EN DIRECT - Réforme des retraites : les députés de la Nupes ont retiré de nombreux amendements

Publié le 13 février 2023 à 7h15, mis à jour le 15 février 2023 à 23h57

Source : JT 20h Semaine

Mercredi, Marine Le Pen a déposé une motion de censure.
Dans la soirée, les députés de la Nupes auraient retiré une partie de leurs d'amendements.
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QUELQUE 3000 AMENDEMENTS RETIRÉS


Entre 22h et minuit, la Nupes aurait retiré environ 3000 amendements ce mercredi soir. Il en reste en revanche plus de 10.900.

L'ARTICLE 7 EN LIGNE DE MIRE


"L'objectif c'est de passer au vote, nous espérons le plus vite possible, sur ce fameux article 7", a déclaré à LCP, mercredi soir, le député PS Philippe Brun, après le retrait d'amendements à l'Assemblée nationale.

UN MILLIER D'AMENDEMENTS LFI RETIRÉS


Selon nos informations, les députés La France insoumise ont procédé au retrait, ce mercredi soir, de 1076 amendements.


Selon LCP, ce sont, plus largement, les groupes de la Nupes qui ont décidé de retirer de nombreux amendements. Les socialistes auraient ainsi retiré 90% de leurs amendements avant l'article 7, les écologistes près de 400.

"LÂCHEZ NOS UTERUS !"


En plein débat sur la politique familiale du gouvernement, défendue par Gabriel Attal, la députée EELV Sandrine Rousseau a dénoncé une réforme qui va à l'encontre des femmes. "Un conseil, lâchez nos utérus ! Si vous souhaitez aider les femmes, faites l'égalité salariale, le congé paternité équivalent au congé maternité, laissez partir les femmes avant 64 ans avec les trimestres acquis, retirez votre réforme. Nos ventres ne sont pas la variable d'ajustement de votre réforme des retraite", a-t-elle lâché.

GOUVERNEMENT


Lors des débats à l'Assemblée, le ministre des Comptes publics Gabriel Attal a pointé un hémicycle divisé en plusieurs "camps". "La réalité c'est qu'il y a le camp de l'obstruction, celui de la diversion, et celui des solutions", a-t-il expliqué, en s'adressant respectivement bancs de la Nupes, ceux du RN, et ceux de la majorité.

GOUVERNEMENT


Lors des débats à l'Assemblée, le ministre des Comptes publics Gabriel Attal a pointé un hémicycle divisé en plusieurs "camps". "La réalité c'est qu'il y a le camp de l'obstruction, celui de la diversion, et celui des solutions", a-t-il expliqué, en s'adressant respectivement bancs de la Nupes, ceux du RN, et ceux de la majorité.

MOTION DE CENSURE


La motion de censure déposée par le RN fait jaser sur les bancs de l'Assemblée. "Je suis très surpris de voir Marine Le Pen se réveiller. Cela faisait une semaine qu'elle dormait sur son banc ", a taclé au micro de LCP le patron du PS Olivier Faure, l'accusant de faire un "cadeau au gouvernement" en amputant les débats.

PERTURBATIONS


Le site de Tolbiac de l'université de Paris 1 a été fermé mercredi après-midi suite à un blocage par des étudiants commencé le matin, suivi par une assemblée générale à la mi-journée rassemblant plusieurs centaines d'étudiants. Ceux-ci ont voté l’occupation immédiate des locaux, dans le cadre des protestations contre la réforme des retraites.


 "Afin, de préserver la sécurité du bâtiment et de ses usagers, la présidence de l'université a pris, avec regret, la décision de fermer le centre Pierre-Mendès-France dès à présent", a indiqué l'université dans un mail transmis aux étudiants vers 15h.

MOTION DE CENSURE


La députée EELV Sandrine Rousseau ne votera pas la motion de censure du RN contre la réforme des retraites. "Je ne voterai ni d'amendement, ni de loi, ni de motion du RN, ça n'est pas négociable, on ne collabore pas, d'aucune manière, avec un parti d'extrême droite", a-t-elle assuré au micro de LCP, après l'annonce de Marine Le Pen. 

ULTIMATUM


Pour faire voter son projet de loi, le gouvernement a choisi de recourir à l'article 47.1 de la Constitution limitant les débats dans le temps - 20 jours à l'Assemblée nationale et 50 pour l'ensemble du parcours législatif. Mais La France insoumise estime qu'il pourrait choisir de les allonger et qu'il n'est pas tenu de respecter ces délais. TF1info a demandé l'éclairage de Lauréline Fontaine, professeure de droit constitutionnel.

ÉQUILIBRE FINANCIER


Jean-Paul Mattei, président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale et allié de la majorité, a appelé mercredi à rester "vigilant" sur l'équilibre financier du projet de réforme des retraites de l'exécutif, notamment à l'aune des concessions faites à la droite. "Un des objectifs quand même de ce texte financier, c'est d'équilibrer à terme les régimes par répartition", a insisté le député centriste des Pyrénées-Atlantiques devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP). 


L'élu était interrogé sur les annonces faites par Élisabeth Borne sur les carrières longues. "Cette annonce qui, il me semble, va dans le bon sens, entraîne un coût supplémentaire entre 500 et 700 millions, on n'a pas encore les chiffres détaillés. Il faut qu'on fasse attention à garder notre logique du texte", a appelé le député.

LE RN DÉPOSE UNE MOTION DE CENSURE


Le groupe RN à l'Assemblée nationale a annoncé qu'il déposerait une motion de censure contre le gouvernement dans le cadre de la discussion sur le projet de réforme des retraites. "Une manière d'imposer un référendum parlementaire et d'avoir finalement un vote sur la réforme des retraites", nous explique-t-on au sein du groupe. 


"Il apparaît clairement qu'aucun vote ne sera possible sur l'article 7" faisant passer l'âge de la retraite de 62 à 64 ans, "et encore moins sur l'ensemble du projet de loi", a indiqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d'une conférence de presse. La motion pourrait être discutée vendredi soir. 

SÉNAT


Le chef de file des sénateurs PS Patrick Kanner présentera une demande de référendum, au nom des trois groupes de gauche, lors de l'examen au Sénat du projet de réforme des retraites, a-t-il annoncé en marge des QAG. Les débats dans l'hémicycle, à majorité de droite, démarreront le 2 mars dans l'après-midi.


L'Assemblée nationale et le Sénat ont la possibilité de saisir le président de la République d'une demande de référendum. Mais c'est à Emmanuel Macron que reviendra la décision d'organiser ou non une telle consultation.

MACRON


Dans une allusion à la droite, Emmanuel Macron a fait remarquer que "ceux qui ont défendu les 65 ans secs il y a moins d'un an s'opposent maintenant aux 64 ans avec accompagnements", rapportent à l'AFP deux participants au Conseil des ministres.


Le président de la République a aussi critiqué ceux, à gauche, "qui ont défendu et fait voter la réforme Touraine" sous la présidence du socialiste François Hollande et "la dénoncent désormais". En outre "la gauche nous demande depuis des semaines d'en faire plus sur le chômage des seniors mais applaudit debout avec le RN lorsqu'elle réussit à supprimer une mesure pensée à cet effet", a-t-il ajouté.

MACRON


Le président Emmanuel Macron a estimé mercredi lors du Conseil des ministres que "les oppositions n'ont plus de boussole et sont totalement perdues" dans le débat sur les retraites, ont indiqué à l'AFP deux participants. "Ils (les opposants) sont totalement perdus et considèrent comme d'habitude que les Français ne sont que le décor de leur action faute d'être au cœur de leurs préoccupations", a ajouté le chef de l'État, selon ces deux sources, qui ont confirmé des propos rapportés en premier par Le Figaro.

GRÈVE


La centrale hydroélectrique de Grand'Maison, en Isère, la plus puissante de France, était en grève mercredi et "indisponible" pour le réseau électrique, à la veille de la cinquième journée nationale de mobilisation contre la réforme des retraites. 


"Usine de Grand'Maison aux mains des grévistes", a indiqué à l'AFP la CGT-Energie, qui a signalé également des grèves dans les centrales iséroises de Saint-Pierre-de Cognet, Saint-Georges-de-Commiers, Saint-Hilaire-du-Rosier, Beauvoir et Monteynard. Cette "indisponibilité" de mégawatts pour le réseau devrait durer "a priori au moins 24 heures", a indiqué à l'AFP Fabrice Coudour, secrétaire fédéral de la FNME-CGT.

AMENDEMENTS


Mercredi vers 16h, il restait quelque 14.000 amendements à examiner alors que l'Assemblée nationale à jusqu'à vendredi minuit pour examiner le texte réformant les retraites, avant qu'il ne parte au Sénat. Autant dire que tout ne sera pas interrogé.

"UNE ALLIANCE" ANTI-VOTE 


Le patron des députés communistes André Chassaigne a dénoncé mercredi "une alliance de fait" à l'Assemblée pour ne pas aller au vote d'ici vendredi sur l'article 7 de la réforme des retraites, qui prévoit de reporter à 64 ans l'âge de départ. "Il y a une alliance de fait sur l'article 7, Les Républicains ne veulent pas d'un vote, ni les oppositions et même pas le gouvernement, qui gagne du temps dès qu’il peut", a déclaré le député PCF du Puy-de-Dôme devant des journalistes.

FRITURE SUR LA LIGNE


Alors que le gouvernement continue d'ajuster et préciser son projet de loi, il est accusé de ne pas être clair, voire de mentir, par l'opposition. Et force est de constater que son message est brouillé pour les Français, qui en grande majorité ne la comprennent pas.

ANTICIPATION


La présidence de l'université de Rennes 2 a décidé la fermeture administrative de l'établissement mercredi et jeudi inclus. "Nous avons eu connaissance d'éléments laissant craindre une réelle volonté d'occupation des locaux à l'occasion du blocage annoncé ce mercredi midi", a expliqué la direction dans un communiqué. "La fermeture administrative signifie la suspension de l'ensemble des activités administratives, culturelles, pédagogiques, et de recherche."


Fer de lance traditionnel de la contestation étudiante, Rennes 2, qui compte quelque 21.000 étudiants, avait été fermée pendant trois jours la semaine dernière. Par ailleurs, à l'université de Nantes, plusieurs bâtiments ont été fermés par la présidence "pour la journée du mercredi", dont la faculté de langues ainsi que celle de droit et sciences politiques. Cette mesure a été prise "compte tenu des incertitudes sur l'évolution de la situation", a fait savoir l'institution dans un post Instagram.

PERTURBATIONS


La participation aux grèves s'annonce en nette baisse pour la cinquième journée de mobilisation contre la réforme des retraites jeudi, avec moins de perturbations, en pleine période de vacances scolaires sur la majeure partie du pays, à l'exception de l'Île-de-France et de l'Occitanie. Les syndicats se réservent pour la journée du 7 mars, l'intersyndicale ayant appelé à "mettre la France à l'arrêt" ce jour-là. 


Certaines confédérations comme l'Union syndicale Solidaires souhaitent également lancer un mouvement reconductible à partir de cette date. Les syndicats de la RATP ont déjà fait part de leur intention. Les éboueurs sont eux aussi appelés par leur fédération CGT à se mettre en grève reconductible à partir du 7 mars.

INDEX SENIORS


Interrogé pour savoir si l'index, qui vise à mesurer l'emploi des salariés âgés par les entreprises, serait rétabli pour les entreprises de plus de 300 salariés ou de plus de 50 salariés, Olivier Véran a répondu que ce seuil serait "à déterminer dans les prochains jours".


Le gouvernement souhaite rendre l'index obligatoire dès novembre 2023 pour les entreprises de plus de 1000 salariés, pour celles de plus de 300 salariés à partir de juillet 2024, et celles de plus de 50 salariés à partir de juillet 2025, ce dernier seuil ayant été ajouté par des amendements venus de tous les bancs.


Les employeurs doivent être passibles de sanctions financières en cas de non-publication de l'index, mais aucune obligation de résultat n'a été fixée en termes d'emploi des seniors.

"UN VOTE POLITIQUE"


"Ce vote n'est pas compréhensible, il est davantage politique", a expliqué Olivier Véran après le rejet de l'article 2 de la réforme. "Il démontre que l'objectif des oppositions Nupes et RN n'est pas de faire battre le chômage et les injustices mais de faire battre le gouvernement", déclare-t-il.

"UNE REFORME COMPLEXE"


"Une réforme des retraites est toujours complexe", reconnait Olivier Véran. "Nous nous efforçons de faire comprendre aux Français que nous demandons de travailler progressivement un peu plus, (...) nous rendons tout transparent et disponible." "Certains aspects embrouillent, le débat est tendu", ajoute le porte-parole.

NUPES


Les dirigeants de la Nupes et de plusieurs syndicats qui devaient se retrouver à Paris mercredi pour des discussions stratégiques concernant la bataille contre la réforme des retraites, ont finalement décidé de reporter leur rencontre, après des fuites dans la presse, a-t-on appris de sources concordantes.


"La réunion est reportée", a indiqué à l'AFP le co-délégué général de Solidaires, Simon Duteil. "Elle est reportée, car elle a fuité dans la presse", a indiqué Pierre Jouvet, le porte-parole du PS, et le député LFI Manuel Bompard a précisé qu'elle était décalée à "une date ultérieure pas encore définie".


Mercredi matin, plusieurs médias avaient annoncé cette réunion qui devait se tenir à la mi-journée à Paris.

CONSEIL DES MINISTRES


Ce mercredi après le Conseil des ministres, Olivier Véran a dénoncé "l'obstruction" des oppositions sur la réforme des retraites. "Qui a peur du débat? Pas le gouvernement, ni des députés de la majorité présidentielle, nous nous voulons aller au vote".


"Nous voulons que les députés puissent faire un choix en votant sur l'ensemble des articles de notre projet de loi." Le gouvernement souhaite que cette disposition "puisse être restaurée lors de l'examen du texte au Sénat", dit-il.

PETITION


La pétition lancée en janvier par les huit principaux syndicats français contre une réforme des retraites jugée "injuste et brutale" a franchi mercredi le cap du million de signatures, devenant la troisième pétition la plus signée sur la plateforme change.org. 


Le texte porté par la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa, la FSU et Solidaires a franchi ce seuil symbolique à la veille d'une cinquième journée de mobilisation contre le report de l'âge légal à 64 ans. Selon change.org, seules deux autres pétitions ont dépassé le million depuis le lancement de la plateforme en France en 2012, sur la loi travail (1,35 million) et "pour une baisse des prix du carburants à la pompe" (1,29 million).

DISCUSSIONS


Les dirigeants de la Nupes et de plusieurs syndicats se retrouvent à Paris mercredi à la mi-journée pour des discussions stratégiques concernant la bataille contre la réforme des retraites, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant des informations de presse.


Selon la secrétaire nationale d'EELV, Marine Tondelier, il s'agit pour les participants de se concerter "sur la meilleure manière de procéder chacun à son poste pour gagner".


Co-délégué général de Solidaires, Simon Duteil confirme la présence de la CGT, de Solidaires et de la FSU, évoquant une invitation lancée par la Nupes il y a une quinzaine de jours, et qui prend une acuité particulière dans le contexte actuel. FO ne participera pas à la réunion, selon son secrétaire général Frédéric Souillot.

PENSION MINIMALE


Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a détaillé mercredi la revalorisation des pensions pour les retraités actuels et les futurs retraités, précisant que parmi ces derniers, "40.000 personnes de plus chaque année" passeront le cap des 85% du Smic. 


"Grâce à cette réforme (...), 1,8 million de retraités (actuels, ndlr) vont voir leur pension revalorisée", dont la moitié "auront une revalorisation comprise entre 70 et 100 euros" et "vous en avez même 125.000 qui vont aller jusqu'au maximum des 100 euros de revalorisation", a déclaré M. Dussopt sur France inter. 


"Cela signifie que nous avons au total 250.000 retraités supplémentaires dans notre pays qui vont franchir le cap des 85% du Smic parmi les retraités actuels", a-t-il poursuivi. "Et lorsqu'on regarde les futurs retraités", sur les 800.000 nouveaux retraités par an, "200.000 auront une pension revalorisée" et parmi eux, "un gros tiers aura une revalorisation supérieure à 70 euros", a détaillé le ministre.

"ALLIANCE DES EXTREMES"


Le coup de gueule de Franck Riester. "Ce qu’il s’est passé c’est l'alliance des extrêmes", a dénoncé sur Sud Radio le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement. "Le grand perdant c'est l'emploi des seniors", a-t-il regretté, fustigeant "l'obstruction systématique" de la Nupes et "le RN qui ne sait faire que s'opposer".

"ARTICLE ALIBI"


Le patron des Républicains Eric Ciotti a réitéré mercredi son soutien à la "nécessaire" réforme des retraites tout en justifiant le rejet la veille de l'article "alibi" instaurant un index des seniors, premier revers majeur du gouvernement à l'Assemblée sur ce projet de loi.


"Je n'ai pas pris part au vote. Nous avions décidé dans le groupe le matin de voter contre cet article qui est un article alibi, qui ne sert à rien", "un espèce de machin qui allait peser sur le travail quotidien des entreprises", a expliqué sur France 2 la député des Alpes-Maritimes.

"DECEPTION"


Au lendemain de la suppression par les députés de l'index seniors pour les entreprises, Olivier Dussopt a exprimé sur France inter "une forme de déception" et regretté que "ceux qui nous disent 'Vous ne faîtes pas assez pour les seniors suppriment l'index".


"Nous verrons avec le Sénat s'il y a une possibilité de le retablir. Je reste absolument convaincu qu'avoir un outil qui permet de mesurer l'implication des entreprises enterprises pour l'emploi des senior c'est quelque chose de clés tant pour la réforme des retraites que pour l'emploi", a ajouté le ministre du Travail.

REJET


Mardi soir, l'Assemblée nationale a rejeté l'article 2 de la réforme des retraites, qui crée un "index seniors" dans les entreprises. Cet index vise à favoriser l'emploi des travailleurs les plus âgés.

REVERS POUR LE GOUVERNEMENT


Bienvenue sur ce direct consacré une nouvelle fois à la réforme des retraites. Le gouvernement a subi un premier revers majeur à l'Assemblée mardi soir avec le rejet de l'article instaurant un index des seniors, alors qu'Élisabeth Borne venait de dévoiler de nouvelles concessions aux Républicains sur les carrières longues.


Coup de théâtre dès l'article 2: après trois jours de débats marqués par de très vifs incidents, l'Assemblée a rejeté l'"index seniors" par 256 voix contre 203, et 8 abstentions. 38 députés LR ont voté contre.


Une claque pour le gouvernement, accueillie par des vivats et des chants des élus de la Nupes, vite rabroués par la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet.


"Ce soir, toute la gauche et le FN célèbrent" ce vote, a déploré le ministre du Travail Olivier Dussopt, qui les a traités de "Tartuffe".

 "VICTOIRE", SELON PANOT


La présidente du groupe LFI à l'Assemblée, Mathilde Panot, a salué mardi soir une "victoire". 

DUSSOPT FUSTIGE LES OPPOSITIONS


Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a fustigé mardi soir "la gauche et la FN, unis pour supprimer un nouvel outil en faveur de l'emploi des plus âgés." (sic)

"PREMIER REVERS", SELON ROUSSEL


"C’est un premier revers pour le gouvernement - et pas le dernier !", a promis Fabien Roussel, mardi soir.

UN "ÉCHEC", DÉNONCE LE PEN


La cheffe de file du RN, Marine Le Pen, a dénoncé "l'échec du gouvernement", mardi soir.

LR A VOTÉ CONTRE 


Une grande partie des députés LR présents mardi soir ont voté contre l'article 2, selon le site de l'Assemblée nationale.


Sur les 44 votes LR, 38 ont voté contre, et 6 se sont abstenus. Un sérieux avertissement du parti de droite adressé à la majorité présidentielle.

L'INDEX SENIORS REJETÉ


L'Assemblée nationale a rejeté mardi soir l'article 2 du projet de réforme des retraites qui prévoit la création d'un "index seniors" dans les entreprises, un revers important pour le gouvernement et la majorité présidentielle dans cet examen compliqué.


Coup de théâtre du fait du rapport de forces dans l'hémicycle: cet article 2, qui a été débattu durant trois journées, a été repoussé par 256 voix contre 203, et 8 abstentions. La Nupes, qui a accueilli ce résultat par des vivats et des chants, ainsi que le groupe LR, se sont prononcés contre cet index, devant permettre d'améliorer l'emploi des salariés âgés.

AÉROPORTS


La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a annoncé mardi l'annulation de 30% des vols jeudi à l'aéroport parisien d'Orly. D'autres aéroports hexagonaux, comme à Lyon ou à Marseille, sont également touchés. Cette décision a été prise dans un contexte de grève des contrôleurs aériens contre la réforme des retraites.

AMÉLIORATION


"Pour ceux qui sont déjà à la retraite, 1,8 million de personnes vont voir leur pension améliorée en moyenne de 57 euros", souligne Bruno Le Maire. "Pour dire les choses simplement, c'est une réforme qui ne fait, parmi les retraités, que des gagnants. Nous ne touchons pas aux pensions des retraités et nous améliorons les pensions de plus de 2 millions de personnes", estime-t-il. "C'est un gage positif", lance le ministre de l'Économie. 

1200 EUROS BRUTS


"S'agissant de la pension de retraite à 1200 euros bruts, c'est ouvert à toute personne qui a cotisé l'intégralité de ses trimestres et qui a été rémunérée au niveau du Smic", indique mardi Bruno Le Maire, sur LCI. "Aujourd'hui, 800.000 personnes partent à la retraite. 200.000 personnes pourront disposer de ce dispositif. Tout le monde ne sera pas forcément à 1200 euros bruts parce que tout le monde n'aura pas forcément cotisé l'intégralité de ses trimestres", détaille le ministre de l'Économie. 


"Pour tous ceux qui partent à la retraite", la réforme est une "amélioration", affirme-t-il. "Personne ne perdra rien et tout le monde gagnera quelque chose parmi les 200.000 personnes concernées, c'est-à-dire un quart de ceux qui partent à la retraite", conclut-il. 

DÉCIDEURS


"Le dernier mot revient aux élus du peuple, pas à la rue. Ce sont eux qui décideront", martèle mardi Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, ce mardi sur LCI. 

CARRIÈRES LONGUES


"Le total de la mesure sera de 700 millions d'euros", a annoncé Bruno Le Maire mardi, au sujet du dispositif sur les carrières longues dévoilé plus tôt par Elisabeth Borne. 


"Ce sont des mesures d'ouverture. Ça coûte 700 millions d'euros. Nous avons déjà trouvé 200 millions d'euros en éliminant les forfaits de cotisation sociale de ceux qui sont licenciés et de ceux qui partent volontairement de travail. Il reste 500 millions d'euros à trouver. Je le dis très clairement à nos amis parlementaires", détaille le ministre de l'Économie sur LCI. "Comme ministre des Finances, je redis que nous devons présenter une copie en bonne et due forme, c'est à dire à l'équilibre en 2030", martèle-t-il. 

"ATTITUDE INDÉCENTE"


"Ceux qui décident, ce sont les parlementaires" mais "nous sommes privés du débat démocratique en raison de l'attitude indécente de LFI", dénonce Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, ce mardi. 

BRUNO LE MAIRE SUR L'ACCIDENT DANS L'HÉMICYCLE


"Je me méfie de tous ceux qui relativisent les excès de langage, les débordements de la France Insoumise", lance Bruno Le Maire, ce mardi, sur le plateau de LCI. "Traiter un ministre d'assassin, c'est parfaitement inacceptable", martèle-t-il, en référence à l'accident, la veille, lorsqu'un député LFI a qualifié le ministre du Travail, Olivier Dusspot, d'"assassin". "Dans ce débat, la Nupes - et surtout la France Insoumise - a oublié toute décence", fustige le ministre de l'Économie. 

PERTURBATIONS "LIMITÉES" CE JEUDI


L'impact de la grève sur les transports devrait être limité ce jeudi. La RATP prévoit ainsi un "trafic normal" sur la quasi-totalité de son réseau. Seul le réseau RER sera "légèrement perturbé", indique la régie des transports à Paris et en Ile-de-France.


Côté train par contre, la circulation sera "perturbée", prévient la SNCF. Sur les lignes grande vitesse (TGV et Ouigo), quatre trains sur cinq circuleront en moyenne. La situation sera plus compliqué sur les TER, avec un train sur deux annulé. L'entreprise recommande donc aux voyageurs qui le peuvent "d'annuler ou de reporter leurs déplacements".

BORNE ASSURE QU'IL NE FAUDRA PAS COTISER PLUS DE 43 ANS


Interrogée par une députée Les Républicains sur les carrières longues et appelée à assurer que personne ne devra cotiser plus de 43 annuités, Elisabeth Borne l'a confirmé. Pour les carrières longues, il ne sera pas nécessaire d'avoir une "durée de cotisation supérieure à 43 ans", a-t-elle expliqué lors des Questions au gouvernement. La Première ministre a confirmé via un exemple qu'une personne ayant commencé à travailler à 17 ans pourrait partir à la retraite à 60 si elle bénéficiait d'une carrière complète.

EELV RETIRE DES AMENDEMENTS


Le groupe écologiste à l'Assemblée nationale a annoncé le retrait d'au moins 150 amendements pour accélérer les débats sur la réforme des retraites. D'ici à l'étude de l'article 7 actant le report de l'âge légal de départ à 64 ans, le groupe EELV devait présenter quelques 200 amendements, il en retirera donc un nombre important. "On sera sur un retrait très fort", a donc estimé la présidente du groupe Cyrielle Chatelain en conférence de presse.

BORNE RECLAME UN DEBAT "FRANC MAIS PAS INSULTANT"


Au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale, la Première ministre a réclamé aux députés un "débat franc mais pas insultant" sur le projet de loi réformant les retraites. "Il n'est pas trop tard", a-t-elle ajouté. Elle souhaite montrer que "nous sommes capables de nous opposer parfois vivement mais toujours dans le respect des uns et des autres". Par ailleurs, elle a de nouveau appelé au retrait d'amendements ralentissant l'examen du texte.

MANIF A MARSEILLE


Une centaine de syndicalistes de la CGT se sont rassemblés à Marseille devant la permanence d'une députée du parti présidentiel pour mettre "la pression" sur le gouvernement et le forcer à abandonner son projet de réforme des retraites. 


Vêtus des chasubles rouges siglés CGT, les manifestants ont collé quelques autocollants sur les murs de la permanence de Claire Pitollat, députée Renaissance de la deuxième circonscription des Bouches-du-Rhône, absente, qui participe en ce moment aux débats à l'Assemblée nationale.

  

"Nous voulons interpeller les députés et leur dire que la mobilisation continue. Nous ne sommes pas là pour les convaincre, mais pour leur mettre la pression et leur faire savoir que nous ne lâcherons rien", a indiqué Jessica Jadé, de l'Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. 


De son côté, Mme Pitollat a rappelé à l'AFP que "le dialogue avec la représentation syndicale est important", même s'il existe une différence "de points de vue et des désaccords". 

L'ARTICLE 7, AU CŒUR DES TENSIONS

SANCTIONS TROP CLÉMENTES A L'ASSEMBLÉE NATIONALE ?

64 ANS : LES REPUBLICAINS DISENT OUI


Alors que certaines voix à droite, comme Aurélie Pradié, menacent de ne pas voter la réforme du gouvernement, le bureau politique de LR qui s'est réuni mardi matin vient de publier un communiqué pour réaffirmer sa position. 


"C'est en parfaite cohérence avec notre histoire, forts de nos convictions et de notre indépendance, et parce que nous portons la responsabilité d'incarner l'alternance, que nous souhaitons soutenir une réforme du système portant à terme l'âge légal de départ à 64 ans et le nombre d'annuités requises à 43 ans", déclare l'état-major LR. 


Hier, le sénateur Bruno Retailleau avait estimé qu'Aurélien Pradié ne pourrait garder sa place dans la direction du parti s'il refusait de voter la réforme. 

GB : 11% DES PLUS DE 65 ANS TRAVAILLENT ENCORE


L'âge de départ à la retraite est de 66 ans au Royaume-Uni, mais rien n'interdit aux salariés de travailler plus longtemps. 

FRANÇOIS RUFFIN SUR LCI

"9000" AMENDEMENTS À RETIRER


La présidente Renaissance de l'Assemblée nationale a évalué à "9.000" le nombre d'amendements à retirer pour que la mesure phare de la réforme des retraites, le recul du départ à 64 ans au lieu de 62, puisse être débattue.   


"Il en reste 14.000 (...) mais il en faudrait oui quasiment 9.000 à retirer" pour atteindre l'article 7 qui comprend la mesure d'âge, a estimé Yaël Braun-Pivet sur RTL, invitant "chacun à se ressaisir". 


Elle a notamment accusé "un groupe de députés insoumis, évidemment pas tous parce qu'il ne faut pas faire d'amalgame" qui mène selon elle une "stratégie" d'"obstruction", de "prises à partie personnelle", de "guérilla parlementaire", d'"agressivité", d'"invectives", "parfois d'injures". 

LUDOVIC MARIN / AFP

7 MARS : "IL FAUT UN PAYS À L'ARRÊT"


"Il faut un pays à l'arrêt le 7 mars pour arrêter Emmanuel Macron", comme le demandent les syndicats, réclame François Ruffin sur LCI. Le président de la République "fait du mal au travail, aux travailleurs, au pays", clame le député LFI.


"Il doit y avoir une montée d'un cran, ce ne sont pas seulement des manifestations", poursuit-il. "Je regrette que l'on doive en arriver là. Quand on a un Emmanuel Macron qui, contre neuf salariés sur dix, malgré des millions de Français dans la rue, poursuit sa réforme, il est évident que le blocage, c'est lui qui le produit."

"UNE IMMENSE INJUSTICE SOCIALE"


"Le sujet qui doit rester au cœur des débats : oui ou non à ces deux ans de plus", martèle sur LCI François Ruffin, député LFI. "Des secteurs entiers, qui ont tenu le pays debout, n'ont pas eu le droit à la moindre rémunération et reconnaissance. Et ce sont ces personnes qui vont porter le plus lourdement ces deux années supplémentaires."


"Il faut comprendre cette immense injustice ressentie, c'est une injustice sociale", insiste l'élu de la Somme. "Nous avons besoin d'une France au travail : l'école va mal, l'hôpital va mal... Comment donner envie aux gens de travailler s’ils ne se sentent pas respectés ?"

AMENDEMENTS


La Nupes retire 1000 amendements pour accélérer le débat : "Insuffisant", selon  la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.

"LA FRANCE QUI MANIFESTE, C'EST LA FRANCE QUI SE LÈVE TÔT"


"En 1984, 12% des salariés disaient qu'ils subissent une triple contrainte physique (charges lourdes, se baisse régulièrement…). Aujourd'hui, on est passé à 34%", assure le député LFI François Ruffin sur LCI. "Il en est de même pour les contraintes psychiques : 6% en 1984, aujourd'hui 35%. La France qui manifeste, c'est une France qui se lève tôt, qui va au boulot, et qui a mal au dos."

FRANÇOIS RUFFIN SUR LCI

FRANÇOIS RUFFIN "DEMANDE LA VÉRITÉ DES CHIFFRES"


"Pour les Français qui ont travaillé 43 années, je souhaite qu'ils puissent vivre avec 1500 euros" par mois à la retraite, demande François Ruffin, député LFI de la Somme, sur LCI. Avec la réforme, "combien de personnes vont être revalorisées ?", demande-t-il. "Le gouvernement a les chiffres : pourquoi ne les donne-t-il pas ? Je redemande la vérité des chiffres."

POLÉMIQUE À L'ASSEMBLÉE


Lundi, le député insoumis Aurélien Saintoul a qualifié le ministre du Travail Olivier Dussopt "d'assassin" et "d'imposteur" lors d'une intervention sur les morts au travail. "Il s'est lui-même excusé, preuve que ses mots ont dépassé très largement sa pensée", réagit sur LCI François Ruffin, député LFI de la Somme.


"Nous avons le devoir d'être à la hauteur du peuple, des Français qui sont dehors", poursuit-il. "Ce n'est pas une bonne chose. Mais il faut que l'on parle du fond, c'est là que l'on va être bon. Ce qui interroge les Français, c'est quand et combien vont-ils toucher à la retraite ?"

OLIVIER VÉRAN


Le porte-parole du gouvernement français critique les "invectives" et les "injures" entendues à l'Assemblée lors du débat sur la réforme des retraites.

L'INVITÉ DE LA MATINALE


Le député LFI à suivre sur le canal 26 à 8h30

RETRAIT D'UN MILLIER D'AMENDEMENTS

RN 


Après la décision de la Nupes de retirer "un millier d'amendements", le RN a appelé lundi à encore accélérer le processus. "Pas 1 000, sortez 10 000 amendements", assène la députée Laure Lavalette. 

AMENDEMENTS 


Des représentants de la Nupes - Sandrine Rousseau (EELV), Boris Vallaud (PS), Arthur Delaporte (PS), Manuel Bompard (LFI), François Ruffin (LFI) et Pierre Dharreville (PCF) - ont annoncé lundi retirer 1000 amendements (dont 800 de LFI) pour accélérer le débat sur le projet de réforme des retraites. "Nous avons travaillé ensemble pour pouvoir retirer un millier d'amendements ce soir, ce qui nous permettra de passer à la suite", a indiqué Boris Vallaud, en marge des débats dans l'hémicycle. 

REPRISE DES DÉBATS


Les débats reprennent autour du projet de réforme des retraites reprennent dans l'hémicycle. 

RETRAIT D'AMENDEMENTS 


Le groupe écologiste a annoncé lundi, par la voix de Sandrine Rousseau, qu'il allait retirer certains amendements déposés sur le projet de réforme des retraites. L'objectif de la manœuvre est d'avancer plus vite et donc de pouvoir débattre, au fond, du maximum de dispositions possibles. 

APPEL DE BORNE


Elisabeth Borne a demandé lundi soir, dans une déclaration à l'AFP, le "retrait" des amendements d'"obstruction" sur le projet de réforme des retraites examiné à l'Assemblée, et la fin des "invectives" après une série d'incidents dans l'hémicycle.  


"On souhaite vraiment qu’il y ait un débat démocratique sur ce texte, qu’on puisse discuter argument contre argument, projet contre projet", a déclaré à l'AFP la Première ministre, qui demande "à la fois un retrait des amendements qui n’ont pas d’autre objet que de faire de l’obstruction et de retarder l’avancée du texte, et aussi que les débats se tiennent sur le fond et non pas dans l’invective". 


Un peu plus tôt, un député LFI avait qualifié le ministre du Travail, Olivier Dussopt, d'"assassin".

NOUVEL ACCROCHAGE DANS L'HÉMICYCLE


L'examen du projet de loi réformant les retraites se poursuit à l'Assemblée nationale, et les débats sont toujours aussi chauds. Ce lundi, un député LFI a qualifié le ministre du Travail Olivier Dussopt d'"imposteur" et d'"assassin", entraînant une suspension de séance. Aurélien Saintoul s'est excusé publiquement à la reprise des débats, et a été sanctionné.

1200 €


"200 000 nouveaux retraités sur 800 000 auront une pension revalorisée du fait de la mise en place" de la pension minimale à 1200 € pour une carrière complète, a estimé lundi Olivier Dussopt. Le ministre du Travail appelle à distinguer pension de retraite et minimum vieillesse. 

DEUX MÉTIERS DIFFÉRENTS, QUID DE LA RETRAITE


Chaque soir, le JT de TF1 se penche sur les interrogations des téléspectateurs dans sa rubrique "Le 20H vous répond". Au menu, une question sur la retraite de ceux qui exercent plusieurs métiers. Garance Pardigon y répond sur le plateau de Gilles Bouleau.

LA SÉQUENCE EN VIDÉO 


Revivez en vidéo la séquence lors de laquelle Aurélien Saintoul a qualifié Olivier Dussopt "d'assassin".

Retraites : un député LFI traite Olivier Dussopt "d'assassin"Source : TF1 Info

BORNE SOUTIENT SON MINISTRE


Elisabeth Borne a apporté son soutien à son ministre, qualifié d'"assassin" à l'Assemblée Nationale. 

LA RÉACTION D'OLIVIER DUSSOPT 


"Être traité d'assassin ne se pardonne pas. Mais (les excuses d'Aurélien Saintoul) ont un mérite : celui de permettre au débat de se poursuivre", affirme le ministre du Travail Olivier Dussopt. 

EXCUSES


"J'ai eu des mots que l'émotion et l'emportement m'ont fait mal choisir", déclare, devant l'hémicycle, Aurélien Saintoul après ses mots déplacés à l'encontre d'Olivier Dussopt. "Je souhaite les retirer et lui (au ministre, ndlr) adresser mes excuses", ajoute-t-il. "J'ai commis une erreur et je demande à être excusé de ça", reconnaît le député LFI. 

REPRISE DES DÉBATS


La séance reprend à l'Assemblée Nationale. Olivier Dussopt a fait son retour au sein de l'hémicycle. "Il est inacceptable que l'on continue dans cette escalade verbale. On ne peut en aucun cas traiter le ministre Olivier Dussopt d'assassin dans l'enceinte", fustige Aurore Bergé, députée Renaissance, en préambule. "J'en appelle à la maîtrise et à la sérénité de chacun et chacune", abonde Boris Vallaud, député PS. 

SANCTIONS 


"J'espère qu'il y aura une sanction", réclame Olivier Marleix, député LR, après la sortie d'Aurélien Saintoul à l'encontre d'Olivier Dussopt. "Les excuses ne suffiront pas", affirme-t-il au micro de LCP. "C'est indigne d'un député de traiter un ministre d'assassin", se désole, de son côté, Caroline Parmentier. La députée RN dénonce également "l'escalade de la Nupes". 

EXCUSES


"On ne peut pas taxer le ministre d'assassin", estime Olivier Faure, ce lundi. Le député et premier secrétaire du Parti socialiste réclame des excuses de la part d'Aurélien Saintoul, après sa sortie incendiaire à l'encontre du ministre du Travail, Olivier Dussopt. 

SÉANCE SUSPENDUE


La séance est suspendue pour "deux minutes" à l'Assemblée Nationale après un accrochage verbal entre un député LFI et Olivier Dussopt. Représentant de la 11ème circonscription des Hauts-de-Seine, Aurélien Saintoul a notamment qualifié le ministre du Travail d'"assassin" et d"'imposteur". 

UN "GOODIES"


Il s'agit d'un "goodies pour faire avaler la pilule", a fustigé lundi Clémentin Autain, au sujet de l'index pour les seniors que veut instaurer le gouvernement. "La réalité, c'est que vous allez paupériser et précariser les travailleurs en fin de carrière", dénonce la députée LFI. 

INDEX POUR LES SENIORS 


"Il ne va servir à rien", affirme Jérome Legavre, au sujet de l'index pour les seniors que le gouvernement souhaite créer. "À 62 ans, 58 % des salariés ne travaillent plus, [...] pour la plupart parce qu'ils se sont fait virer, souligne le député LFI. "L'index ne sert à rien, c'est une tartufferie de plus", abonde sa collègue Clémence Guetté.


Thibault Bazin, sur le banc des Républicains, se montre également critique. "Ce n'est pas l'index seniors qui va améliorer l'emploi des seniors", tranche-t-il. L'élu propose, entre autres, la mise en place de "contrats spécifiques incitatifs", un "cumul emploi-retraite simplifié", la "préparation de reconversion".

PENSIONS DE RETRAITE


Devant l'hémicycle, Jean-Philippe Tanguy (RN) a fustigé la "retraite plancher" à 1200 euros que défend le gouvernement. "On apprend de jour en jour que le nombre de Français concernés devient ridicule", juge le député. "Il est temps que le gouvernement dise la vérité aux Français", intime l'élu. 


"Tout le monde a compris que cette histoire de 1200 euros est une fable ", abonde le député LFI, Arnaud Le Gall. 

ASSEMBLÉE NATIONALE


Les débats sur la réforme des retraites ont repris à l'Assemblée Nationale. Pour l'heure, ils portent sur l'index pour les seniors que le gouvernement veut mettre en place pour favoriser l'emploi de ces personnes. 

VACANCES


Au lendemain d'une 4e journée de mobilisation contre la réforme des retraites, les syndicats veulent maintenir la pression. Toutefois, ils sont soucieux de ne pas rendre leur action impopulaire. Du coup, que ce soit dans les raffineries ou à la SNCF, l'intersyndicale agite le spectre d'une "France à l'arrêt" le 7 mars, soit après les vacances de la zone C.

APPEL A LA GRÈVE JEUDI


La CGT a appelé cheminots, dockers, électriciens, gaziers, salariés de la chimie et du verre à faire grève jeudi, lors de la 5e journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites. "Les Fédérations nationales CGT des ports et docks, des cheminots, des industries chimiques, du verre et céramique et des Mines Energie appellent à 24 heures d'arrêt de travail pour la journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle du 16 février 2023", selon un communiqué conjoint.

MANIFESTATION J+2 


Voici la place de la Bastille, à Paris, deux jours après la manifestation contre la réforme des retraites qui a rassemblé 93.000 personnes selon le ministère de l'Intérieur. 

"UNE GRÈVE SURPRISE N'EST PAS ACCEPTABLE"


"Je ne dis pas qu'il faut encadrer mais je dis qu'on peut sans doute concilier beaucoup mieux le droit de grève et la vie des usagers. Une grève sauvage ou surprise n'est pas acceptable", considère le ministre des Transports, Clément Beaune, au micro d'Europe 1. Ce week-end, après la nouvelle mobilisation contre les retraites samedi, les syndicats ont appelé à mettre "la France à l'arrêt" le 7 mars prochain.

"PLUSIEURS CENTAINES DE MILLIERS" A 1200 EUROS


La polémique autour des pensions à 1200 euros, annoncées par le gouvernement et démentie par une partie de la presse et des économistes, n'en finit plus. Mais combien toucheront bien cette somme ? Interrogé à ce sujet, Gabriel Attal indique ce matin sur France 2 que "1,8 million de retraités actuels vont voir leur pension revalorisée. Parmi eux, vous en aurez plusieurs centaines de milliers qui auront la pension minimale à 1200 euros. Et dans les nouveaux retraités, vous en aurez autour de 200.000 chaque année qui auront une revalorisation de leur pension".

LES AIDES A DOMICILE, "GRANDES PERDANTES"


Dans une tribune au quotidien Le Monde, l'économiste Clément Carbonnier met l'accent sur la situation des aides à domicile, lésée selon lui par la future réforme des retraites. Des conditions de travail déjà minées par la pénibilité, l'exposition à des produits chimiques et des salaires très faibles, qui seraient donc durcies avec le recul de l'âge de départ à 64 ans. 


"Des compensations sont prévues concernant la pénibilité ou à travers ce qui est présenté, à tort, comme une pension minimale de 1 200 euros. Ces compensations ne protègent que très peu de personnes, et pas les aides à domicile", assure l'économiste dans cette tribune.

ELISABETH BORNE APPELLE LES SYNDICATS


Après avoir assuré que l'âge fixé à 64 ans de départ à la retraite n'était "pas négociable", la Première ministre assouplit le ton face à l'opposition contre la réforme. Selon les informations de TF1, Elisabeth Borne a appelé plusieurs représentants syndicaux, y compris Laurent Berger de la CFDT, sur le dossier des retraites. Des échanges informels, confirmés par Philippe Martinez de la CGT, qui a évoqué ce lundi matin sur BFM "un appel de courtoisie". 

L'ABSENCE DU RN DANS LES MANIFESTATIONS


Pourquoi le RN est-il absent des cortèges contre la réforme des retraites ? Interrogé, Sébastien Chenu indique que le parti "n'a jamais appelé à manifester pour quoi que ce soit, on n'est pas une centrale syndicale". Il justifie le silence du RN et leur implication minimale sur le dossier des retraites par deux raisons : "On subit des menaces (...) et puis manifester aux côtés de Martinez, Laurent Berger qui ont fait élire Emmanuel Macron, c'est un peu hypocrite".

UNE RÉFORME "INJUSTE" POUR LE RN


"Les Français ont décidé de descendre dans la rue parce qu'ils ont compris l'injustice que représente cette réforme des retraites", considère Sébastien Chenu, député RN et vice-président de l'Assemblée nationale. Sur France Inter, il revient sur la polémique liée aux promesses du gouvernement de reverser 1200 euros aux petites pensions, qui ne sont pas contenues dans la réforme : "Il y a tromperie sur la marchandise".

"LE CHAOS" A L'ASSEMBLÉE NATIONALE 


Le ministre de l'Économie dit également regretter le manque de "débats possibles" au sein de l'Assemblée nationale, visant La France Insoumise, "un obstacle au débat démocratique". "Ce n'est plus le chahut, c'est le chaos", poursuit-il.

RÉPONSE DU GOUVERNEMENT AUX SYNDICATS 


La France sera-t-elle "à l'arrêt" le 7 mars prochain ? "La logique dans laquelle on voudrait enfermer le gouvernement, la majorité, qui est soit vous retirez votre réforme, soit nous bloquons le pays, n'est pas recevable. J'estime qu'un point d'équilibre a été trouvé", soutient Bruno Le Maire.

LES "CONCESSIONS" DU GOUVERNEMENT


"Le gouvernement n'a cessé de faire des concessions, de faire des preuves d'ouverture. Nous étions partis avec un âge légal de départ à 65 ans, nous sommes à 64 ans. Tous les retraités, sans exception, sont gagnants dans cette réforme", considère Bruno Le Maire, invité de RTL. 

DÉBATS PARLEMENTAIRES 


L'Assemblée nationale reprend cet après-midi l'examen de la réforme des retraites, sous la pression de la rue et des syndicats. Les débats redémarrent à 16h au Palais-Bourbon, après une première semaine au ralenti secouée par les invectives et les accès de tension dans l'hémicycle.


Les discussions doivent prendre fin vendredi à minuit en première lecture, que les députés aient ou non achevé l'examen du projet de loi, qui partira par la suite au Sénat. Jeudi, les débats seront rythmés par une cinquième journée d'action à l'appel de l'intersyndicale.

OPPOSITION A LA RÉFORME


À chacun sa manière de dénoncer la réforme des retraites. L'ancien candidat à la présidentielle Jean Lassale a voulu revêtir le tablier de boulanger pour marquer son opposition au texte, qui prévoit notamment le recul de l'âge de départ de 62 à 64 ans. 

LES VÉRIFICATEURS


Dimanche sur LCI, le secrétaire général de la CFDT a assuré qu’un samedi de manifestation n’avait jamais autant rassemblé. La dernière fois que ce jour de la semaine a connu un tel de niveau de mobilisation, c’était en 2010.

BIENVENUE


Bienvenue à tous dans ce direct consacré à la réforme des retraites, projet de loi du gouvernement, et à la bataille qui se joue actuellement à l'Assemblée nationale. L'opposition est également syndicale, avec une union assez rare pour être soulignée et un appel à "la France à l'arrêt" le 7 mars prochain.

Après une semaine marquée par plusieurs manifestations et des débats houleux, la réforme des retraites revient à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. La première semaine d'examen s'est achevée tant bien que mal dans le tumulte d'une 

polémique soldée par l'exclusion pour 15 jours d'un député LFI, sanctionné pour avoir posé, dans un tweet, le pied sur un ballon à l'effigie du ministre du Travail Olivier Dussopt. Une première semaine qui a mis d'accord majorité et syndicats, les deux camps s'accordent pour déplorer le "spectacle lamentable" des débats au Palais Bourbon, comme l'a souligné Laurent Berger dimanche au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. 

Un total de 15.867 amendements restent à examiner. Or, les débats doivent impérativement se terminer vendredi 17 février à minuit. 

Cette nouvelle semaine d'examen de la réforme va se dérouler sous la pression de la rue et des syndicats, qui agitent la menace d'une "France à l'arrêt" le 7 mars. En réussissant à rassembler pour la première fois un samedi, entre 963.000 et 

2,5 millions de manifestants, les syndicats ont démontré au gouvernement qu'ils pouvaient toujours compter sur le soutien de la rue face au report de l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans. 

De quoi conforter l'intersyndicale dans sa stratégie. Celle-ci appelle à un cinquième acte le 16 février et agite le spectre d'une "France à l'arrêt" le 7 mars, selon des modalités qui varient entre les deux locomotives syndicales du mouvement : la CGT privilégiant des grèves reconductibles, la CFDT évoquant des opérations villes mortes.  


La rédaction de TF1info

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