La France face à une 3e vague d'ampleur

A Paris, les bars fermés pour 15 jours : la profession sous le choc

La rédaction de LCI
Publié le 5 octobre 2020 à 14h32, mis à jour le 5 octobre 2020 à 14h44
JT Perso

Source : TF1 Info

MESURES SANITAIRES - Le préfet de police Didier Lallement a annoncé lundi la fermeture des bars à Paris et en petite couronne, à compter du 6 octobre, pour une période allant jusqu'au 19 octobre inclus. Un coup de massue pour les gérants, qui estiment n'avoir pas eu le temps de s'y préparer.

La mesure tant redoutée est tombée. Le préfet de police Didier Lallement a annoncé lundi la fermeture des bars à Paris et en petite couronne, à compter du mardi 6 octobre et jusqu'au 19 octobre inclus. A la différence des restaurants (c'est-à-dire les établissements dont l'activité principale est la vente de repas), qui pourront rester ouverts moyennant un protocole sanitaire plus strict, les bars resteront porte close durant les deux prochaines semaines en raison du basculement de la capitale en "zone d'alerte maximale" face au Covid-19.

Les bars parisiens étaient déjà limités par l'obligation de fermeture à 22 heures et soumis à un protocole strict. Mais cette annonce des autorités a été un coup de massue pour la profession. 

"C'est terrible"

"On nous prévient très tard", a déploré, sur LCI, Charles, gérant du Bar du Marché dans le 6e arrondissement de Paris. "On avait mis en place tout le protocole demandé, avec la fermeture à 22 heures. On a passé le week-end sans savoir à quelle sauce on allait être mangé. Qu'on nous laisse au moins 4 ou 5 jours écouler les stocks et préparer le personnel."

Alors que les professionnels avaient plaidé, en vain, pour un protocole sanitaire dans les bars comme dans les restaurants, l'Union des métiers de l'industrie et de l'hôtellerie (Umih) s'est dite "extrêmement alarmée" par cette nouvelle mesure. Sur LCI, Jean-Pierre Chedal, le président du Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat), a fait part de son "incompréhension", estimant que les entreprises avaient besoin de "confiance pour avancer", et que l'on ne montait pas une entreprise "pour 15 jours", en référence à la durée prévue de la mesure sanitaire. 

Dans un communiqué commun, les représentants de la profession ont "dénoncé vivement" le choix opéré par les autorités concernant les bars, qui "réduisent leur définition à une activité principale consistant dans la vente de boissons alcoolisées" alors qu'ils recouvrent "des réalités très différentes" et pourraient, pour certains d'entre eux, "respecter le protocole sanitaire applicable aux restaurants". 


La rédaction de LCI

Tout
TF1 Info