EN DIRECT - Salon de l'Agriculture : 603.652 visiteurs pour la 60ᵉ édition, en légère baisse

Publié le 29 février 2024 à 6h00, mis à jour le 3 mars 2024 à 18h22

Source : JT 13h WE

Le Salon de l'agriculture a accueilli 603.652 visiteurs pour sa 60ᵉ édition, marquée par la visite chahutée du chef de l'État en pleine crise agricole.
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FRÉQUENTATION

Le Salon de l'agriculture a accueilli 603.652 visiteurs pour sa 60ᵉ édition, marquée par la visite chahutée du chef de l'État en pleine crise agricole, ont annoncé dimanche les organisateurs de l'événement.


La fréquentation est en légère baisse (-2%) par rapport à l'année dernière, où 615.204 visiteurs avaient été recensés. Le président du salon, Jean-Luc Poulain, a évoqué une "édition compliquée, surtout en début de salon", mais aussi une fête populaire toujours plébiscitée par le public, "venu nombreux" à la rencontre des agriculteurs.

DE NOUVELLES ACTIONS À VENIR ?

"On continuera à avoir des actions sur le terrain" après le Salon de l'agriculture car "sur le plan politique, les choses ne sont clairement pas terminées", a déclaré dimanche le patron du syndicat agricole majoritaire FNSEA sur BFMTV. 


Les exploitants attendent des "réalisations très concrètes" des promesses du gouvernement dans leur ferme et même si la FNSEA n'appelle pas à une mobilisation nationale, "chaque département garde l'initiative de pouvoir faire un certain nombre d'actions", a expliqué Arnaud Rousseau. 

Salon de l'agricutlure : quel bilan pour les agriculteurs ?Source : TF1 Info

ILS SAUTENT LE PAS MALGRÉ LA CRISE

Malgré les difficultés annoncées, de nombreuses personnes font le choix de se tourner vers l'agriculture. Elles y retrouvent un métier qui a du sens et qui permet d'être en contact avec la nature. TF1 est allé à la rencontre de plusieurs de ces professionnels reconvertis aux profils variés.

LE SECTEUR AGRICOLE SOUS TENSION

Un arrêté a été publié samedi au Journal officiel pour qualifier quatre métiers agricoles de métiers en tension. Cette mesure facilitera l'emploi de travailleurs étrangers non européens. C'était l'une des annonces faites par le Premier ministre, Gabriel Attal, lors d'un point presse organisée le 21 février.

"LES ÉLECTIONS LES PLUS IMPORTANTS DE L'HISTOIRE DE L'UE"

"On est à un potentiel moment de bascule de l'histoire de l'Union européenne", estime Valérie Hayer, tête de liste Renaissance aux élections européennes, présente samedi dans les allées du Salon de l'agriculture. "Probablement ce sont les élections les plus importantes de l'histoire de l'Union européenne. On est face au chamboulement du monde. On a des forces qui veulent détruire l'Europe de l'intérieur, mais aussi des attaques venues de l'extérieur de l'UE. Il faut qu'on soit fort ensemble et combattif."

Européennes : "ce sont les élections les plus importantes de l'histoire de l'UE", affirme Valérie Hayer, tête de liste RenaissanceSource : TF1 Info

VALÉRIE HAYER ARRIVE AU SALON

Valérie Hayer, tête de liste Renaissance pour les prochaines élections européennes, est arrivée samedi au Salon de l'agriculture, où elle va déambuler dans les allées pour aller à la rencontre des agriculteurs.

72 GARDES À VUE LEVÉES

Vendredi soir, le parquet de Paris a indiqué que les 72 mesures de garde à vue prises dans la matinée suite au rassemblement d’agriculteurs place de l’Étoile des chefs notamment d’entrave à la circulation, participation à une manifestation non déclarée, port prohibé d’arme de catégorie D et rébellion) ont été levées dans la soirée. "Les procédures vont faire l’objet d’une transmission au parquet aux fins d’analyse", a-t-il précisé.

"PLUS DE TEMPS" POUR SE DÉCARBONER

Le monde agricole a besoin de "plus de temps" pour se décarboner que le reste de l'économie, a concédé vendredi le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, après une rencontre au Salon de l'agriculture avec de jeunes exploitants très critiques envers les normes environnementales.


"Ce n'est pas un hasard si dans la planification écologique, on demande, on anticipe, une décarbonation beaucoup plus forte de l'industrie que de l'agriculture", a déclaré M. Béchu à l'AFP, à l'issue d'un dialogue animé au stand des Jeunes Agriculteurs, syndicat allié de la FNSEA, où le ministre de l’Écologie avait tenté de rassurer ces professionnels.


"C'est parce que pour faire pivoter 390.000 toutes petites structures, il faut plus de temps que pour faire bouger les 50 industries les plus émettrices de France", a-t-il ajouté. "J'assume que quand vous travaillez sur le vivant, avec des capacités d'investissement qui sont limitées et avec peu de moyens humains, il faut plus de temps que si vous discutez avec des Alstom et des géants de l'acier".

JETS D'ŒUFS ET SIFFLETS

Les ministres de la Transition écologique et de l'Agriculture Christophe Béchu et Marc Fesneau ont été la cible de jets d'œufs et de sifflets cet après-midi au Salon de l'agriculture.


Une vingtaine de personnes dont certaines se disaient membres de la fédération départementale de la FNSEA de Seine-et-Marne ont crié notamment "Fesneau démission" et brandi des pancartes "Revenez sur Terre", alors que les deux ministres se trouvaient sur le stand de l'Ademe, l'agence de la transition écologique, qu'ils ont été contraints de quitter.

FRANÇOIS HOLLANDE : IL MANQUE UN "CAP" POUR RÉPONDRE À LA CRISE

"Le gouvernement a répondu aux urgences", juge François Hollande en marge d'une conférence à l’École nationale supérieure agronomique de Toulouse (INP-ENSAT). Il évoque au titre de ces urgences l'accès aux ressources "et notamment l'eau", les délais d'indemnisation, ainsi que "d'autres revendications liées à la trésorerie, liées aux normes". Le gouvernement "a passé beaucoup de temps, peut-être aurait-il fallu avoir une réunion, plusieurs s'il le fallait, dans un temps plus court, de manière à régler toutes les urgences", estime l'ancien chef de l'exécutif.


Mais, a-t-il ajouté, "ce qui compte, et c'est ce que disent les agriculteurs (...) c'est qu'il faut aussi donner une vision, un cap, une perspective, sinon on ira de crise en crise : ça coutera et ça ne rapportera pas nécessairement à l'agriculture française".

LACTALIS ET SES FOURNISSEURS ANNONCENT UN ACCORD SUR LE PRIX DU LAIT

Le numéro un mondial du lait Lactalis et l'organisation rassemblant la majorité des éleveurs français qui le fournissent en lait annoncent vendredi avoir trouvé "un accord sur le prix du lait" pour le 1er trimestre 2024.

"Le prix pour les mois de janvier, février et mars est ainsi fixé à 425 euros" les 1.000 litres pour le lait de base, soit cinq euros de plus que la dernière proposition de l'industriel, selon un communiqué commun.

Le conflit entre le leader français de l'agroalimentaire et l'Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis (Unell), qui représente 60% de ses fournisseurs de lait conventionnel, a nourri ces dernières semaines la colère des agriculteurs.

L'entreprise a été visée par plusieurs manifestations. Mardi encore, des membres de la Confédération paysanne ont investi son stand au Salon de l'agriculture, pour dénoncer des prix du lait trop bas.

Lactalis et l'Unell sont en médiation depuis le 29 janvier.

LA FNSEA PRÊTE À SE REMOBILISER

Il y aura peut-être des manifestations locales, mais la FNSEA ne prévoit pas de mobilisation nationale après le Salon de l'agriculture, sauf si le gouvernement tarde à mettre en oeuvre ses engagements, a indiqué vendredi à l'AFP le numéro 2 du syndicat majoritaire.

Depuis le début de la crise, en janvier, le gouvernement a promis des aides d'urgences, des allègements de contraintes notamment environnementales, le renforcement des lois Egalim pour protéger le revenu des agriculteurs ou encore de placer l'agriculture au rang d'un "intérêt général majeur". 

À deux jours de la clôture du Salon de l'agriculture, "la suite, pour nous, c'est de continuer le travail", a déclaré le secrétaire général de la FNSEA, Hervé Lapie.

"On va être rigoureux, on va être intransigeant sur les dossiers. On les prend tous un par un et on crante ce qui avance, ce qui n'avance pas", a ajouté le responsable, évoquant la mise en place d'une "méthode de travail un peu guerrière" avec les différents ministères pour obtenir des résultats. 

NE PAS OPPOSER EUROPE ET AGRICULTURE

La tête de liste de la majorité pour les élections européennes, Valérie Hayer, a expliqué vendredi ne pas vouloir "qu'on oppose Europe et agriculture", lors de son premier déplacement de campagne dans une exploitation de son département, la Mayenne.

"Moi, je ne veux pas qu'on oppose Europe et agriculture. La réalité, c'est que (...) les agriculteurs français, ils ont besoin d'Europe", a déclaré Mme Hayer après avoir visité une exploitation laitière de Chéméré-le-Roi.

DES TRACTEURS DEVANT LA PRÉFECTURE

Une quinzaine de tracteurs se trouvent actuellement devant la préfecture à Versailles. Aucun débordement n'est à déplorer pour l'heure. Les engins sont présentement avenue de Paris. Selon nos informations, il est prévu qu’ils se dirigent ensuite vers le château afin que les agriculteurs puissent y  faire une photo.

POURQUOI VERSAILLES ?

Cyril Hoffman, membre de la Coordination Rurale, explique à TF1info pourquoi son syndicat a choisi de se rendre au château de Versailles. "Nous allons au château car on veut remettre un petit coup de pression sur le gouvernement. On a choisi Versailles, car c'est un symbole de la France et parce que c'est là que doit être entériné l'IVG dans la Constitution.  Ils n'ont qu'à mettre aussi dans la Constitution quelque chose pour garantir que les agriculteurs gagnent bien leur vie !"

Mercredi, le Sénat a largement validé la constitutionnalisation de la "liberté garantie" pour les femmes d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse, ultime obstacle avant un vote sans suspense lundi du Congrès à Versailles.

UN CONVOI EN DIRECTION DU CHÂTEAU DE VERSAILLES

Selon nos informations, un convoi des agriculteurs de la Coordination rurale est en route vers le château de Versailles. Un important dispositif de sécurité a été mis en place aux abords. 

66 INTERPELLATIONS

66 personnes au total ont été interpellées ce vendredi matin place de l'Étoile à Paris et aux abords, indique à LCI-TF1, une source policière fournissant un bilan actualisé. Un premier bilan donné un peu plus  tôt faisait état de 13 interpellations. 

COORDINATION RURALE ET RASSEMBLEMENT NATIONAL

Dans des propos tenus auprès du Figaro, Emmanuel Macron avait accusé la semaine dernière la Coordination rurale d'être derrière les incidents qui avaient émaillé sa visite au Salon de l'Agriculture samedi et d'être liée au Rassemblement national.

"Ce qui est clair, c'est que le Rassemblement national essaie d'instrumentaliser la colère des agriculteurs pour des motifs électoraux alors que le Rassemblement National s'est très peu intéressé à la situation de nos paysans", réagit ce matin Jean-Noël Barrot, Ministre délégué chargé de l'Europe de France, dans l'émission Bonjour ! sur TF1. 

13 INTERPELLATIONS

Treize personnes ont été interpellées ce matin sur la place de l'Étoile suite à l'action de la Coordination Rurale, a appris LCI-TF1 de source policière. Selon cette source, plusieurs membres du syndicat étaient arrivés vers 4 heures sur le célèbre site du 8e arrondissement et y avaient déposé des ballots de paille pour bloquer l'accès aux automobilistes. 

À 6 heures, 8 tracteurs les ont rejoints. Les forces de l'ordre sont rapidement intervenues pour mettre fin à cette action et rétablir la circulation.  

ACTION SURPRISE SUR LES CHAMPS-ELYSEES

Une centaine d'agriculteurs sont venus ce vendredi matin rendre hommage à leurs collègues victimes de la crise agricole alors que le taux de suicide est particulièrement élevé dans la profession. Ils ont bloqué la place de l'étoile et déposé une gerbe destinée à rendre hommage à ceux et celles qui se seraient donnés la mort à cause de la crise agricole. 

La Coordination rurale rend hommage aux agriculteurs qui se sont suicidés en FranceSource : TF1 Info

LES AGRICULTEURS ONT BLOQUÉ LA PLACE DE L'ÉTOILE

Les agriculteurs de la Coordination rurale ont bloqué ce vendredi matin la place de l'Étoile. "Après la prise de la Bastille et celle de Rungis, pacifique, la Coordination rurale rend hommage à l'arc de triomphe pour sauver notre agriculture française. Stop à la cogestion qui a fait disparaître près de 800 000 vaches de nos prés" écrit-elle sur X. 

Les agriculteurs ont bloqué la place de l'ÉtoileSource : TF1 Info

CONVERGENCE

La Coordination rurale annonce sur X que plusieurs agriculteurs convergent ce matin vers Paris pour mener plusieurs actions. Outre la place de l'Étoile bloquée, l'A4 en direction de la capitale est coupée. 

LA PLACE DE L'ÉTOILE BLOQUÉE

Ce matin, les agriculteurs de la Coordination rurale ont mené une opération surprise sur la place de l'Étoile à Paris. Ils en bloquent tous les accès.

Action des agriculteurs sur les Champs-ÉlyséesSource : TF1 Info

PRIX PLANCHERS AGRICOLES

L'ancien Premier ministre Édouard Philippe, potentiel candidat en 2027, s'est gardé de prendre position jeudi sur les "prix planchers" agricoles annoncés samedi par Emmanuel Macron, préférant "attendre de comprendre exactement ce dont il s'agit pour pouvoir donner un avis". Samedi, au début de sa visite mouvementée du Salon, le chef de l’État a formulé l'objectif d’imposer un prix minimum à la vente pour certains ou tous les produits agricoles, afin de garantir un revenu correct aux agriculteurs.


Une annonce saluée par les syndicats minoritaires, Coordination rurale et Confédération paysanne, mais qui suscite le scepticisme de nombreux acteurs. "Permettez-moi d’attendre de comprendre exactement ce dont il s’agit pour pouvoir vous donner un avis", a répondu Edouard Philippe, interrogé par la presse lors de sa visite au Salon de l'agriculture.

MARC FESNEAU

Le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau présentait jeudi au Salon de l'agriculture un bilan un an après le lancement d'un plan destiné à "reconquérir" la souveraineté de la France en fruits et légumes, actuellement importés à 50%.  Il a notamment permis d'attribuer 100 millions d'euros à des projets de modernisation des équipements, pour les serres ou l'irrigation par exemple, ainsi que 40 millions d'euros à des associations d’aide alimentaire pour l'achat de fruits et légumes.


En 2024, le plan prévoit 100 millions d'euros supplémentaires.  "C'est important d'avoir ce suivi car dans le contexte actuel, on pouvait se demander si la poursuite du plan n'allait pas être repoussée", a souligné Alexis Degouy, le directeur général de l'interprofession des fruits et légumes frais (Interfel).

PESTICIDES

Dans la filière des fruits et légumes, "il y a urgence" à trouver des solutions pour la pomme et l'endive, traitées avec des produits amenés à être interdits, a indiqué jeudi le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau.  "On se trouve dans une impasse technique" pour ces produits et "on a des inquiétudes pour 2024", a-t-il souligné au Salon de l'agriculture. 


"On aurait dû s'en préoccuper depuis longtemps", a reconnu le ministre, qui martèle régulièrement au sujet des pesticides "pas d'interdiction sans solution".

LES FRANCAIS ET LE FROMAGE

Qui dit Salon de l’Agriculture dit aussi produits laitiers, et surtout, dit fromages ! Ce n’est plus un secret, les Français et le fromage, c'est une longue histoire d’amour. 24 kilos de fromages sont consommés par an et par personne en moyenne chaque année. Un chiffre qui classe les Français parmi les plus gros consommateurs au monde, juste derrière les Grecques (25,4 kg par an et par personne) mais devant les Suisses à un kilo près. 

UNE VACHE ACHETÉE POUR 18.000 EUROS

Chaque année, se tient au salon de l'agriculture la très prestigieuse vente des femelles de l'OS Blonde d'Aquitaine. Ce mercredi, les enchères ont battu tous les records. Une vache de 991 kilos a été achetée pour 18.000 euros par une boucherie corse,  soit 28,40 euros le kilo de carcasse.

L'HEURE DE LA FORET

Au Salon de l'agriculture, scientifiques et forestiers exposent au grand public les menaces pesant sur le massif français et les gestes du quotidien aidant à le préserver. Chacun doit, à son niveau, prendre garde à ne pas jeter un mégot qui embrasera un massif entier, l'incendie devenant une menace majeure jusque "dans la partie nord de la France" et plus seulement l'été, souligne Albert Maillet directeur Forêts et risques naturels à l'Office national des forêts (ONF, gestionnaire des forêts publiques).


Le plan de bataille de l'ONF concerne la moitié de la forêt, qui "sera en inconfort climatique" d'ici 2050: il vise à diversifier les essences, pratiquer une "migration assistée" d'espèces sudistes vers le nord, voire à implanter des arbres venus d'ailleurs.


Mais quoi qu'il arrive maintenant, le visage de la forêt "va changer". Demain, au côté des chênes et pins maritimes, les générations futures verront peut-être des séquoias de Chine, des pins de Turquie et davantage de cèdres de l'Atlas.

CONCOURS

Le Concours général agricole se tient chaque année au Salon de l’Agriculture. Fromage, charcuterie, miel, vin… ce sont plus de 7000 mets qui sont goûtés et jugés à l’aveugle. Nous avons suivi une productrice de confitures venue de La Réunion.

BIO

Le gouvernement a renforcé hier le nouveau fonds d'urgence destiné à aider les agriculteurs certifiés bio en difficulté, le portant à 90 millions d'euros, tout en maintenant les objectifs de conversion à ce système sans pesticides ni engrais de synthèse. Ce fonds, qui doit être encore approuvé par la Commission européenne, s'ajoute aux 104 millions d'euros d'aides versées en 2023 aux exploitants de ce secteur qui pâtit depuis deux ans d'une consommation en berne dans un contexte de forte inflation. 

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au salon de l'agriculture. Retrouvez ici les dernières informations. 

Mercredi 28 février, au Salon de l'agriculture, Marine Le Pen a assuré que les critiques de Jordan Bardella sur les prix planchers des produits agricoles, une mesure défendue de longue date au RN, correspondaient "très exactement" à ce qu'elle proposait, malgré les interrogations de plusieurs cadres du parti. Le président du parti et tête de liste pour les Européennes avait considéré lundi, lors d'un entretien sur France Bleu, que "si vous mettez en place des prix planchers au niveau français, c’est une trappe à pauvreté parce que, précisément, on ira se fournir sur le marché européen"

Ce mercredi également, Laurent Wauquiez, David Lisnard et Xavier Bertrand, les trois présidentiables LR, se sont livrés à un chassé-croisé au Salon.

De son côté, le gouvernement a renforcé le nouveau fonds d'urgence destiné à aider les agriculteurs certifiés bio en difficulté, a annoncé le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, au Salon de l'agriculture. Le fonds est porté à 90 millions d'euros, tout en maintenant les objectifs de conversion à ce système sans pesticides ni engrais de synthèse. Ce fonds, qui doit être encore approuvé par la Commission européenne, s'ajoute aux 104 millions d'euros d'aides versées en 2023 aux exploitants de ce secteur qui pâtit depuis deux ans d'une consommation en berne dans un contexte de forte inflation. 

Ce jeudi, d'autres personnalités politiques sont attendues au Salon, dont Edouard Philippe, Eric Zemmour et Marion Maréchal.


La rédaction de TF1info

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