La France retrouve le confinement

Ecole à la maison : des plateformes en ligne saturées ce mardi, Blanquer évoque des "attaques informatiques"

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Publié le 6 avril 2021 à 12h10, mis à jour le 6 avril 2021 à 15h52
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

COUAC - L'école en ligne, censée débuter ce mardi matin, a été perturbée. En cause : des sites saturés, en raison du grand nombre de parents ou d'élèves cherchant à se connecter. Mais aussi "des attaques informatiques" venues de l'étranger, selon le ministre de l'Education.

Faux départ pour l'école à la maison ? Crise sanitaire oblige, des millions de parents concilient à partir de ce mardi télétravail et enseignement des enfants, avant des vacances scolaires chamboulées à partir de vendredi soir. Seulement voilà : les sites mis à disposition ont très rapidement saturé. Certains ont également été victimes "d'attaques informatiques" depuis l'étranger, selon Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education.  Cela pourrait être le cas pour le dispositif "Ma classe à la maison" du CNED, qui ferait les frais "de plusieurs attaques de type DDoS simultanées sur les serveurs", a précisé l'Education nationale dans un communiqué envoyé à la mi-journée. 

Quant aux services d'ENT, impactés dans le Grand-Est, l'Île-de-France, les Hauts-de-France, ou encore l'Occitanie, "ils étaient fortement ralentis, voire inaccessibles ce matin. Ces problèmes sont liés aux prestataires concernés dans ces Régions qui ont rencontré des difficultés techniques dues à la forte surcharge des infrastructures", selon l'Education nationale qui assure que "la fluidité de ces deux dispositifs va se rétablir progressivement dans les heures qui viennent". 

Des centaines de témoignages sur les réseaux sociaux ont en effet relayé ce mardi matin des photos de leur Espace numérique de travail (ENT) en rade. Notamment celui de l'Ile-de-France : "Pour permettre à chacun d'accéder à son réseau éducatif dans de bonnes conditions, nous avons limité le temps des sessions et instauré une logique de quota. Quand le nombre d'utilisateurs maximum est atteint, il vous faut patienter pour y accéder à votre tour. Désolé pour cette contrainte. Revenez et essayez à nouveau dans quelques minutes."

Plusieurs sites concernés

L'Ile-de-France n'est pas un cas isolé : "Net O'Centre", la plateforme numérique de la région Centre-Val de Loire, est aussi touchée. Idem à Nantes. Ou encore concernant Pronote, le système de gestion de vie scolaire, et les services du CNED. Monlycée.net est, lui aussi, saturé." Dans certaines régions (Grand-Est, Île-de-France, Hauts-de-France, Occitanie), les services étaient fortement ralentis, voire inaccessibles ce matin", a ensuite reconnu le ministère. "Ces problèmes sont liés aux prestataires concernés dans ces régions qui ont rencontré des difficultés techniques dues à la forte surcharge des infrastructures".

Dans les rangs des enseignants, on grince des dents. "Je suis fatiguée et énervée de m’être cassé la tête à envoyer des exercices à mes élèves qui vont juste se décourager de ne pas pouvoir se connecter et qui vont prendre des vacances anticipées", écrit une professeure sur Twitter.

Contacté jeudi dernier, le service de presse de l'Education nationale nous avait indiqué que "des améliorations ont été faites pour éviter les saturations. La plateforme du CNED a été améliorée, idem pour les ENT". 

Malgré ces explications, nombreux sont ceux à se remémorer sur Twitter les propos de Jean-Michel Blanquer, en août dernier. "S'il devait y avoir des mesures hybrides" (un enseignement à distance conjugué à un enseignement physique) ou "de confinement, nous nous tenons prêts", avait assuré au JDD le ministre de l'Education. A l'époque, le ministre répondait aux critiques sur les bugs du printemps 2020 : l'école à la maison avait en effet mal commencé, avec des réseaux saturés et des espaces de travail inaccessibles. Des difficultés résolues au bout de quelques jours. Bis repetita un an plus tard ? "On se retrouve exactement dans la même situation que l'an dernier, on a l'impression qu'aucune leçon n'a été tirée. Il y a beaucoup de colère et d'amertume", a déclaré à l'AFP Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

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