La Guadeloupe et la Martinique en proie à de vives tensions

Guadeloupe : le couvre-feu abaissé à 18 heures à Pointe-à-Pitre et aux Abymes

LCI avec AFP
Publié le 22 janvier 2022 à 10h08
Le couvre-feu a été abaissé à 18 heures ce week-end à Pointe-à-Pitre et aux Abymes ce week-end, en raison de violences sur fond de contestation de l'obligation vaccinale.

Le couvre-feu a été abaissé à 18 heures ce week-end à Pointe-à-Pitre et aux Abymes ce week-end, en raison de violences sur fond de contestation de l'obligation vaccinale.

Source : Christophe ARCHAMBAULT / AFP

CORONAVIRUS - Fixé à 20 heures sur toute la Guadeloupe début janvier, le couvre-feu a été abaissé à 18 heures à Pointe-à-Pitre et aux Abymes depuis vendredi. Une nouvelle flambée de violence s'est emparée de l'île. Un gendarme a été blessé par balle, jeudi.

L'heure du couvre-feu, qui commençait à 20 heures en Guadeloupe, a été abaissée à 18 heures dans les communes de Pointe-à-Pitre et des Abymes. Cette mesure est en vigueur jusqu'à dimanche, a indiqué vendredi 21 janvier le préfet du département, après une nouvelle flambée de violence sur fond de contestation contre l'obligation vaccinale. 

Plusieurs heurts ont éclaté jeudi sur l'île où un gendarme a été gravement blessé au genou, visé à balle réelle à Pointe-à-Pitre. La semaine dernière, le collectif d'organisations mobilisé contre l'obligation vaccinale avait appelé l'ensemble de l'île à se joindre à une journée "île morte" " et à se "mobiliser partout, dans la rue et devant les entreprises". Le bâtiment administratif du centre hospitalier de Basse-Terre a été pris pour cible par une quarantaine de personnes qui ont tenté d'y pénétrer. 

Dans la commune des Abymes, en marge de pillages, les forces de l'ordre ont notamment été prises à partie par des jets de projectiles divers, pierres, cocktails Molotov ou boulons, selon des sources policières. Le maire de Pointe-à-Pitre, Harry Durimel, a déploré vendredi que "ce matin encore, la ville se réveille avec la gueule de bois". Le préfet de la région Guadeloupe a "condamné" les actes de violence et a appelé "chacun au retour au calme". 


LCI avec AFP

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