La polémique autour du burkini

Grenoble : l'interdiction du port du burkini dans les piscines municipales confirmée par le Conseil d'État

La rédaction de TF1info
Publié le 21 juin 2022 à 15h06, mis à jour le 21 juin 2022 à 15h34
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Le maire de Grenoble Éric Piolle (EELV) souhaitait autoriser le port du burkini dans les piscines municipales de la ville.
Fin mai, le tribunal administratif de Grenoble avait suspendu cette disposition.
Ce mardi, le Conseil d'État a confirmé son interdiction dans les piscines de la ville.

Une défaite pour Éric Piolle. Le Conseil d'État a fermé la porte aux burkinis dans les piscines municipales en donnant ce mardi raison à la préfecture de l'Isère qui s'opposait à une nouvelle disposition controversée de la commune de Grenoble.

Dans sa décision, la plus haute juridiction administrative a confirmé la décision rendue fin mai par le tribunal administratif de Grenoble, estimant que le nouveau règlement des piscines imposé par la municipalité grenobloise constituait une "dérogation très ciblée" destinée à "satisfaire une revendication religieuse". D'après le Conseil d'État, le port du burkini "est de nature à affecter le bon fonctionnement du service public et l'égalité de traitement des usagers dans des conditions portant atteinte au principe de neutralité des services publics".

"Une victoire pour la République", se réjouit Gérald Darmanin

Cette décision réjouit Gérald Darmanin, qui s'était publiquement opposé à la disposition voulue par Éric Piolle. Via la préfecture de l'Isère, il avait déposé un "déféré laïcité", une procédure issue de la loi contre le "séparatisme" qui permet aux préfets de saisir le juge administratif d'un acte d'une collectivité locale jugé contraire aux principes de laïcité.

Son "communautarisme est définitivement sanctionné par le Conseil d'État qui confirme la suspension de la délibération 'Burkini' du conseil municipal", se félicite le ministre de l'Intérieur sur Twitter. "Une victoire pour la loi 'séparatisme', pour la laïcité et au-delà, pour toute la République."

Le nouveau règlement souhaité par la municipalité de Grenoble, qui permettait également la baignade seins nus pour les femmes et les maillots anti-UV pour tous, avait déclenché une tempête politique nationale, comme régulièrement sur les sujets liés à la culture islamique (voile, burkini, nourriture halal) et à ses rapports à la laïcité en France. La droite et l'extrême droite avaient notamment à nouveau demandé davantage d'"encadrement" du port du burkini via une loi.


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