEVONS RECONSTRUIRE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE"


"Nous demandons aux Français de travailler plus longtemps, c'est un effort", reconnaît Olivier Dussopt sur LCI. "Cela permet de créer de la richesse. Avoir un emploi reste la meilleure façon d'avoir de l'autonomie et de gagner en pouvoir d'achat. C'est autour du travail que nous devons reconstruire cette souveraineté nationale."

LES FUTURES LOIS "NÉCESSITENT DES CONCERTATIONS" AVEC LES SYNDICATS


Avec les syndicats, "il faut reprendre les choses étape par étape". "Il y a des sujets à l'initiative du gouvernement, avec différentes dispositions qui nécessitent des concertations", assure Olivier Dussopt, ministre du Travail, sur LCI. "Il y a d'autres catégories de sujets, comme le partage de la valeur, où les organisations syndicales et patronales ont travaillé ensemble, et dont les dispositions vont être inscrites dans la loi."

LES VIOLENCES, "PAS LA MÊME CHOSE QUE LE COMBAT SOCIAL"


Ces jours précédents, "des dizaines de policiers et de gendarmes ont été blessés, des bâtiments publics ont été attaqués, des symboles de l'ordre sont pris à partie", regrette Olivier Dussopt sur LCI. "Ce n'est pas la même chose que le combat social. Lorsque les cortèges sont organisés par les syndicats, les choses se passent bien. Nous ne le comparons pas avec la violence de certains."

"PAS DE RÈGLEMENT DE COMPTE" ENTRE MACRON ET LA CFDT


Les mots d'Emmanuel Macron contre Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, "ne sont pas un règlement de compte", assure Olivier Dussopt sur LCI. La proposition de la CFDT était "un retour à la réforme du système universel de 2019". "Nous considérons que la situation économique et sociale ne nous permettaient pas de remettre cet ouvrage. Nous avons donc proposé une autre réforme"

AVEC LES SYNDICATS, "IL Y AURA UN AVANT ET UN APRÈS"


"Il y aura un avant et un après, l'objectif n'est pas de tout effacer", admet Olivier Dussopt, ministre du Travail, sur LCI. "Il y a un désaccord fort au niveau de l'âge, mais est-ce que cela signifie qu'il n'y a pas de sujets de discussion possibles avec les syndicats ? Je ne le crois pas. Il faut refaire les choses petit à petit."

OLIVIER DUSSOPT QUALIFIE L'INTERVIEW D'EMMANUEL MACRON "D'UTILE"


L'intervention d'Emmanuel Macron était "utile", estime sur LCI le ministre du Travail, Olivier Dussopt. "Elle sert à marquer la fin d'un cheminement parlementaire donc démocratique, la perspective d'une mise en œuvre. C'est aussi dire que cette réforme est nécessaire, mais qu'elle n'est pas tout. Il y a des chantiers en matière d'ordre, de souveraineté."

OLIVIER DUSSOPT SUR LCI


Il a porté la réforme des retraites. Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, est l'invité de LCI dans quelques minutes. Un entretien à suivre sur le canal 26.

MANIFESTATIONS


Plusieurs manifestations s'élancent, notamment à Paris, quelques heures après la prise de parole d'Emmanuel Macron. Suivez les évolutions de cette soirée dans notre direct ci-dessous.

MÉLENCHON AU 20H DEMAIN


Au soir de la 9e journée d'action contre la réforme des retraites, le chef de file de La France Insoumise répondra en direct aux questions de Gilles Bouleau ce jeudi.

MINISTRES, FORCES POLITIQUES... BORNE VA CONSULTER


Élisabeth Borne va, selon son entourage, consulter ses ministres la semaine prochaine ainsi que les forces politiques, répondant à l'appel du président Emmanuel Macron qui lui a demandé d'"élargir la majorité" sur plusieurs sujets. 


La Première ministre "conduira des consultations des forces politiques" pour "définir le calendrier parlementaire des prochains mois et identifier des majorités texte par texte", a précisé cette même source. Elle échangera également avec les élus locaux. Au terme de ces consultations, Élisabeth Borne "soumettra ses propositions" au chef de l'État.

Urgent

SONDAGE LCI : 70% DES FRANÇAIS PAS CONVAINCUS


D'après une étude flash Harris Interactive pour LCI, 70% des Français qui ont suivi sa prise de parole n'ont pas été convaincus par Emmanuel Macron lors de son interview au 13H de TF1. Seule 30% de la population s'est dite convaincue par les propos du chef de l'État.


Toujours d'après cette étude flash, 47% de la population pense que l'intervention du président de la République va renforcer la mobilisation contre la réforme des retraites, et seule 9% pense que cela va la réduire. En outre, 67% des Français interrogés disent toujours soutenir ce mouvement, mais seuls 20% approuvent le recours à la violence.

RÉACTIONS POLITIQUES


"Impuissance", "échec", "mensonge", "mépris"... Oppositions et syndicats sont loin d'avoir été convaincus par Emmanuel Macron au 13H.

OLIVIER DUSSOPT SUR LCI


Après l'interview d'Emmanuel Macron, le ministre du Travail Olivier Dussopt sera l'invité de LCI ce mercredi. Un entretien à suivre dès 20h35 sur le canal 26.

LES VÉRIFICATEURS


Emmanuel Macron n'a pas lâché de lest au sujet de la réforme des retraites, ce mercredi sur TF1. Le chef de l'État a tenté de justifier l'importance du texte, tout en valorisant l'action du gouvernement. Que ce soit sur l'emploi, l'évolution du Smic ou l'industrialisation de la France, notre équipe a vérifié ses déclarations.

LE PEN IMAGINE UN REMANIEMENT "DANS QUELQUES SEMAINES"


"Il y a de grandes chances que le président de la République procède à un remaniement d'ici à quelques semaines, après des semaines de blocage et de violence, et qu'il donne crédit à ces blocages et ces violences". Une dissolution ? "Il ne la fera pas."

LA PREMIÈRE PRISE DE PAROLE D'ÉLISABETH BORNE


Depuis le Sénat, la Première ministre Élisabeth Borne a réagi pour la première fois après l'interview d'Emmanuel Macron. Elle a assuré entendre "les doutes et les colères" mais martèle que "cette réforme est nécessaire".

"Le compromis fonctionne" : la première prise de parole d'Elisabeth Borne depuis l'interview d'Emmanuel MacronSource : TF1 Info

MACRON "PENSE À SON CONFORT PERSONNEL", SELON LE PEN


"Ce que vous faites est inutile, brutal, inefficace et injustifié", lance Marine Le Pen à l'adresse d'Emmanuel Macron. "Il n'a jamais pris aucun risque. Contrairement à ce qu'il dit, il a toujours pensé à son confort personnel, au renforcement de son pouvoir personnel, et jamais à l'intérêt supérieur du peuple."

"ÉOLIENNE"


"Magnifique éolienne en ce moment au JT", a raillé sur Twitter la députée insoumise Clémentine Autain.

"SARKOZY SUR LA FORME. FILLON SUR LE FOND"


Sur Twitter, le président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale Boris Vallaud a estimé qu'Emmanuel Macron reprenait "Sarkozy sur la forme", "Fillon sur le fond", et "Pasqua sur le maintien de l'ordre". 

L'AUTORITÉ D'ÉLISABETH BORNE "RUINÉE", ESTIME MARINE LE PEN


"La rue exprime son mécontentement, les manifestations pacifiques et les grèves sont légales, constitutionnelles, et légitimes", estime Marine Le Pen. "Elles constituent une forme de résistance démocratique à une arrogance et une violence gouvernementale que rien ne justifie. Je condamne en revanche les blocages qui pénalisent les simples citoyens et les violences qui voient s'affronter des Français entre eux."


"Si la Première ministre avait un peu de sens politique, elle partirait d'elle-même", estime l'ex-présidente du RN. "Son autorité est ruinée, son action future est illusoire."

"BULLE DE MÉPRIS"


"Macron choisit la fuite en avant", fustige le syndicat Solidaires, qui appelle à "multiplier les grèves, blocages et manifestations" et "condamne les réquisitions qui sont des attaques au droit de grève". "Le président montre qu'il vit dans une bulle de mépris", a-t-il accusé dans un communiqué, estimant par ailleurs qu'Emmanuel Macron cherche à "mettre son pied sur l'accélérateur sur sa politique ultra-libérale".


"Non seulement il abîme notre démocratie, non seulement il fait le choix de la violence contre le mouvement social, mais en plus, en refusant de voir la réalité sociale, il ouvre les portes à l'extrême droite", cingle le syndicat.  

ÉRIC CIOTTI FUSTIGE DES SOLUTIONS "PAS À LA HAUTEUR"


Le président des Républicains Éric Ciotti fustige des solutions "pas à la hauteur de la crise" après l'interview d'Emmanuel Macron.

"JOUER AVEC LE FEU"


"Ne rien changer, attendre, bidouiller, c’est jouer avec le feu. Comment ignorer à ce point les Français ?", a réagi sur Twitter le député LR Aurélien Pradié, qui s'est démarqué à droite par ses positions anti-réforme au cours des débats sur le texte. Il accuse aussi le chef de l'État de "ne pas comprendre" les "fractures immenses de la Nation".

"MADAME BORNE SORT PULVÉRISÉE DE CETTE SÉQUENCE"


"Chaque jour qui passe nous révèle le visage de ce pouvoir qui n'est ni souriant, ni bienveillant, comme il voulait se présenter à l'origine", fustige Marine Le Pen après l'interview d'Emmanuel Macron. "Il fallait accepter d'aller au vote, quitte à perdre."


"Le gouvernement n'a pas perdu de neuf voix, mais Madame Borne sort pulvérisée de cette séquence", poursuit Marine Le Pen. "Le vote de confiance ne peut s'interpréter que comme une manifestation de défiance."

MARINE LE PEN DÉNONCE LE "MÉPRIS" D'EMMANUEL MACRON


"Le rôle d'un président de la République est de s'adresser à tous, sans exclusion ni mépris, de trouver les mots pour rassurer et rassembler", réagit Marine Le Pen depuis l'Assemblée nationale. "La veille, il a cru bon de qualifier de 'foule', les personnes qui manifestent en masse, comme s'il se plaisait à entretenir un affrontement avec les Français."


"Ce midi, nous avons entendu des propos mécaniques d'un homme apparemment de plus en plus seul, qui semble avoir perdu tout sens du réel, tout contact avec le monde extérieur", fustige l'ex-présidente du Rassemblement national. "Il continue de vouloir en découdre avec le monde entier contre les évidences et les réalités. Le pays ne mérite pas cela."

"BRAS D'HONNEUR"


Après l'interview, le député des Bouches-du-Rhône et coordinateur de la France insoumise Manuel Bompard a fustigé sur Twitter le "bras d'honneur de Macron aux Français", avant d'appeler à la mobilisation jeudi.


"Le président, plutôt que choisir l'apaisement, vient jeter un baril d'essence sur le feu d'une situation déjà extrêmement tendue", "il a choisi l'entêtement, le déni, le passage en force", a-t-il critiqué sur franceinfo, fustigeant "un concentré de déni, de mépris et de provocation". "Puisqu'il a choisi le bras de fer et l'épreuve de force, elle aura lieu dès demain avec cette journée de mobilisation et dans la grève", a poursuivi l'élu des Bouches-du-Rhône. 

Urgent

É.BORNE : "ON NE PEUT PAS BRADER L'INTÉRÊT GÉNÉRAL PAR PEUR DE L'IMPOPULARITÉ"


"Oui, cette réforme est nécessaire pour assurer l'avenir de nos retraites", martèle la Première ministre Élisabeth Borne depuis le Sénat, pour sa première intervention après l'interview d'Emmanuel Macron. "Elle a fait l'objet de concertations intenses, elle est le fruit d'un débat parlementaire long et dense. Le compromis fonctionne. Nous avons respecté l'esprit et la lettre de la Constitution."


"On ne peut pas brader l'intérêt général par démagogie ou peur de l'impopularité", poursuit la Première ministre. "Nous entendons les doutes et les colères. Je pense aux attentes de nos concitoyens dans leur rapport au travail."

DES "VIOLENCES" À "CONDAMNER"


Le président de la République a fustigé ce mercredi les débordements dans des manifestations contre la réforme des retraites. "Il y a des violences, il faut les condamner", a estimé Emmanuel Macron.

ASSAUT DU CAPITOLE : "AMALGAME INACCEPTABLE"


"Cette intervention ne permet pas d'apaiser le climat, au contraire. Elle va tendre la situation", a poursuivi Philippe Martinez. "Comparer les mobilisations en France à ce qui s'est passé à l'issue de l'élection de Joe Biden aux États-Unis, c'est inadmissible et pas digne du président de la République", s'est-il notamment emporté, fustigeant un "amalgame inacceptable". "Ce sont eux qui décident que le rapport de force doit encore plus s'élever", a-t-il critiqué. 

CGT : "IL VA FALLOIR UN PEU DE TEMPS POUR REGAGNER DE LA CONFIANCE"


Sur LCI, le chef de la CGT Philippe Martinez a aussi balayé la main tendue d'Emmanuel Macron, qui souhaite "réengager" les discussions "avec les partenaires sociaux". "On lui a envoyé un courrier assez solennel" pour demander à le rencontrer au sujet des retraites, mais "il a répondu par un bras d'honneur, il a dit qu'il ne voulait pas discuter avec nous". 


"Les propositions sur la pénibilité, l'usure professionnelle, elles sont sur la table. Pourquoi n'en a-t-il pas connaissance, ou ne veut-il pas en discuter ? Cette intervention est hors-sol", a-t-il insisté. "Pour l'instant il y a la question de cette réforme, la meilleure réponse c'est qu'il y ait demain dans la rue et en grève", a répondu Philippe Martinez, affirmant qu'il "va falloir un peu de temps pour regagner de la confiance et surtout que le président de la République retrouve de la crédibilité dans sa capacité à écouter les organisations syndicales, il y a du boulot de ce côté-là".

"IL EST DANS LE DÉNI TOTAL DE LA RÉALITÉ"


Emmanuel Macron "continue à dire qu'il fait tout bien, qu'il n'y a pas de problème et qu'il continue comme il a commencé", a fustigé sur LCI le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. Accusant le chef de l'État d'être "hors-sol", il a assuré que la CGT a livré des "propositions alternatives", contrairement à ce qu'affirme le président. 


"J'ai entendu des choses surprenantes", a-t-il répété, notamment au sujet des minima de branches ou la réindustrialisaition. "Il est dans le déni total de la réalité, il vit dans son monde, c'est un grave problème", a cinglé le syndicaliste.

UNE "NÉCESSITÉ"


Emmanuel Macron a justifié, mercredi 22 mars, sur TF1, la "nécessité" de sa réforme des retraites, qui suscite une très vive opposition. "J'aurais voulu ne pas la faire", a indiqué le chef de l'État, souhaitant une entrée en vigueur du texte d'ici à la fin de l'année.

"ENFERMÉ DANS SA TOUR D'IVOIRE"


"Le président n'écoute que lui-même et ne pense qu'à lui-même", a fustigé le député et porte-parole du RN Laurent Jacobelli. "Il nous explique qu'il a tout bien fait (...) mais qu'il est tellement intelligent qu'on n'a pas compris", a-t-il cinglé, critiquant "l'autosatisfaction" d'un "homme enfermé dans sa tour d'ivoire". "Il ne sait pas dialoguer, discuter, entendre, il n'était pas dimensionné pour être président de la République", a-t-il estimé sur CNews. 

"EN COHABITATION AVEC LES FRANÇAIS"


"Rien à même d'apaiser la colère légitime qui s'exprime contre la retraite à 64 ans", a fustigé le patron des communistes Fabien Roussel, qui a estimé que le chef de l'État "vient d'entrer en cohabitation avec les Français". 

"HORS-SOL"


"Hors-sol, arrogant, menteur, irresponsable", a réagi sur Twitter la président du groupe insoumis à l'Assemblée, Mathilde Panot.

"L'HUBRIS FINIRA PAR ÊTRE FATALE"


Sur Twitter, le député insoumis Eric Coquerel a fustigé "beaucoup de mots pour rien" et affirmé que c'est en fait lui-même qui "s'extrait du principe de réalité", détournant les propos du président. "Macron a beau dire, il ne paraît pas sûr, à raison, de l’avenir de ce texte", a-t-il tancé. 


"L’hubris finira par être fatale à Macron", a-t-il aussi estimé. "Répondons à cette intervention inutile dans la rue derrière les syndicats."

"AUTOSATISFACTION"


La patronne des Verts Marine Tondelier s'est dite pour sa part sur Twitter "glacée par la démonstration d’autosatisfaction du président" qui, à ses yeux, a tenu des "propos offensants". "Emmanuel Macron nous a une nouvelle fois livré une prestation indigeste, une accumulation de petites phrases méprisantes. Un Président glaçant et méprisant", a fustigé de son côté son parti EELV sur Twitter. 


"Wow quelle irresponsabilité cette prise de parole !", a réagi pour sa part la députée écologiste Sandrine Rousseau.

"MARQUES DE MÉPRIS"


Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon fustige les "traditionnelles marques de mépris" d'Emmanuel Macron. "Il aura mis son imagination en grève, c'est une contribution appréciée", a-t-il raillé. "Comment peut-on, alors que le pays s'enfonce dans une impasse, n'avoir pour toute réponse que de fumeux et habituels projets pour après-demain ? Comment peut-on mentir avec autant d'arrogance ?", s'est-il irrité. 


Le chef de l'État "vit en dehors toute réalité", a poursuivi l'ancien candidat à la présidentielle, dans un point presse à Toulouse. "La foule est au peuple ce que le cri est à la voix", a ajouté Jean-Luc Mélenchon en référence à un propos du président sur la "foule" qui n'aurait "pas de légitimité face au peuple qui s'exprime à travers ses élus".

Interview de Macron : "On y retrouve les marques traditionnelles du mépris dont il nous a accablé", lance Jean-Luc MélenchonSource : TF1 Info

"AUCUNE RÉPONSE"


"Il a parlé deux minutes de la réforme des retraites dans un discours de politique générale d'une demi-heure", alors qu'il "fallait trouver un chemin d'apaisement" sur les retraites, s'est irrité sur LCI le député insoumis François Ruffin, qui s'est déplacé devant le dépôt de traitement des déchets à Issy-les-Moulineaux, en soutien au piquet de grève.


"Il y avait trois options : la démission, le retrait, le référendum, mais aucune n'a été évoquée", a-t-il fustigé, estimant qu'il n'avait "aucune réponse" à apporter à la crise sociale en cours. "Ce qui se passe, c'est dans les profondeurs du pays. (...) On a l'impression qu'il est à un cocktail, comme si tout était calme dans le pays", a-t-il jugé. "On aura demain la force du nombre", a-t-il mis en garde. 

"Il a parlé des retraites pendant deux minutes !", dénonce François RuffinSource : TF1 Info

PROJET DE LOI IMMIGRATION


Après la crise provoquée par l'adoption de la réforme des retraites, le projet de loi immigration ne fera pas son arrivée au Sénat la semaine prochaine, comme prévu. Emmanuel Macron a annoncé sur TF1 et France 2 ce mercredi que le texte serait "découpé" en "textes plus courts" qui seront examinés "dans les prochaines semaines". Contesté de toutes parts et sur tous les bords de l'échiquier politique, il aurait eu du mal à recueillir une majorité au Parlement.

"DE L'HUILE SUR LE FEU"


"C’est une intervention présidentielle exaspérante, ratée et provocante, qui met de l’huile sur le feu", a fustigé sur Twitter la députée insoumise Raquel Garrido. "Macron provoque les Français à ce qu'ils se mobilisent davantage et c'est ce qu'il va obtenir. Demain la mobilisation sera encore plus puissante et massive", a-t-elle assuré. 

"PLUS D'EXPLOSIF SUR UN BRASIER DÉJÀ BIEN ALLUMÉ"


Emmanuel Macron a "mis plus d'explosif sur un brasier déjà bien allumé", a critiqué le premier secrétaire du PS Olivier Faure après l'entretien télévisé du chef de l'État. "C'est hallucinant, il est dans un déni absolu", a-t-il déclaré depuis l'Assemblée nationale. "Je crains qu'il n'ait mis plus d'explosif sur un brasier déjà bien allumé", a-t-il ajouté, notamment en "disqualifiant les syndicats". 

"MENSONGE PERMANENT"


"On est dans le mensonge permanent", a jugé sur LCI Frédéric Souillot, secrétaire général de FO. "Quand il dit qu'il n'y a eu aucune proposition des syndicats, il ment. Quand il dit qu'il y avait nécessité à faire cette réforme, il ment", a-t-il accusé. Il a également reproché au chef de l'Etat de "stigmatiser certains", notamment les travailleurs au RSA. 


"Mobilisons-nous demain, encore plus que d'habitude. Par la grève et la mobilisation, nous ferons reculer cette loi", a exhorté le syndicaliste. "On n'a pas de radicalisation ni de perte de contrôle de nos adhérents", a-t-il assuré, appelant au "blocage de l'économie par la grève, mais pas autre chose". 


Quant à la main tendue du chef de l'État pour se "remettre autour de la table" sur les conditions de travail, "le faire avec des gens qui sortent un mensonge sur deux dans leurs propos, ça va être difficile pour pas dire impossible", a-t-il cinglé.

"UN CULOT ASSEZ PHÉNOMÉNAL"


"Ses petites mimiques, ses côtés très condescendants... On aurait dit un ado assez insolent", a raillé sur LCI Laure Lavalette, députée du Var et porte-parole du groupe RN, après l'interview d'Emmanuel Macron. 


"La motion de censure n'est pas passée à neuf voix près, ça aurait dû amener de la modestie. Mais son ego n'a d'égal que la contestation dans la rue, il n'a pas vu de Français depuis longtemps, il est loin des Français qui souffrent", a-t-elle accusé, fustigeant "un culot assez phénoménal". Elle espère désormais que le recours de son parti au Conseil constitutionnel portera ses fruits et pourra bloquer le texte. 

"BRAS D'HONNEUR"


Le député insoumis Thomas Portes a réagi à l'interview d'Emmanuel Macron sur Twitter, fustigeant un "bras d'honneur aux syndicats et aux millions de personnes qui sont mobilisées depuis des semaines". 

"FOUTAGE DE GUEULE ET MÉPRIS"


Interrogé par LCI, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a fustigé "du foutage de gueule et du mépris pour les millions de personnes qui manifestent" après l'interview d'Emmanuel Macron. "C'est 'tout va bien, je fais tout bien, il ne se passe rien dans la rue'. (...) Il est sûr tout seul de lui, de ce qu'il fait, c'est grave", s'est irrité le syndicaliste. "Il n'y a aucune réponse."


"Il considère qu'il n'y a pas eu de proposition alternative, or que la CGT comme les autres organisations syndicales je suppose l'ont fait, mais il considère que c'est valable uniquement que si on est d'accord avec lui", a-t-il ajouté.  Avant de critiquer "des aberrations totales", notamment une confusion selon lui entre impôts et cotisations. "Ça devient une caricature ce président de la République", a-t-il fustigé. 

"MENSONGE"


Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a accusé mercredi le président de la République d'avoir menti dans son interview sur TF1 et France 2 sur la position de la CFDT sur les retraites, "pour masquer son incapacité à trouver une majorité pour voter sa réforme injuste".


"Déni et mensonge ! La CFDT a un projet de réforme des retraites. Macron 2019 l'avait compris, il avait repris notre ambition d'un système universel. Macron 2023 refait l'histoire et ment sur @cfdt pour masquer son incapacité à trouver une majorité pour voter sa réforme injuste", a-t-il réagi sur Twitter.

"JE NE VIS PAS DE REGRETS, JE VIS DE VOLONTÉ"


Face à la fracture du pays, Emmanuel Macron a convenu que "la réforme que l'on fait est très difficile, on demande un effort aux gens, ce n'est jamais populaire". "J'assume ce moment, parce qu'il permet les autres", a-t-il assuré, disant tout de même "voir une vitalité sur le terrain".


Son seul regret est "de ne pas avoir réussi à convaincre sur la nécessité de la réforme", a-t-il insisté. "Je ne vis pas de regrets, je vis de volonté, de ténacité, d'engagement parce que j'aime notre pays, nos compatriotes", a poursuivi le président. 


"C'est un texte difficile, il faut le faire, mais il n'emporte pas tout. Je suis sûr qu'on saura se réunir pour l'avenir du pays, j'en suis convaincu", a conclu le chef de l'État. 

"NOUS N'AVONS PAS LE DROIT À L'IMMOBILISME"


Emmanuel Macron a reconnu que "l'on doit apaiser" et "rebâtir un agenda parlementaire et des réformes" en concertation avec les syndicats et "toutes les forces politiques qui le souhaitent". "C'est une réforme qu'il faut réengager", a-t-il affirmé. Mais "le changement est dans l'apaisement, la co-construction d'un agenda parlementaire avec l'ensemble des forces des deux chambres, et être plus engagé sur le terrain", a-t-il poursuivi. 


"Il y aura bien une loi immigration, les textes arriveront dans les prochaines semaines" mais le texte sera "découpé" en "textes plus courts", a-t-il pointé notamment. "Nous n'avons pas le droit à l'immobilisme", a-t-il martelé, estimant que le pays a été "habitué pendant des décennies à dépenser et ne plus produire", "une forme d'illusion" à ses yeux. 


Le "plein emploi" et la "réindustrialisation" sont le "cœur de la bataille",