Des opposants à la réforme des retraites s'étaient rassemblés vendredi dans le centre-ville de Lyon.
La mairie du 4ᵉ arrondissement de la ville a été pris pour cible en marge de cette manifestation.
La police a interpellé 36 personnes, selon la préfecture.

L'activation du 49.3 a mis le feu aux poudres. Partout en France, les opposants à la réforme des retraites ont manifesté leur colère, et notamment à Lyon. Un rassemblement contre le texte qui prévoit de décaler l'âge de départ à la retraite a donné lieu à plusieurs échauffourées dans le centre-ville. Parmi les lieux pris pour cible par les manifestants, la mairie du 4e arrondissement a été complètement "vandalisée", indique la préfecture

L'entrée caillassée, un feu maîtrisé

Dans la soirée, la centaine de manifestants a mis le feu à des poubelles, renversé des trottinettes, brisé des panneaux publicitaires et tagué des vitrines de commerces. Avant de s'en prendre en fin de soirée à la mairie du 4e arrondissement, sur le plateau de la Croix-Rousse. Ils ont commencé par casser la porte d'entrée du bâtiment afin de pénétrer dans les lieux. 

Des impacts et des éclats de verre sur les portes de la mairie du 4e arrondissement de Lyon, le 17 mars 2023
Des impacts et des éclats de verre sur les portes de la mairie du 4e arrondissement de Lyon, le 17 mars 2023 - JEFF PACHOUD / AFP

Une fois à l'intérieur du bâtiment, les casseurs auraient essayé d'y "mettre le feu". "Les policiers sont intervenus rapidement et ont réussi" à l'éteindre, selon la préfecture, qui a précisé avoir interpellé 36 individus. Les manifestants ont tout de même saccagé la quasi-intégralité des écrans d'ordinateurs. 

Un policier tente d'éteindre les flammes à l'entrée de la mairie du 4e arrondissement de Lyon, le 17 mars 2023
Un policier tente d'éteindre les flammes à l'entrée de la mairie du 4e arrondissement de Lyon, le 17 mars 2023 - JEFF PACHOUD / AFP

Dans un tweet, la préfète du Rhône a condamné "fermement"cette intrusion, évoquant le "saccage" de la mairie. Le maire de Lyon, Grégory Doucet a lui aussi condamné des "dégradations intolérables" de ce "bâtiment public". "La violence n'a pas sa place dans l'expression du mécontentement", s'est insurgé l'élu EELV sur Twitter.

De son côté, le maire EELV du 4e arrondissement a déploré que ces dégâts "privent les habitants.es de service public au moins quelques jours". "Je rejette ces actes et toutes les formes de violences qui conduisent à la situation actuelle d'extrême tension", a ajouté Rémi Zinck. Dans les pages du Progrès, l'élu indique que sa mairie devrait rester fermée encore plusieurs jours. Après un nettoyage qui aura lieu lundi, l'édile espère une réouverture "en milieu de semaine prochaine".


F.S.

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