MANIFESTATION - Les rassemblements contre la proposition de loi "Sécurité globale" ont rassemblé 32.770 personnes, selon les chiffres donnés par le ministère de l'Intérieur samedi dans la soirée.

Les rassemblements contre la proposition de loi "Sécurité globale", combattue depuis novembre par les défenseurs des libertés publiques et les syndicats de journalistes, n'ont pas fait le plein samedi. Sur l'ensemble de la France, les manifestations ont rassemblé 32.770 personnes, selon les chiffres donnés par le ministère de l'Intérieur en soirée. 

C'est loin de l'affluence de la plus importante journée de mobilisation, le 28 novembre, qui avait rassemblé 500.000 personnes dans le pays selon la coordination, 133.000 selon le gouvernement.

26 gardes à vue en cours, enquête administrative à l'encontre d'un commissaire

Dans le viseur des manifestants, le texte sur la "Sécurité globale" présenté cet automne, et notamment son article 24 qui pénalise la diffusion malveillante d'images de membres des forces de l'ordre. Une mesure défendue par le gouvernement pour qui elle vise à protéger les policiers victimes d'appels à la haine et au meurtre sur les réseaux sociaux, mais qui empêcherait selon ses détracteurs de filmer les forces de l'ordre en intervention et de documenter les violences policières.

Dans la capitale, où des Gilets Jaunes partis de la place de la Nation ont rejoint le mouvement place de la République, les manifestants étaient environ 5.000, selon le ministère de l'Intérieur. Vers 17h, une heure avant le couvre-feu imposé par le Covid, des heurts ont éclaté entre une cinquantaine de jeunes, principalement de la mouvance ultra gauche, et les forces de l'ordre, alors que les organisateurs avaient annoncé la dispersion. 

Après des jets de projectiles, les forces de l'ordre ont utilisé des canons à eau. La place a été évacuée vers 17h30. A 19h, 26 gardes à vue étaient en cours, prises en marge de la manifestation, selon le parquet de Paris.

A noter, par ailleurs, que le préfet de police a demandé une enquête administrative à l'encontre d'un commissaire de police en poste à la DOPC (direction de l’ordre public et de la circulation) filmé place de la République en train de donner une longue série de coups de matraque à un manifestant assis, a-t-on appris de source policière. A ce stade, l’IGPN n’est pas saisie et le commissaire sera entendu par sa hiérarchie et la cellule déontologique de sa direction.


La rédaction de TF1info

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