Des chercheurs de l'université de Nagoya (Japon) ont publié une étude mardi 9 avril, proposant une solution très concrète pour maîtriser sa colère.
Elle recommande de rédiger votre ressenti sur feuille, avant de la détruire physiquement et de la jeter.
TF1info vous en dit plus sur ces travaux.

Et si pour maîtriser votre colère, vous la jetiez à la poubelle ? C'est ce que préconise une étude japonaise publiée mardi 9 avril dans la revue britannique Scientific Reports.

"Cette étude montre que l’acte de jeter physiquement un morceau de papier contenant ses pensées (négatives) écrites sur les causes d’un événement déclencheur neutralise la colère, alors que le fait de simplement garder le bout de papier ne produit pas cet effet", expliquent les chercheurs.

Une centaine d'étudiants ont participé à l'étude, ne connaissant pas le but de l'expérience. Dans le cadre d'un exercice, ils ont donné leur avis sur différents sujets de société, et ont ensuite été notés assez durement, de façon complètement aléatoire. Les évaluateurs sont allés jusqu'à ajouter des commentaires parfois insultants. 

Une fois les copies corrigées et rendues, les participants ont été invités à exprimer leurs émotions sur une feuille de papier. La moitié des élèves a déchiré et jeté cette feuille, alors que l'autre moitié l'a conservée. Le constat : "la colère subjective du groupe qui a jeté la feuille a diminué" presque entièrement, alors que celle du groupe qui a conservé les feuilles est restée élevée, détaillent les chercheurs. 

Un phénomène de "backward magical contagion"

Mais alors, cette baisse de la colère dépend-elle de la distance physique établie entre le participant et le papier, ou de l'action de déchirer et jeter le papier ? Selon les chercheurs, l'explication est à chercher dans la signification attribuée à la destruction du papier. C'est ce qu'on appelle "backward magical contagion" ("contagion magique inverse", en français), autrement dit le fait que les émotions négatives soient transférées d'un individu à un objet, et inversement. 

Les chercheurs reconnaissent cependant quelques limites à leurs travaux, notamment l'absence de comparaison avec d'autres méthodes de gestion de la colère. 


M.T

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