Fin de vie : le débat relancé

Convention citoyenne sur la fin de vie : 150 français tirés au sort pour débattre

S.M avec AFP
Publié le 25 octobre 2022 à 9h22
JT Perso

Source : JT 20h WE

Une convention citoyenne se tiendra, de décembre à mars, pour débattre sur la fin de vie.
Les 150 participants, tirés au sort, questionneront un éventuel changement de législation.
Emmanuel Macron souhaite faire de la fin de vie la grande réforme sociétale de son second quinquennat.

L'État fait appel à ses citoyens pour avancer sur un sujet majeur de la société. 150 français vont être tirés au sort, à partir de ce mardi, pour débattre sur la fin de vie, en vue d'un éventuel changement de législation, a annoncé l'organisateur de ce débat, le Conseil économique, social et environnemental (Cese). 

Cette convention citoyenne, prévue pour se tenir de décembre à mars, débattra de la nécessité de changer la législation actuelle sur la fin de vie, un sujet sur lequel le président Emmanuel Macron ambitionne de faire la grande réforme sociétale de son second quinquennat. Les participants devront répondre à cette question : "Le cadre d'accompagnement de fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d'éventuels changements devraient-ils être introduits ?" 

"Aide active à mourir"

C'est à partir de ces débats que le gouvernement décidera de changer ou non la loi Claeys-Leonetti sur l'accompagnement médical de la fin de vie, éventuellement en légalisant une "aide active à mourir" que le Comité d'éthique a récemment jugé envisageable à de très strictes conditions. L'Élysée et le gouvernement ont en effet renvoyé la responsabilité des débats à cette convention citoyenne, sur le même modèle que celle qui s'était réunie sur le climat en 2019 et 2020, même si l'État n'avait finalement retenu qu'une partie de ses propositions.

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Le tirage au sort, effectué par l'institut Harris Interactive, visera à sélectionner un échantillon représentatif des Français en fonction du sexe, de l'âge, du lieu d'habitation, de la région d'origine, de la catégorie socio-professionnelle et du niveau d'éducation. "Une attention particulière sera portée aux publics les plus précaires et aux ultramarins, dont le recrutement peut s’avérer plus difficile", promet le Cese. 

En revanche, l'organisme a renoncé à prendre en compte la religion ou l'expérience personnelle des personnes, par exemple si l'une d'elles a été confrontée à la fin de vie d'un proche. Le tirage, effectué à partir de listes téléphoniques fournies par les opérateurs, doit s'achever début décembre, soit peu avant le début de la convention, le 9 décembre.


S.M avec AFP

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