Grève à la SNCF : le trafic sera "fortement perturbé" en Île-de-France lundi

La rédaction de LCI
Publié le 21 juin 2021 à 7h46
JT Perso

Source : TF1 Info

FERROVIAIRE - Le trafic des trains en Île-de-France "sera fortement perturbé" lundi, a d'ores et déjà averti la SNCF sur les réseaux sociaux. La grève des conducteurs de trains va notamment impacter le RER D et les lignes J, L, R en Île-de-France.

L'épidémie n'aura pas tari leur colère. Les cheminots ne veulent pas de l'ouverture à la concurrence. Et désirent au contraire plus de droits. Alors, pour faire entendre leur colère, un appel à la grève des conducteurs de train a été lancé sur toute l'Île-de-France, avant une grève nationale prévue le 1er juillet. Une mobilisation qui va impacter le trafic de plusieurs lignes. La SNCF a d'ores et déjà prévenu que le trafic serait "fortement perturbé" sur certaines lignes. 

Le RER D, les lignes J,L et R seront impactés

Selon la société ferroviaire, les lignes J, L, R ainsi que le RER D seront les principales impactées par ce mouvement. La compagnie conseille donc aux voyageurs de "reporter" leurs trajets. 

Plusieurs syndicats, l'Unsa, la CFDT ainsi que SUD-Rail, se sont joints à l'appel lancé par la CGT-Cheminots car "la coupe est pleine", comme l'écrit SUD-Rail dans un tract. Ils dénoncent notamment la dégradation des conditions de travail et les conséquences de l'ouverture à la concurrence. Une "grogne générale", dans un climat "explosif", avec "des incertitudes sur l'avenir" en lien avec l'ouverture à la concurrence, comme l'a résumé Fabien Dumas, secrétaire fédéral du syndicat ferroviaire.

Lire aussi

La CGT-Cheminots, à l'initiative de l'appel à la grève du 1er juillet, évoque quant à elle une action qui résulte "d'une certaine montée en pression sur plusieurs sites en mai et juin, qui illustre l'accentuation de la tension interne" à la SNCF. Parmi sa dizaine de revendications, le premier syndicat dans la profession demande donc "l'arrêt des réorganisations" dans l'entreprise, la "ré-internalisation" des activités confiées à des sous-traitants, le maintien des "facilités de circulation" (billets gratuits ou à prix réduit pour les cheminots et leurs proches), ainsi que "l'arrêt" de la création de filiales pour répondre aux appels d'offres des contrats des trains régionaux, comme il le précise dans un communiqué. Des revendications qui ne datent pas d'hier. L'expression du mécontentement cheminot avait déjà ressurgi ces derniers mois, après une pause liée au Covid-19. 


La rédaction de LCI

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info