Gérard Mestrallet, ex-PDG d'Engie, renonce à ses 350.000 euros

Le service METRONEWS
Publié le 7 mai 2016 à 13h45
Gérard Mestrallet, ex-PDG d'Engie, renonce à ses 350.000 euros

SURPRISE - En pleine polémique sur les salaires des grands patrons, Gérard Mestrallet, l'ex-PDG du leader énergétique Engie (mais toujours président du conseil d'administration), renonce à ses 350.000 euros par an et en fait don à son entreprise.

La somme sera reversée à la fondation. Gérard Mestrallet, l’ancien patron d'Engie (ex-GDF Suez), a renoncé à sa rémunération de 350.000 euros par an lors de l'assemblée générale des actionnaires, qui a eu lieu ce mardi. Celui qui était PDG d'Engie depuis 2008 avant de laisser sa place à Isabelle Kocher, nouvelle directrice générale, devait recevoir ce salaire au titre de ses nouvelles fonctions de président du conseil d'administration.

Un salaire reversé à la fondation

La rémunération annuelle de 350.000 euros que le comité des rémunérations proposait d’attribuer à Gérard Mestrallet dans le cadre de ses nouvelles fonctions, sera reversée à la fondation d'entreprise du groupe qui a posté un "merci" sur Twitter vendredi 6 mai.


 

Un geste, qui intervient au moment où Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, a menacé de "légiférer" si le conseil d'administration de Renault, qui a maintenu la rémunération du PDG du groupe Carlos Ghosn à plus de sept millions d’euros annuels malgré l'opposition des actionnaires, ne prenait pas ses responsabilités. Dans un tel contexte, le geste de Gérard Mestrallet a tout pour adoucir les moeurs n’a pas un parcours exemplaire.

EN SAVOIR + >> Polémique du salaire de Carlos Ghosn : Macron sort les griffes

En 2014, le syndicat CGT de GDF Suez (Engie) dénonçait la "rémunération stratosphérique" du PDG "de près de 4,9 millions d'euros" pour 2015 votée par le conseil d'administration en décembre 2014. Réagissant à un article de la Lettre de l'Expansion, la CGT s'indignait dans un communiqué de rémunérations "sans scrupules", "hors de tout rapport avec les salaires des employés du groupe". Le groupe avait alors communiqué un détail des salaires, assurant qu’il y avait des parts variables, le PDG ne touchant donc "3,5 millions d’euros au maximum". 


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