Incendie à Notre-Dame : un symbole de Paris dévasté par le feu

Notre-Dame de Paris : trois ans après, les circonstances de l’incendie restent floues

Annick Berger
Publié le 13 avril 2022 à 14h53
JT Perso

Source : JT 20h WE

Trois ans après l’incendie de la cathédrale, les enquêteurs s’interrogent toujours sur les causes du sinistre.
Ils privilégient toutefois le scénario d’une imprudence à celui d’un acte volontaire.
Le 15 avril 2019, Notre-Dame de Paris s’était embrasée, perdant sa flèche, sa toiture, son horloge et une partie de sa voûte.

Après trois ans d'enquête, les circonstances de l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris restent floues. Le 15 avril 2019, alors qu’il était en plein travaux de restauration, l’édifice vieux de plus de 850 ans s’était embrasé. À quelques jours du troisième anniversaire de ce drame, les enquêteurs s’interrogent toujours sur les causes de ce gigantesque feu qui avait emporté la flèche, la toiture, l’horloge et une partie de la voûte de la cathédrale, connue dans le monde entier. Ils privilégient toutefois le scénario d’une imprudence à celui d’un acte volontaire. 

Une source judiciaire a indiqué à TF1info que les investigations déjà réalisées confirment que la zone de départ de feu se trouve sur "la sablière du mur gouttereau du chœur, à l’angle sud-est de la croisée du transept", soit un élément en bois de la charpente. Cependant, l’enquête menée par la Brigade criminelle sous la houlette de trois juges d'instruction n’a toujours pas permis d’élucider le drame et aucune certitude ne permet de définir ce qui a provoqué le feu. Une source proche du dossier a toutefois indiqué à l’AFP que l’incendie était "accidentel à 99%."

Des investigations difficiles

En juin 2019, au terme de l’enquête préliminaire, le procureur de Paris, Rémy Heitz, avait déjà indiqué privilégier la piste accidentelle. Il avait alors évoqué un mégot mal éteint ou un dysfonctionnement électrique, alors qu’aucun élément ne permettait d’accréditer la piste criminelle. Mercredi 13 avril, une source judiciaire a indiqué que "les hypothèses d'une intervention humaine volontaire ou d'un dysfonctionnement électrique, si elles ne sont pas privilégiées, ne peuvent être totalement écartées avec certitude à ce stade des investigations." La même source a précisé que "celles de l’imprudence d’un fumeur ou d’une imprudence de chantier par utilisation d’un outil générateur d’étincelles notamment restent également à l’étude". 

Les investigations dans le cadre de l’information judiciaire ouverte le 26 juin 2019 pour tenter de déterminer les circonstances de l’incendie ont été rendues difficiles, particulièrement par la configuration des lieux, ayant nécessité un arrêté de péril jusqu’en novembre 2020, puis par les interruptions liées à la crise sanitaire et les règles de sécurité relatives à la présence de plomb dans les gravats. 

Durant de longs mois, les enquêteurs ont procédé à des prélèvements sur les lieux du drame puis ont entamé une phase d’analyse qui n’est toujours pas terminée : "Deux des cinq expertises ordonnées par les magistrats instructeurs ont à ce jour donné lieu au dépôt final", précise la source judiciaire. De nouvelles expertises des gravats ont été lancées et devraient durer plusieurs mois. 

Restaurer la "blancheur originelle"

En parallèle, plusieurs auditions ont eu lieu et une centaine de témoins ont été entendus durant les deux mois de l’enquête préliminaire. Enfin, les investigations ont permis de détecter plusieurs défaillances dans la sécurité de la cathédrale, notamment dans son dispositif d’alarme. Des failles qui ont contribué à retarder l’appel aux pompiers le jour de l’incendie. Si ces dysfonctionnements ne sont vraisemblablement pas à l’origine de l’incendie, ils ont pu permettre aux flammes de se propager dans l’édifice. 

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Trois ans après l’incendie, Notre-Dame de Paris a retrouvé "sa blancheur originelle" grâce au travail réalisé par les artisans sur le chantier, a affirmé l’établissement public chargé du chantier de restauration et alors que la cathédrale doit rouvrir ses portes en 2024. La catastrophe avait suscité un élan de générosité sans précédent, avec près de 844 millions d'euros de dons recueillis auprès de 340.000 donateurs de 150 pays à ce jour, selon l'établissement public chargé du chantier de restauration. Parallèlement aux travaux en cours dans la cathédrale, des travaux de restauration se poursuivent dans des ateliers de métiers d'art partout en France.


Annick Berger

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