Guerre Israël-Hamas : à Paris, les visages des otages affichés sur les murs

par T.G.
Publié le 23 octobre 2023 à 11h12

Source : TF1 Info

Des bénévoles ont affiché dans des rues parisiennes les visages des otages kidnappés par le Hamas.
"L'objectif est de sensibiliser le grand public", a expliqué une membre du collectif à l'origine de cette initiative.

"Sensibiliser le grand public". C'est la raison pour laquelle les membres d'un collectif affichent dans les rues de Paris les portraits des otages enlevés par le Hamas. Leurs visages sont apposés sur les murs de plusieurs rues de la ville, comme c'est aussi le cas à New York, Lisbonne ou Buenos Aires. 

"L'objectif, c'est de sensibiliser le grand public, de donner un visage aux otages, de les faire vivre. Ce n'est pas de dire qu'il s'agit d'Israël contre la Palestine, mais qu'il y a des otages, et que ça pourrait être votre père, votre mère, votre fille", a raconté à l'AFP Sophie Kijner, 31 ans, membre du collectif du 7 octobre. Créé en réaction aux attaques sans précédent depuis la fondation de l'Etat d'Israël en 1948, ce groupe se dit "apolitique et fervent défenseur des valeurs républicaines et de la liberté".

"Ça reste important d'alerter l'opinion publique, c'est un cri d'alarme", a aussi estimé Léa Hanoune, trésorière de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF). Cette dernière coordonne l'action : une centaine de participants, 30 voitures, 4000 affiches, un service de sécurité conséquent et organisé. Parmi les lieux ciblés : les abords de l'université de Tolbiac à Paris, ou les XVIe et XVIIe arrondissements.

Sur chacune des affiches, on retrouve les inscriptions en fond rouge : "kidnappé" et "Participez, ils doivent revenir vivants". Sur chacune aussi, un nom, un prénom, une nationalité. 

Parmi les affiches, des slogans disent que "défendre les Palestiniens", "c'est condamner le Hamas".  "Les Palestiniens aussi sont sous le joug du Hamas. On n'arrivera pas à une solution de paix si un groupe terroriste contrôle ce terrain", a estimé Sarah Ouakil, vice-présidente de l'UEJF.

La campagne de collage en France, qui compte la communauté juive la plus importante d'Europe avec quelque 500.000 personnes, se veut "le relais" de celle impulsée par un petit groupe d'artistes israéliens basés temporairement à New York, expliquait à l'AFP samedi par téléphone Aurélie Assouline, élue Les Républicains du XVIIe et cofondatrice du collectif du 7 octobre.


T.G.

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