EN DIRECT - Réforme des retraites : des manifestations sauvages en cours, notamment à Paris

Publié le 30 mars 2023 à 6h45, mis à jour le 30 mars 2023 à 23h58

Source : JT 20h Semaine

Des appels à manifester ce jeudi à Paris ont été relayés sur les réseaux sociaux.
Les participants veulent défiler pour s'opposer aux violences policières, après les débordements lors de la mobilisation contre la réforme des retraites, mais aussi celle à Sainte-Soline.
Suivez les dernières informations.

Ce live est à présent terminé. 

MANIFESTATIONS JEUDI SOIR


À Lyon, Nantes, Lille, Paris et d'autres villes de France, des centaines ou des milliers de personnes se sont rassemblées jeudi soir à proximité de préfectures, "contre la répression à Sainte-Soline et "les violences policières" dans les manifestations, ont constaté des journalistes de l'AFP.


La majorité de ces rassemblements s'est déroulée dans le calme. À Paris, le rassemblement de 4500 personnes selon la préfecture de police, s'est muée dans la soirée en manifestations sauvages en petits groupes dans le cœur de la capitale. Sept interpellations ont eu lieu dans ces cortèges sauvages, selon un bilan de source policière à 22h30.

UN HOMME CONDAMNÉ À UN AN DE PRISON POUR AVOIR ATTAQUÉ UN POLICIER DURANT UNE MANIFESTATION 


Un homme a été condamné jeudi à un an de prison pour avoir attaqué un policier en marge d'une manifestation contre la réforme des retraites à Epinal, a-t-on appris jeudi auprès du procureur de la République.


L'homme, qui était jugé en comparution immédiate aussi pour des faits d'outrages, rébellion et destruction, a été condamné "à 12 mois de prison avec mandat de dépôt", a indiqué à l'AFP Frédéric Nahon.

60 GARDES À VUE APRES LA MANIFESTATION DU 28 MARS À PARIS


Selon le parquet de Paris; près de 60 personnes ont terminé en garde à vue à la suite de la manifestation  contre la réforme des retraites du mardi 28 mars à Paris qui reliait la place de la République à Nation. Sept individus ont été déférés en vue d'une comparution immédiate. 

MANIFESTATIONS SAUVAGES DANS PARIS


A la suite du rassemblement prévu devant l'hôtel de ville, plusieurs centaines de manifestants sont partis en manifestation sauvage ce soir dans les rues de Paris. Des feux sont allumés, des barricades sont érigées, les forces de l'ordre sont déployés pour tenter d'y mettre fin. 


Selon les informations de BFMTV, 4500 personnes ont manifesté devant l'hôtel de ville, un groupe de 1500 personnes a constitué un cortège sauvage. . 

AURORE BERGÉ EST L'INVITÉE DU 20H DE TF1


"On a fait un choix, celui du travail. Celui de faire en sorte que toutes celles et ceux qui le peuvent, puissent travailler plus pour faire en sorte que notre système de solidarité tienne. Ca c'est le point de départ, mais ça ne doit pas être le point d'arriver", a commenté Aurore Bergé alors que Gilles Bouleau l'interrogeait sur l'âge de 64 ans. 

AURORE BERGÉ EST L'INVITÉE DU 20H DE TF1


"La réalité démographique s'impose à nous, ça ne veut pas dire que l'on demande pas un effort aux Français. C'est un effort qu'on demande aux millions de Français, de travailler un peu plus, de manière à faire en sorte que notre système tienne." 


"Si on leur demande de travailler un peu plus, il faut un juste retour. Un retour des profits, c'est à dire que quand l'entreprise gagne, le salarié doit aussi gagner. On a besoin d'avoir un dialogue social dans notre pays et c'est ça qui se joue dans les semaines et mois qui viennent."

AURORE BERGÉ EST L'INVITÉE DU 20H DE TF1


"On continue à tendre la main, on continue de dialoguer, mais cette réforme est nécessaire", a-t-elle lancé alors que la CFDT réclame un temps de débat avant la mise en place de la réforme des retraites. 

AURORE BERGÉ EST L'INVITÉE DU 20H DE TF1


La présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale est l'invitée de Gilles Bouleau à l'heure où la majeure partie de la population s'oppose à la reforme sur les retraites. "Je suis heureuse que les syndicats ont accepté cette rencontre", a t'elle déclaré alors que tous les syndicats sauf la CGT, vont rencontrer la première ministre le 5 avril. 

MANIFESTATIONS À PARIS CE JEUDI 

1346 GARDES À VUE EN FRANCE DU 16 AU 25 MARS APRÈS LES MANIFESTATIONS CONTRE LA RÉFORME


D'après le ministère de la Justice, sur la période du 16 au 25 mars inclus sur l’ensemble du territoire (soit 10 jours de manifestation et sans la 10e journée de mobilisation du 28 mars), il y a eu 1346 gardes à vue. Celle-ci ont donné lieu, à ce stade, à 195 poursuites devant le tribunal judiciaire. 


Pour la capitale, le parquet de Paris n’a pas le moyen de faire un décompte de toutes les suites judiciaires. Mais depuis le 15 mars, et avant la manifestation du mardi 28 mars, on dénombre 880 gardes à vue, qui ont donné lieu à 36 comparutions immédiates.

RASSEMBLEMENT DEVANT LE PANTHEON


Plusieurs centaines de personnes sont actuellement présentes devant le Panthéon à Paris. Ce rassemblement était appelé par la coordination nationale étudiante qui appelle au retrait de la réforme. 

PÉNURIES DE CARBURANT


De nombreuses stations-service françaises sont encore touchées jeudi par des pénuries de carburants, conséquence des mouvements de grève contre la réforme des retraites dans les raffineries.


Une station-service sur deux du Val-de-Marne manquait jeudi matin d'au moins un type de carburant (essence et/ou diesel), l'Essonne (42,3%) et Paris (32,7%). La situation est également tendue dans certains départements de l'Ouest, comme la Loire-Atlantique, ou du Sud-Est, comme les Bouches-du-Rhône, où dans les deux cas, plus de 30% des stations sont en rupture d'au moins un produit et plus de 20% des stations sont même complètement à sec, selon les données du gouvernement.


Au niveau national, 11,2% des stations-service sont en manque d'au moins un produit, un chiffre en recul par rapport à mardi (15,5%).

RETRAITES : MACRON S'EN REMET AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL


"Il y a une contestation sociale qui existe sur la réforme, mais cela ne veut pas dire que tout doit s'arrêter", estime Emmanuel Macron, interrogé à propos de la poursuite de la contestation et sur son premier déplacement en deux mois sur le terrain. 


"Il y a eu un moment de clarification politique, le texte est devant le Conseil constitutionnel qui va l'examiner avec sagesse et calme."

MACRON CONDAMNE LES VIOLENCES


"Il y a eu des scènes d'une violence inacceptable ces dernières semaines", déclare Emmanuel Macron lors de son déplacement dans les Hautes-Alpes. "À côté, que les forces syndicales s'expriment dans un contexte organisé, c'est normal."


Après les échauffourées lors de la mobilisation contre les "méga-bassines", samedi dernier, le chef de l'État, "demande à toutes les forces politiques républicaines d'être parfaitement au clair sur ce sujet", car "rien ne justifie la violence". 

HIDALGO


Après que la direction des ressources humaines de la ville de Paris a demandé aux services administratifs "d'étaler la saisie des jours de grève sur plusieurs mois de paie", Anne Hidalgo a justifié cette pratique, assurant qu'elle était habituelle en "fin de conflit."


"Il y a des lois dans ce pays et nous les respectons. Elles prévoient qu'en matière de grève, il y a des étalements possibles", a dit lors d'un entretien l'élue socialiste, soutien du mouvement social contre la réforme des retraites. 


"Comme nous l'avons toujours fait, nous procédons aux retenues sur les jours de grève mais comme partout, en négociations avec les syndicats, il y a toujours, dans tous les protocoles d'accord de fin de conflit, une clause spécifique sur l'étalement des sommes liées aux jours de grève", a affirmé l'ancienne inspectrice du travail.

UNE PLACE PARISIENNE BLOQUÉE


Selon plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, la place des Victoires à Paris est bloquée ce jeudi matin par des agents Enedis.

OLIVIA GREGOIRE : "C'EST UNE REFORME DIFFICILE, IL FAUT QU'ON AVANCE"


La ministre déléguée chargée des PME Olivia Grégoire a reconnu ce jeudi matin sur Cnews que la réforme des retraites est "difficile", tout en appelant à "avancer". 


"Depuis 20 ans toutes les oppositions politiques disent qu'elles retoucheront cette réforme, jamais depuis 25 ans aucune opposition n'a pris une réforme des retraites" a-t-elle lancé. "Donc oui c'est une réforme difficile, il faut qu'on avance, elle est indispensable".

DES MANIFESTANTS ATTENDENT MACRON DANS LES HAUTES-ALPES


Environ 200 manifestants sont à Savines-le-Lac, où est attendu Emmanuel Macron en fin de matinée, selon notre journaliste sur place.

MARSEILLE : DES MANIFESTANTS SUR LES VOIES DE LA GARE ST-CHARLES 


La circulation des trains est interrompue à la gare de Marseille Saint-Charles ce mercredi matin en raison de la "présence de manifestants sur les voies", a indiqué la SNCF sur Twitter. L'heure de reprise est estimée à 10h15. 

ATTAQUES


Dans une interview au Parisien, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti est revenu sur l'utilisation du 49.3 pour faire passer la réforme des retraites. Il refuse ainsi de parler " de démocratie dévoyée" affirmant que les représentants "ont été élus" pour faire la loi. "En parallèle, il y a les syndicats qui s'expriment. Mais ce ne sont pas les syndicats qui font la loi", assure-t-il. 


Il s'en prend également à Jean-Luc Mélenchon qui "met de l'huile sur le feu partout, en expliquant que nous sommes dans une démocratie dévoyée, dans un État policier". Eric Dupond-Moretti a ainsi dénoncé l'attitude du leader de LFI dont le "but est de détruire la République, qu'il ne supporte pas".

PAS DE DIALOGUE POSSIBLE ?


Alors que la Première ministre Elisabeth Borne doit recevoir les syndicats la semaine prochaine, le maire socialiste du Mans, Stéphane Le Foll, "ne croit pas que le dialogue soit possible".


Sur Public Sénat, il a assuré : "L'intersyndicale veut rediscuter de la question du report de l'âge légal de 62 à 64 ans", alors que le gouvernement et le président de la République ne veulent pas négocier sur cette mesure". 


"Ceci étant dit, le fait qu'Elisabeth Borne invite les syndicats et que les syndicats s'y rendent, dans un contexte comme celui que nous connaissons aujourd'hui, il faut considérer que c'est mieux que d'être coupé de toute relation", a ajouté l'ancien ministre de l'Agriculture.

ACTIONS


Des manifestations sont prévues aujourd'hui en Seine-Maritime. Dans ce cadre, la préfecture a pris des arrêtés "visant à prévenir les troubles graves à l'ordre public, particulièrement à Rouen et au Havre". Lors des derniers rassemblements, des dégradations ont eu lieu dans les deux villes et notamment "des destructions de mobilier urbain, des dégradations de vitrines de commerçants" et des "feux de poubelle et jets de projectiles à l'encontre des forces de l'ordre", rappellent les autorités. 


"Le port et le transport de tout objet susceptible de constituer une arme (boules de pétanque, pierres, boulons...) sont interdits" dans les centres-ville du Havre et de Rouen entre 8h et 20h, précise ainsi la préfecture. "Les arrêtés visent également le transport et l'usage d'artifices, de conteneurs de substance inflammables ou corrosives et d'objets destinés à dissimuler tout ou partie du visage afin de ne pas être identifié". 

BLOCAGE


Des actions de blocage ont été menées hier pour empêcher l'accès à deux des trois incinérateurs traitant les déchets parisiens, malgré la suspension de la grève des éboueurs contre la réforme des retraites, qui permet au volume de déchets non ramassés de poursuivre sa décrue.


"Si les garages ne font pas l'objet de blocages, l'accès aux sites du Syctom demeure compliqué, avec des blocages partiels ou totaux des incinérateurs empêchant le vidage des camions de manière efficace et ne permettant pas encore de ramasser les déchets restants de manière optimale", a souligné la mairie de Paris dans un point de situation.


Mais avec la levée de la grève, mercredi matin, "173 bennes sont sorties dans tous les arrondissements, soit 25% de plus" que mardi, précise la mairie de Paris. L'estimation totale de poubelles non ramassées, en baisse constante depuis vendredi, s'élève désormais à 5.800 tonnes, soit presque moitié moins que le record de vendredi, à 10.500 tonnes.

RÉUNION


Le dialogue, enfin ? Les syndicats, bien décidés à parler des retraites, sont attendus la semaine prochaine à Matignon, avant une journée de mobilisation le 6 avril et alors que le Conseil constitutionnel se prononcera sur la réforme le 14 avril.


Deux jours après une 10e journée d'action moins fournie et aussi moins chaotique que prévu, syndicats et exécutif se donnent un peu d'air pour faire retomber la tension avec la perspective de cette rencontre inédite depuis des semaines, alors que le conflit dans la rue est entré dans son troisième mois.


De là à envisager une sortie de crise ? Il y a loin de la coupe aux lèvres et l'intersyndicale a prévu une 11e journée d'action le 6 avril.  

TRAFIC


Alors que la grève se poursuit, la SNCF prévoit pour aujourd'hui une nette amélioration de la circulation de ses trains. Le trafic TGV devrait revenir à la normale ou presque. SNCF Voyageurs annonce un trafic "quasi normal" pour les TGV Inoui, Ouigo, Thalys et Eurostar, et entend faire rouler les deux tiers des Intercités (de jour comme de nuit) et les quatre cinquièmes des TER.

Bonjour et bienvenue dans ce nouveau live consacré à la réforme des retraites. Retrouvez ici les dernières informations sur ce dossier brûlant.

Le Conseil constitutionnel rendra ses décisions sur la réforme controversée des retraites le vendredi 14 avril, "en fin de journée", a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué. Les Sages rendront "deux décisions" : l'une sur la constitutionnalité du projet de loi adopté au Parlement après un recours au 49.3, et l'autre sur la recevabilité de la demande de référendum d'initiative partagée (RIP) lancée par la gauche.

Les syndicats, unis depuis plus de deux mois contre la réforme et le recul de l'âge de départ à 64 ans, ont été invités à Matignon à l'issue d'une 10e journée de mobilisation mardi. Une rencontre qui se tiendra mercredi 5 avril, a assuré sur BFMTV Marylise Léon, secrétaire générale adjointe de la CFDT.

En cas "d'énorme crise", le chef de l’État peut toujours s'en remettre aux électeurs : Emmanuel Macron, en pleine colère sociale contre sa réforme des retraites, a répondu aux questions des lecteurs de Pif, assurant de sa frustration quand les choses ne vont "pas assez vite".

La SNCF prévoit pour jeudi une nette amélioration de la circulation de ses trains, le trafic TGV devant en particulier redevenir normal ou presque, au 24e jour d'une grève reconductible contre la réforme des retraites. SNCF Voyageurs annonce un trafic "quasi normal" pour les TGV Inoui, Ouigo, Thalys et Eurostar, et entend faire rouler les deux tiers des Intercités - de jour comme de nuit - et les quatre cinquièmes des TER, a indiqué mercredi un porte-parole à l'AFP. 

La Direction générale de l'Aviation civile (DGAC), de son côté, demande aux compagnies aériennes d'annuler des vols ce week-end à Paris-Orly, Bordeaux, Toulouse et Nantes en raison de la grève de contrôleurs aériens contre la réforme des retraites, a annoncé mercredi cette administration à l'AFP.


La rédaction de TF1info

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