Fin de vie : le débat relancé

Fin de vie : la convention citoyenne lancée le 9 décembre

F.S.
Publié le 29 septembre 2022 à 16h43
JT Perso

Source : JT 20h WE

À partir du 9 décembre, la convention citoyenne commencera ses travaux sur la fin de vie.
Près de 150 citoyens français seront réunis pendant plusieurs mois, pour plancher sur ce sujet régulièrement débattu.
L'objectif : orienter les choix du gouvernement en vue d'un éventuel changement de la loi.

"La convention sera lancée le vendredi 9 décembre et les travaux se termineront à la mi-mars", a annoncé lors d'une conférence de presse Claire Thoury, membre du Conseil économique, social et environnemental et chargée d'organiser ces débats. La fin de vie fait régulièrement débat en France, notamment face aux pratiques d'autres pays européens, comme la Belgique, les Pays-Bas ou l'Espagne. 

L'Élysée et le gouvernement ont renvoyé la responsabilité des débats à une "convention citoyenne", sur le même modèle que celle qui s'était réunie sur le climat en 2019 et 2020, même si l'État n'avait finalement retenu qu'une partie de ses propositions. 

150 Français tirés au sort

Ces prochaines semaines, 150 Français seront tirés au sort pour participer aux débats sur la fin de vie, avec une pondération en fonction du sexe, de l'âge, du lieu d'habitation, du métier et du niveau d'éducation des personnes. En revanche, "on a fait le choix de ne pas avoir de critères excluants", a précisé Mme Thoury. 

Autrement dit, aucun participant ne sera écarté à cause de sa religion, de son métier - notamment s'il est soignant -, ou de son expérience personnelle de la fin de vie d'un proche. Les personnes tirées au sort pourront refuser l'appel du Cese, qui impliquera de se rendre régulièrement disponible pour trois jours consécutifs de débats. 

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La question qui sera posée au panel de Français sera : "le cadre (...) de l'accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations individuelles rencontrées, ou d'éventuels changements devraient-ils être introduits ?". C'est à partir de ces débats que le gouvernement décidera de changer ou non la loi Claeys-Leonetti sur l'accompagnement médical de la fin de vie, éventuellement en légalisant une "aide active à mourir"

Emmanuel Macron, qui envisage de faire de la fin de vie la grande réforme sociétale de son second quinquennat, a relancé le sujet à la fin de l'été, mais prend garde de ne pas défendre publiquement une position tranchée. 


F.S.

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