Les principaux syndicats appellent à "mettre la France à l'arrêt" ce mardi 7 mars contre la réforme des retraites.
Une mobilisation à laquelle vont se joindre les routiers, pourtant discrets depuis le début du mouvement.
Certains pourraient entamer des actions dès ce dimanche.

La "France à l'arrêt" se précise. Ce mardi 7 mars, afin de protester contre le projet de réforme des retraites actuellement au Sénat, les principaux syndicats du pays appellent à "mettre la France à l'arrêt", une première depuis le début de la contestation. Tous les secteurs sont visés, et les organisations syndicales ont reçu le soutien ces derniers jours des routiers. Discrets depuis le début du mouvement, ils s'apprêtent à le rejoindre.

"Nous prévoyons le filtrage de poids lourds, des actions de péage", sur des autoroutes ou à proximité des zones industrielles, détaille sur LCI Patrice Clos, secrétaire général FO Transports (voir vidéo en tête de cet article). Et les routiers ont un objectif : "Ralentir au maximum l'économie" pour accentuer la pression sur le gouvernement. "C'est cela qui nous intéresse, évidemment pas de bloquer les Français qui vont au travail", martèle Patrice Clos.

"La grève, ce n'est pas que mardi"

Le mouvement pourrait débuter bien avant la journée du 7 mars, comme le souhaite FO, et pour une "durée illimitée". "Nous allons commencer dès ce soir, à 22h, mais le plus gros sera lundi matin, entre 4h et 6h, à travers tout le pays", poursuit Patrice Clos sur LCI. D'autres syndicats - la CGT, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC - comptent attendre la date symbolique du 7 mars, puis poursuivre la contestation le lendemain, selon Le Parisien. "La grève, ce n'est pas que mardi", insiste le secrétaire général FO Transports. "Rien n'empêche de faire des actions avant. Tous les jours, les assemblées générales décideront ce qu'il y a à faire."

Des perturbations sont à prévoir sur les routes... et dans les magasins, si la distribution n'est plus assurée. "Cela peut avoir des conséquences sur l'approvisionnement de la grande distribution", prévient Patrick Blaise, secrétaire général de la CFDT Route, dans les colonnes du quotidien régional. "Le paquet de pâtes, en rayon mardi matin, ne sera peut-être plus là jeudi."

Les difficultés devraient se concentrer le 7 mars, lorsque tout le secteur des transports sera touché. Sur les rails, les syndicats de la RATP et de la SNCF appellent à une grève reconductible, tandis qu'au niveau aérien, des vols ont d'ores et déjà été supprimés.


I.N

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