Fermeture du site de Béthune : Bridgestone sous le feu des critiques

Fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune : l'opposition tacle le gouvernement

TG avec AFP
Publié le 12 novembre 2020 à 16h37
Fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune : l'opposition tacle le gouvernement

Source : DENIS CHARLET / AFP

SOCIAL - La ministre de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé que le géant japonais du pneumatique allait quitter le site, de 863 emplois, rejetant un plan de continuation proposé par Bercy. Un aveu d'"impuissance" pour une grande partie de l'opposition.

Le dossier Bridgestone fait sortir l'opposition de ses gonds. Après l'annonce de la fermeture du site de Béthune, dans le Pas-de-Calais, de nombreux élus ont fustigé jeudi l'"impuissance" de l'État, certains réclament le remboursement par le groupe des aides publiques qu'il a perçues.

"C’est l’échec d’un État sans vision stratégique, et c’est un drame pour toute notre région Hauts-de-France", a déploré la présidente du Rassemblement national et députée du Pas-de-Calais Marine Le Pen dans un tweet. "Sans volonté politique d’inverser la tendance, la désindustrialisation continuera", a-t-elle mis en garde.

"Bridgestone doit rembourser"

À gauche, le secrétaire national du PCF et député du Nord Fabien Roussel a critiqué une "décision lâche, ignoble des actionnaires". "Et impuissance honteuse d'un gouvernement incapable de se faire respecter. Elle est belle la 'souveraineté !', a-t-il lancé, sur Twitter également. "Bridgestone doit rembourser !", a abondé le numéro deux de LFI et député du Nord Adrien Quatennens en considérant que "les discours de Macron sur la souveraineté industrielle, c’est du flan !"

"Combien de temps encore laisserons-nous ainsi la France se faire dépouiller de ses sites industriels, de ses savoir-faire ?", a demandé le député européen socialiste Emmanuel Maurel, pour qui "ce drame ne doit rien à la fatalité" : "l'absence d’une politique industrielle, pilotée par l’État, nuit au pays, aux territoires, aux salariés".

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a accusé le gouvernement de n'avoir "rien fait de sérieux pour sauver Bridgestone". "Pourquoi refuser de conditionner les milliards d'euros d’aides pour changer de véhicule à ceux produits en France, et ne pas mettre fin à la concurrence déloyale d'Europe de l'Est et de Chine !?", s'est-il interrogé.


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