Explosion dans le port de Sète : "tout risque de pollution" écarté, selon la préfecture

par A. Lo. avec AFP
Publié le 11 avril 2024 à 21h52

Source : JT 20h Semaine

Un important incendie s'est déclaré mercredi 10 avril à Sète, dans l'Hérault, dans une usine classée Seveso "seuil bas".
Il avait été précédé d'une explosion et a fait un blessé grave.
Ce jeudi, la préfecture annonce que les analyses effectuées permettent "à ce stade d'écarter tout risque de pollution".

"Aucun risque de pollution". Suite à l'important incendie, précédé d'une impressionnante explosion dans une usine de l'entreprise Saipol, à Sète, dans l'Hérault, des analyses ont été effectuées pour évaluer le niveau de pollution. Le site, classé Seveso "seuil bas", produit effectivement du biocarburant. Finalement, la préfecture a estimé ce jeudi 11 avril que les résultats "permettent à ce stade d'écarter tout risque de pollution."

Un homme en soins intensifs

"Le résultat des analyses effectuées hier (mercredi) par le véhicule de détection d'identification et de prélèvement permettent à ce stade d'écarter tout risque de pollution", a précisé dans un communiqué la préfecture de l'Hérault, qui avait déclenché une cellule de crise, levée dans la soirée. "Concernant les prélèvements de l'air, l'ensemble des résultats permet de lever le doute sur la présence de tout produit toxique au-delà des seuils de danger", a également assuré la préfecture.

"Concernant les eaux d'extinction" utilisées par les pompiers, "une pollution en masse du bac de rétention par des acides gras (taux de 2 g par litre estimé) est relevée, produits ne présentant pas de risque de toxicité pour l'homme", a poursuivi la préfecture, précisant que "toutes ces eaux sont contenues dans un bassin de rétention et seront traitées durant plusieurs jours".

Le collaborateur de Saipol grièvement blessé lors de l'incident "est toujours pris en charge à l'hôpital de Montpellier où il a été placé en soins intensifs" mais "son pronostic vital n'est pas engagé", a par ailleurs indiqué dans un communiqué Saipol, filiale du groupe Avril, géant français des huiles et producteur d'agrocarburant. Une "étude de l'impact sur l'activité de Saipol est" aussi en cours, alors que le groupe, tout comme les autorités, tentent de comprendre l'origine du sinistre. 

En réponse, la CGT a accusé sa maison mère, le groupe Avril, dirigé par le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, de ne pas "tirer les enseignements des drames du passé", après les explosions dans des usines Saipol à Dieppe (deux morts en 2018) et à Grand Couronne, près de Rouen, en 2020.


A. Lo. avec AFP

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