Emmanuel Macron s'est dit prêt à soumettre au référendum national la réforme contestée du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, notamment si les élus locaux échouaient à s'accorder entre eux sur le sujet, dans un entretien au Parisien paru samedi.
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EDOUARD PHILIPPE SUR LCI

Edouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin. Interrogé sur le dossier de la Nouvelle-Calédonie, dont il avait eu la gestion en son temps, l'ancien Premier ministre indique que le sujet doit être traité "avec beaucoup d'humilité". "La situation est très compliquée d'un point de vue politique, juridique et humain."


"Cette aspiration kanake à l'indépendance ne cessera jamais", estime l'ancien chef du gouvernement. 


"Il y a trois mois, j'étais sur place, et j'ai entendu qu'un accord était possible mais difficile à concrétiser", explique Edouard Philippe. "Cela va être beaucoup plus difficile. La situation est aujourd'hui beaucoup plus délicate", estime-t-il, ajoutant que le retour à l'ordre public ne peut être garanti que par un tel accord, et non l'inverse. 

LES TOURISTES FRANÇAIS ÉVACUÉS AU COMPTE-GOUTTES

L'évacuation de touristes français bloqués en Nouvelle-Calédonie en raison des émeutes a commencé samedi. Ils ont décollé à bord d'appareils militaires vers l'Australie et la Nouvelle-Zélande, depuis l'aérodrome de Magenta à Nouméa, a constaté une journaliste de l'AFP. Ils devront ensuite prendre un vol commercial vers la France métropolitaine. D'autres ressortissants doivent aussi être rapatriés dimanche en Polynésie sur un vol affrété par l’armée française.

Urgent

L'AÉROPORT DE NOUMÉA FERMÉ JUSQU'AU 2 JUIN

L'aéroport international de Nouméa demeurera fermé aux vols commerciaux jusqu'au dimanche 2 juin, a indiqué dimanche la Chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Calédonie, gestionnaire de la plateforme. Cela portera à près de trois semaines la fermeture de cet aéroport, décidée au lendemain du début de violentes émeutes sur l'archipel français du Pacifique, et plusieurs fois prolongée depuis.

UN RETOUR À LA VIE (PRESQUE) NORMALE

Les violences se poursuivent et des barrages bloquent toujours les routes. "Les forces de l'ordre reprennent du terrain au fur et à mesure", a toutefois salué la ministre déléguée aux Outre-mer, Marie Guévenoux.

LES TENSIONS PERSISTENT SUR PLACE

La situation reste "difficile" dimanche en Nouvelle-Calédonie, où les forces de l'ordre peinent toujours à contrôler certains quartiers du Grand Nouméa malgré la volonté de "rétablir l'ordre" d'Emmanuel Macron, qui se dit prêt à soumettre au référendum national la réforme contestée du corps électoral


De nombreux barrages sont toujours en place, malgré les efforts des plus de 2700 policiers et gendarmes déployés qui les démontent dans la nuit. À la Vallée-du-Tir, un tronc d'arbre encore fumant et de nouvelles carcasses de voitures en travers de la route témoignent des heurts de la nuit. À Koutio, dans la ville de Dumbéa, une banque a brûlé dans la nuit, a appris un journaliste de l'AFP.


Des CRS contrôlent l'entrée de la zone industrielle de Ducos, durement touchée depuis le début des émeutes. Dans le quartier populaire des Villages de Magenta, lui aussi très touché mais où le calme règne dimanche, une queue s'est formée devant le supermarché du quartier, que les jeunes assurent protéger.

Urgent

RÉFÉRENDUM ?

Emmanuel Macron s'est dit prêt à soumettre au référendum national la réforme contestée du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, notamment si les élus locaux échouaient à s'accorder entre eux sur le sujet, dans un entretien au Parisien paru ce soir.


"Je peux aller à tout moment au référendum" sur cette réforme déjà adoptée par le Sénat puis l'Assemblée, a fait valoir Emmanuel Macron, rappelant toutefois que sa volonté initiale est que les élus calédoniens s'entendent sur "un accord global qui viendrait enrichir le texte déjà voté par le Parlement".

POINT DE SITUATION

Dans un point de situation sur les troubles à l'ordre public publié ce samedi, le Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie indique qu'une "opération de sécurisation a été menée cette nuit dans le quartier de Kaméré" et qu'une "trentaine de personnes ont tenté de fuir par voie maritime à la suite des incendies d'habitations". "Quatre embarcations mises à disposition par des riverains ont permis l'évacuation de 35 personnes, dont 7 mineurs, sous la sécurisation de la brigade nautique", poursuit le Haut-Commissariat. Aucun blessé n'est à déplorer.

"APAISER LES TENSIONS"

Le FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste) a admis ce samedi qu'"aujourd'hui, l'objectif principal du mouvement indépendantiste est d'apaiser les tensions et de trouver des solutions durables pour notre pays". Les indépendantistes réclament toujours le retrait de la révision constitutionnelle du corps électoral, risquant selon eux de minoriser encore plus les voix du peuple Kanak, que le gouvernement projetait encore récemment de faire voter en Congrès au mois de juin.

SITUATION "DIFFICILE"

La situation "reste difficile" sur le terrain, a reconnu ce samedi sur franceinfo la ministre déléguée aux Outre-mer, Marie Guévenoux, restée en Nouvelle-Calédonie depuis la visite du chef de l'Etat. "Les forces de l'ordre reprennent du terrain au fur et à mesure", a-t-elle toutefois salué.

EN DIRECT DE NOUMÉA

Tout de suite, le point sur la situation avec Michel Scott à Nouméa.

Nouméa : le point sur la situation ce samedi 25 mai 2024Source : TF1 Info

NOUVELLE DEMANDE DE RETRAIT

Le mouvement indépendantiste de Nouvelle-Calédonie FLNKS a demandé de nouveau le retrait de la réforme électorale sur le dégel du corps électoral, après avoir rencontré le président Emmanuel Macron. Les indépendantistes protestent contre cette réforme constitutionnelle, adoptée par le Sénat puis l'Assemblée nationale, qui prévoit d'élargir l'électorat lors des scrutins provinciaux. 

PREMIÈRES ÉVACUATIONS

Pour les Français de métropole coincés en raison des émeutes, de premiers vols à bord d'appareils militaires ont décollé de l'aérodrome de Magenta à Nouméa ce samedi, vers l'Australie et la Nouvelle-Zélande. "L'attente était interminable, puisque la réouverture de l'aéroport est repoussée de jour en jour", a raconté à l'AFP l'une de ces touristes, en référence à l'aéroport international de La Tontouta, fermé depuis le 14 mai.

SITUATION TENDUE

Les violences en Nouvelle-Calédonie ont de nouveau fait un mort. Un homme a été tué par un policier ce vendredi, dans des circonstances qui restent à éclaircir. Sur place, l'équipe du 13H de TF1 nous en dit plus sur la situation dans le reportage à visionner ci-dessous.

HOMMAGE

Sur X, Gabriel Attal a publié un message dans la foulée de l'hommage rendu aux deux gendarmes tués lors des violences en Nouvelle-Calédonie. "Deux gendarmes. La jeunesse et l'expérience. Mais surtout deux soldats de la loi au service de la France. Deux militaires dont l’écho de la voix résonne encore. Dont les mots et les gestes sont irremplaçables", a-t-il écrit sur son compte.

"PAS DE RÉOUVERTURE PRÉVUE"

L'aéroport international de La Tontouta reste  fermé aux vols commerciaux jusqu'à mardi, a annoncé vendredi son exploitant, la Chambre de commerce et d'industrie. "Il n'y a pas de réouverture prévue parce que (...) l'objectif prioritaire est de permettre l'accueil des renforts de police, des engins, du fret", a fait valoir sur BFMTV la ministre déléguée chargée des Outre-mer, Marie Guévenoux.

"DESSERRER UN PEU L'ÉTAU"

Sans appeler à la levée des barrages, Christian Tein, le chef de file de la CCAT, collectif indépendantiste qui organise la contestation, a annoncé ce vendredi lors d'une conférence de presse vouloir "desserrer un peu l'étau de manière à ce que le carburant (...) et surtout les médicaments" puissent être acheminés sur l'archipel.


"C'est notre priorité", a-t-il assuré. Il a également demandé la levée des assignations à domicile des leaders de la CCAT pour qu'ils puissent "aller sur le terrain, expliquer les enjeux et apaiser les choses".

HOMMAGE

Le Premier ministre Gabriel Attal a rendu hommage vendredi aux deux gendarmes tués lors des violences en Nouvelle-Calédonie, "tombés pour rétablir l'ordre, protéger nos concitoyens", lors d'une cérémonie à Maisons-Alfort (Val-de-Marne).


"Deux gendarmes sont tombés pour rétablir l'ordre, pour protéger nos concitoyens. Deux gendarmes sont tombés, portant l'uniforme de la France face aux émeutes et aux violences", a déclaré le chef du gouvernement.


Emmanuel Macron était dans l'avion retour de l'archipel où il a effectué un déplacement éclair pour tenter de mettre fin à la crise.


"Nous puiserons dans votre exemple la force de continuer la mission", a ajouté Gabriel Attal, face aux cercueils des deux gendarmes disparus.

FIN DE LA CÉRÉMONIE

L'hommage aux deux militaires décédés, l’adjudant-chef Xavier Salou et le gendarme Nicolas Molinari,  à Maisons-Alfort, dans la cour du Fort de Charenton, est maintenant terminé. 

MARSEILLAISE

L'hommage aux deux militaires décédés, l’adjudant-chef Xavier Salou et le gendarme Nicolas Molinari, se termine avec La Marseillaise. 

MÉDAILLES

À l'issue de la cérémonie, le Major Xavier Salou et au Maréchal des logis-chef, Nicolas Molinari ont été décorés à titre posthume. Ils ont notamment été faits Chevaliers de la Légion d'honneur. 

Gouvernement

DÉBUT DE LA CÉRÉMONIE

L'hommage aux deux militaires décédés, le Major Xavier Salou et le Maréchal des logis-chef, Nicolas Molinari, est en cours à Maisons-Alfort, dans la cour du Fort de Charenton. 

HOMMAGE AUX DEUX GENDARMES TUÉS

Gabriel Attal s'entretient en ce moment avec les familles des deux gendarmes tués en marge des violences sur l'archipel, avant un hommage au fort de Charenton, à Maisons-Alfort (Val-de-Marne)

Nouvelle-Calédonie : l'hommage aux gendarmes tuésSource : TF1 Info

NOUVEAU DÉCÈS

Ce vendredi, vers 15h 15, alors qu’ils circulaient dans leur véhicule, sur la commune de  Dumbéa en direction du centre hospitalier du Médipôle, un fonctionnaire de police et son collègue ont été, selon les informations du procureur de la République de Nouméa Yves Dupas, "pris à partie physiquement par un groupe d’une quinzaine d’individus".


Dans des circonstances qui restent à déterminer, le fonctionnaire aurait fait usage de son arme de service en tirant un coup de feu, pour s’extraire de cette altercation physique. "Un homme âgé de 48 ans était atteint mortellement par ce tir", indique le magistrat. 


Les premières constatations font état de la présence de traces de coups sur le visage des fonctionnaires.


Le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête du chef d’homicide volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique. À ce stade, les investigations diligentées seront accomplies avec toute l’objectivité et l’impartialité nécessaires à la manifestation de la vérité. Le fonctionnaire qui a fait usage de son arme, est placé en garde à vue. 


Il s’agit de la septième victime à déplorer depuis le début des émeutes dans l’archipel.

GUÉVENOUX

Marie Guévenoux, ministre déléguée chargée des Outre-mer auprès du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, poursuit sa visite en Nouvelle-Calédonie afin d’installer la mission de reconstruction économique annoncée par le Président de la République et rencontrera l’ensemble des acteurs concernés.

COUVRE-FEU

Une trentaine de supermarchés ou de magasins d’alimentation ont été approvisionnés durant la journée d’hier à Nouméa.


Les mesures d’interdiction de rassemblements, de transport d’armes et de vente d’alcool ainsi que le couvre-feu de 18 heures à 6 heures sont maintenus jusqu’à nouvel ordre.

98 POLICIERS ET GENDARMES BLESSÉS

Le bilan des personnes décédées n’a pas évolué et s’élève toujours à 6 morts dont 2 gendarmes. 98 policiers et gendarmes ont été blessés.

350 PERSONNES INTERPELLÉES

 Au total, plus de 350 individus ont été interpellés. 60 officiers de police judiciaire mènent un travail sans relâche pour instruire les enquêtes en cours.

"CALME"

"La nuit dernière a été globalement calme, malgré quelques incidents isolés. Les opérations des forces de sécurité intérieure en cours sur le territoire se poursuivent dans une accalmie relative. 3000 policiers et gendarmes sont désormais engagés en continu, appuyés par plus de 130 effectifs du RAID et du GIGN.


Les opérations de déblaiement avancent et seront concentrées sur les secteurs de Nouville, Montravel, Tuband et Portes de Fer dans les prochaines heures. Une centaine de barrages ont pu être neutralisés. Les forces de l’ordre assurent la sécurisation de l’ensemble des actions de neutralisation et de nettoyage des barrages", indique le Haut-Commissariat de Nouvelle-Calédonie dans un communiqué. 

GUÉVENOUX

La ministre déléguée des Outre-Mer, Marie Guévenoux, était invitée ce vendredi matin sur LCI. "Les populations sont extrêmement soulagées d'avoir pu voir le président de la République et les membres du gouvernement venir ici hier à Nouméa car la situation, les événements ont eu un effet traumatique sur une partie de la population qui se retrouve avec des bâtiments publics brûlés, des commerces ravagés, pillés..." a-t-elle déclaré sur notre antenne. 

Marie Guévenoux, ministre des Outre-mer, sur LCISource : TF1 Info

"C'EST PAS LE FAR WEST"

La Nouvelle-Calédonie, archipel français secoué par une flambée de violences, ne doit pas devenir "le Far West", a prévenu le président Emmanuel Macron lors d'une interview à la presse locale diffusée vendredi à la télévision. "J'ai décidé de venir parce qu'il ne faut jamais laisser la violence s'installer", a expliqué le chef de l'État, dans un entretien à la chaîne publique Nouvelle-Calédonie La 1ère, enregistré pendant sa visite express jeudi. 


Il a justifié les moyens importants déployés, notamment les 3000 effectifs des forces de sécurité intérieure, par la nécessité d'un "retour au calme" car "c'est pas le Far West".


"La République doit reprendre l'autorité sur tous les points. En France, c'est pas chacun qui se défend", a-t-il ajouté, en référence aux violentes émeutes qui ont émaillé le territoire français du Pacifique depuis la nuit du 13 mai et aux groupes de miliciens qui organisent la défense de leurs quartiers. "Il y a un ordre républicain, c'est les forces de sécurité qui l'assurent", a-t-il insisté, assurant vouloir ramener l'archipel vers le "chemin de l'apaisement".

L'AÉROPORT DE NOUMÉA FERMÉ JUSQU'À MARDI

L'aéroport international de Nouméa demeurera fermé aux vols commerciaux jusqu'à mardi 9h (22h GMT lundi), a indiqué vendredi à l'AFP Charles Roger, directeur de la Chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Calédonie, gestionnaire de la plateforme. Cela porte à deux semaines la fermeture de cet aéroport, décidée au lendemain de l'éclatement de violentes émeutes sur l'archipel français du Pacifique, et plusieurs fois prolongée depuis.


Depuis mardi, la Nouvelle-Zélande et l'Australie ont toutefois commencé à affréter des vols spéciaux pour évacuer des centaines de touristes pris au piège depuis le début de la crise qui secoue la Nouvelle-Calédonie, sur fond de contestation d'une réforme électorale.

CONSEIL D'ÉTAT ET TIKTOK

Le Conseil d'État a annoncé ce jeudi dans un communiqué qu'il ne suspendait pas le blocage dans l'archipel de TikTok. "En effet, les requérants n’apportent pas d’éléments pour démontrer que ce blocage a des conséquences immédiates et concrètes sur leur situation et leurs intérêts, ce qui est une « condition d’urgence » nécessaire pour l’intervention du juge des référés", précise l'institution.


Lors d'une audience houleuse mardi, la représentante du gouvernement avait mis en avant "la forte adéquation" du profil et de l'âge des émeutiers avec ceux des utilisateurs de la plateforme, afin de justifier son blocage, qui doit durer jusqu'au retour au calme.

LE BILAN DE LA PRISE DE PAROLE DE MACRON

Qu'a annoncé Emmanuel Macron ce jeudi ? Le bilan de sa prise de parole à retrouver dans cet article.  

DÉCRYPTAGE

Après le discours d'Emmanuel Macron à Nouméa, décryptage de la prise de parole du chef de l'État sur le plateau de LCI avec nos spécialistes.

Macron en Nouvelle-Calédonie : le décryptage sur le plateau de LCISource : TF1 Info

POINT D'ÉTAPE DANS UN MOIS

Dans un mois, "il sera assez simple de voir si le calme est revenu" et donc que les négociations peuvent reprendre, indique Emmanuel Macron. Et si tel n'est pas le cas ? "Je verrai dans un mois", a-t-il éludé.

RÉVOLTE "PROTÉIFORME"

"Rien dans la République ne justifie la violence", rappelle Emmanuel Macron. Il met en avant une mobilisation sur l'archipel une mobilisation "protéiforme", comprenant notamment la participation d'éléments violents.

"EFFORTS" POUR "UN RETOUR AU CALME"

"Je considère avoir fait le maximum d'efforts possibles pour parvenir à un retour au calme", dit Emmanuel Macron, appelant à "l'esprit de responsabilité" des différents acteurs sur l'archipel.

UN NOUVEAU REFERENDUM ?

Le président de la République répond à présent aux questions des journalistes. Un nouveau "référendum" est "bien l'objectif" à l'échelle de la Nouvelle-Calédonie, indique Emmanuel Macron, tout en soulignant que ses conditions de tenue doivent être précisées dans une prochaine réforme constitutionnelle. 

MACRON CONDITIONNE LA LEVÉE DES BARRAGES À LA SUITE DES NÉGOCIATIONS

La réforme du corps électoral a "cristallisé" les tensions, admet le président de la République. "J'ai pris un engagement très clair : je me suis engagé à ce que cette réforme ne passe pas en force dans le contexte actuel et que nous nous donnions quelques semaines en vue d'un accord global." Le chef de l'État réclame à ce que tous les responsables appellent à "la levée des barrages dans les heures qui viennent". 


Lorsque cela sera fait, "l'état d'urgence sera levé". Une mission "de médiation et de travail" va être installée en Nouvelle-Calédonie, menée par trois hauts fonctionnaires. D'ici à un mois, le président de la République promet un "point d'étape". "L'objectif est de bâtir un accord global qui doit couvrir" différents thèmes, "dont celle du corps électoral". 

CONFRONTATION DE "BLOC A BLOC"

"Les référendums [sur l'indépendance] n'ont pas permis d'apaiser les choses, convient Emmanuel Macron à la tribune, à Nouméa. Nous n'avons collectivement pas assez pensé le jour d'après". Le chef de l'État regrette une confrontation de "bloc à bloc" en Nouvelle-Calédonie, invitant à retrouver "la confiance en l'avenir" du territoire océanien.

AIDE D'URGENCE

"La priorité ira vers une aide d'urgence pour payer les salaires", précise Emmanuel Macron. "Un fonds de solidarité" sera mis en place ces prochains jours. D'autres dispositifs vont être installés sur l'archipel pour participer à la "reconstruction économique" de la Nouvelle-Calédonie.

MACRON S'EXPRIME

Depuis Nouméa, le chef de l'État s'exprime sur la situation en Nouvelle-Calédonie. Le chef de l'État entend "reprendre l'intégralité des points dans le désordre et la violence", citant plusieurs localités de l'île. De nouveaux renforts, y compris "blindés", sont attendus sur le territoire du Pacifique. 3000 forces de sécurité et 130 membres du GIGN et du RAID sont également déployés. "L'objectif, c'est le retour au calme et à l'ordre, dans les meilleurs délais", appelle le président de la République.

MACRON

Après avoir rencontré séparément représentants loyalistes et indépendantistes, Emmanuel Macron n'a pas réussi jeudi soir en Nouvelle-Calédonie à réunir les chefs de partis des différents camps autour d'une même table, malgré sa volonté d'une reprise du dialogue dans l'archipel profondément meurtri et dans l'impasse politique.


À la nuit tombée, le chef de l'Etat a d'abord reçu les non-indépendantistes, dont Sonia Backès, cheffe de file de la branche radicale des loyalistes, et Philippe Dunoyer, figure de Calédonie Ensemble.


Puis, il s'est entretenu avec toutes les composantes des partis favorables à l'indépendance. Étaient notamment autour de la table plusieurs dirigeants de l'Union calédonienne (UC) et des cadres du parti Palika. Assigné à résidence, Christian Tein, membre de l’UC et chef de file de la CCAT, collectif indépendantiste qui organise la contestation, était aussi présent. Aucune déclaration n'a été faite à la sortie par les indépendantistes.


Lors de cette visite au pas de charge, Emmanuel Macron doit rencontrer désormais des élus et acteurs économiques, déjà reçus jeudi matin.

INDÉPENDANTISTES

Toutes les composantes des partis indépendantistes de la Nouvelle-Calédonie sont venues jeudi à la rencontre organisée par Emmanuel Macron pour tenter de renouer le dialogue dans l'archipel, selon la liste de la délégation diffusée par l'Elysée. 


Sont notamment autour de la table, plusieurs dirigeants du premier parti indépendantiste de l'archipel, l'Union calédonienne (UC), dont le président du Congrès calédonien Roch Wamytan, ainsi que des cadres du parti Palika dont son porte-parole Jean-Pierre Djaïwé. Assigné à résidence, Christian Tein, membre de l’UC et chef de file de la CCAT, collectif indépendantiste qui organise la contestation, est aussi présent.

REPORT ?

Le chef de l'Etat ne s'est pas prononcé ce jeudi sur un éventuel report du Congrès qui doit réunir députés et sénateurs avant la fin juin pour entériner la réforme, sauf si un accord sur un texte global entre indépendantistes et loyalistes intervient d'ici là.


Mais son objectif est clair : un retour "le plus vite possible (...) à la paix, au calme, à la sécurité" et une reprise du "dialogue", a-t-il déclaré dès sa descente de l'avion à l'aéroport de Nouméa.


Il a promis des "décisions" et des "annonces" à "l'issue de cette journée", même s'il a assuré n'avoir "pas de limite" de temps sur place.

BOYCOTT

Une première réunion, jeudi matin à Nouméa en présence du chef de l'État, a été boycottée par le Sénat coutumier, une institution consultative dont le rôle est de défendre l'identité kanak. Son président, Victor Gogny, a ainsi voulu dénoncer "un passage en force de l'Etat" qui a rompu "le contrat de confiance" avec son projet de réforme constitutionnelle du dégel du corps électoral, rejeté par les kanaks.

MACRON

Emmanuel Macron a entamé jeudi en Nouvelle-Calédonie la partie la plus délicate de sa visite dans l'archipel par une nouvelle salve de rencontres avec des responsables politiques locaux pour tenter d'amorcer un retour au "dialogue" et à la "sécurité" après plus d'une semaine d'émeutes. 


A la nuit tombée à Nouméa, le chef de l'Etat a rencontré dans un premier temps l'aile modérée des non-indépendantistes. Etaient notamment présents Philippe Gomès et Philippe Dunoyer, figures de Calédonie Ensemble. 


En désaccord avec eux sur la marche à suivre, l'ex-secrétaire d'Etat Sonia Backès, cheffe de file de la branche radicale des loyalistes, et le député Renaissance de Nouvelle-Calédonie, Nicolas Metzdorf, ont été reçus dans un second temps.

TOURISTES

La diplomatie néo-zélandaise a exprimé jeudi sa "frustration" en raison du report de vols d'évacuation pour ses ressortissants coincés en Nouvelle-Calédonie, où le président français Emmanuel Macron est arrivé dans la matinée pour tenter d'aboutir à une sortie de crise.


Depuis mardi, la Nouvelle-Zélande et l'Australie ont commencé à affréter des vols pour évacuer des centaines de touristes pris au piège depuis la semaine dernière sur l'archipel français du Pacifique, où de violentes émeutes ont provoqué la fermeture mardi dernier de l'aéroport international de Nouméa.


Ces vols spéciaux devaient se poursuivre jeudi mais "malheureusement, nous n'avons pas encore reçu les autorisations de la France pour des vols aujourd'hui", a écrit jeudi sur le réseau social X le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Winston Peters.

MACRON

Emmanuel Macron, arrivé jeudi en Nouvelle-Calédonie, a appelé à un retour "le plus vite possible" à "la sécurité" et au "dialogue" dans l'archipel meurtri après plus d'une semaine d'émeutes, promettant des "décisions" et des "annonces" à "l'issue de cette journée".


"Ma volonté (..) est d'être aux côtés de la population pour que le plus vite possible, ce soit le retour à la paix, au calme, à la sécurité. C'est la priorité des priorités", a déclaré le chef de l'Etat dès sa descente de l'avion à l'aéroport de Nouméa.

GARDES À VUE

Selon les autorités, depuis le 12 mai, début des émeutes, 281 personnes ont été placées en garde à vue dont 184 pour atteintes aux biens. Dix-huit d'entre elles ont été placées en détention à l'issue de la mesure. 

Par ailleurs, 55 personnes feront l'objet d'une convocation en justice pour répondre de leurs actes pour des faits qui ne rentrent pas dans la priorisation des comparutions immédiates. 

"ESPRIT DE DIALOGUE"

Le Président Emmanuel Macron a rencontré il y a quelques heures les élus et les acteurs économiques de Nouvelle-Calédonie. 

Voici le discours qu'il a prononcé face à eux. 

"INÉDIT"

Depuis la Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron évoque un "mouvement d'insurrection absolument inédit" qui secoue la Nouvelle-Calédonie depuis la mi-mai. 


"Personne ne l’avait vu venir avec ce niveau d’organisation et de violence", a ajouté le chef de l'Etat en visite dans un commissariat du centre de Nouméa, saluant "le sang-froid" et "le professionnalisme" des policiers et des gendarmes déployés sur le terrain. "On ira jusqu'au bout, les jours et les semaines qui viennent seront encore difficiles", a-t-il ajouté.

COMMISSARIAT

Le Président de la République française, Emmanuel Macron, s'est rendu ce jeudi matin au commissariat de Nouméa pour rencontrer les forces de l'ordre mobilisées. 

Nouvelle-Calédonie : Emmanuel Macron dans un commissariatSource : TF1 Info

DISPOSITIF DE SÉCURITÉ

Près de 3000 forces de sécurité au total sont présentes sur l'archipel, selon le président de la République. Emmanuel Macron, lui, effectue sa visite encadré par le GSPR, le groupe de sécurité de la présidence de la République, une unité d'élite composée de policiers et de gendarmes. 

Le dispositif de sécurité du président à NouméaSource : TF1 Info

UNE RÉUNION DE QUATRE HEURES

Le président de la République a tenu une réunion peu de temps après son arrivée, qui a duré au total quatre heures. 

Nouvelle-Calédonie : une réunion de quatre heuresSource : TF1 Info

ÉTAT D'URGENCE

Le président de la République estime que l'état d'urgence, en vigueur depuis dix jours sur l'archipel, "ne devrait pas être prolongé". Le chef de l'État précise, en revanche, qu'il ne peut être levé qu'à condition que les responsables appellent à lever les barrages.

Macron ne souhaite pas prolonger l'état d'urgence en Nouvelle-CalédonieSource : TF1 Info

"UN APAISEMENT CONSTRUCTIF", MAIS PAS DE "RETOUR EN ARRIÈRE"

Après son arrivée à Nouméa, le chef de l'État a observé une minute de silence en hommage aux six personnes mortes pendant les violences qui secouent l'archipel depuis une dizaine de jours. Avant de rencontrer les élus, Emmanuel Macron a évoqué son souhait de retrouver "un apaisement constructif", mais sans "retour en arrière".

Macron débute sa visite par une minute de silenceSource : TF1 Info

UNE RÉUNION À HUIS CLOS

Le président de la République tient une réunion depuis plus de quatre heures, à huis clos, avec les maires, les parlementaires et les acteurs de l'archipel pour faire avancer la sortie de la crise, comme l'explique ce matin Sehla Bougriou, envoyée spéciale de TF1/LCI en Nouvelle-Calédonie.

LCI à Nouméa pour la visite du chef de l'EtatSource : TF1 Info

UN RETOUR "LE PLUS VITE POSSIBLE" A "LA PAIX"

Les premiers mots du chef de l'Etat à son arrivée en Nouvelle-Calédonie.

Emmanuel Macron est arrivé à NouméaSource : TF1 Info

"JE N'AI PAS DE LIMITE" DE TEMPS, PREVIENT EMMANUEL MACRON

Quelques instants après sa descente de l'avion, Emmanuel Macron fait part de sa "volonté d'être aux cotés de la population pour que le plus vite possible" il y ait "un retour à la paix, au calme et à la sécurité". Le président souhaite aussi un retour "à des soins normaux, à l'approvisionnement." "Certains de nos compatriotes sont malades, d'autres ont du mal à s'alimenter", ajoute le président.


"Nous aborderons les questions de reconstruction, et les questions politiques les plus délicates pour parler de l'avenir de la Nouvelle-Calédonie", a détaillé Emmanuel Macron, avant d'annoncer qu'il se rend au commissariat, confirmant au passage que des annonces seront faites à la fin de sa visite.


12 heures sur place seront-elles suffisantes pour mettre fin à la crise ? "Je n'ai pas de limites", prévient le chef de l'Etat.

REPORTAGE

Emmanuel Macron compte rencontrer les principaux responsables politiques, loyalistes et indépendantistes. Mais que pensent les habitants de cette venue surprise ?

EMMANUEL MACRON SUR L'ARCHIPEL

Le président Emmanuel Macron est arrivé tôt jeudi matin en Nouvelle-Calédonie pour une visite éclair visant à rétablir le dialogue et accélérer le retour à l'ordre sur l'archipel français du Pacifique sud après une semaine de violences, a constaté un journaliste de l'AFP.


M. Macron a atterri autour de 23H20 mercredi (08H20 jeudi en heures locales) à l'aéroport de Nouméa.

Emmanuel Macron face à la fronde de la population de Nouvelle-Calédonie. Au terme d'un périple de plus de 17.000 km, le chef de l'Etat a atterri jeudi matin (heure locale) dans le territoire français du Pacifique Sud, notamment pour y installer une mission de dialogue composée de trois hauts fonctionnaires.

Lors de sa visite sur le Caillou, que les acteurs locaux ont découverte dans la presse, Emmanuel  Macron doit notamment s'entretenir avec les élus et acteurs économiques de l'archipel, que les violences et destructions ont plongé dans une situation catastrophique.

Sur le terrain, les indépendantistes qui tiennent certaines routes ont cependant annoncé "une mobilisation renforcée". "Nous restons mobilisés (...) tant que l'Etat s'entête dans le dégel du corps électoral provincial", a prévenu dans un communiqué le relais CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain, collectif indépendantiste qui organise la contestation depuis six mois) de Koné Pouembout


La rédaction de TF1info

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