Une grève interprofessionnelle est lancée ce mardi 18 octobre, notamment à l'appel de la CGT.Des perturbations sont attendues dans les transports, en milieu scolaire ou encore dans le secteur de l'énergie.À quoi faut-il s'attendre ?
Les salaires au cœur des revendications. Ce mardi 18 octobre, plusieurs syndicats, dont la CGT et FO, appellent à une grève interprofessionnelle pour réclamer des hausses de salaire face à l'inflation. Un mouvement social né des contestations dans de nombreux dépôts de carburants et raffineries, qui s'étend désormais à plusieurs secteurs. À quoi s'attendre ?
Les transports "perturbés"
Il faudra patienter jusqu'à ce lundi en fin d'après-midi pour connaître les prévisions détaillées sur le réseau SNCF. Mais déjà, la journée s'annonce complexe pour les voyageurs. La grève est lancée par la CGT Cheminots et Sud-Rail, deux des trois syndicats les plus représentatifs. Au niveau national, la SNCF indique que "la circulation sera perturbée sur certains trains TGV Inoui, Ouigo, et TER". "Il y aura de fortes perturbations qui seront sans doute très différentes d'une ligne à l'autre, il y a des lignes qui pourront être affectées", avec jusqu'à "un train sur deux" concerné, a confirmé le ministre délégué chargé des Transports, Clément Beaune, sur France inter.
En Île-de-France, le groupe ferroviaire fait savoir que le trafic de plusieurs lignes Transilien sera également "fortement perturbé". Sur le réseau RATP, les difficultés s'annoncent modérées. Le trafic sera "normal ou quasi-normal" sur les lignes de métro et de tramway, tandis que 75% des trains circuleront sur les lignes A et B du RER, et deux bus sur trois seront sur les routes. À noter que le réseau bus, bien qu'il y ait en moyenne 2 bus sur 3 sur l’ensemble du réseau, comporte "certaines lignes très perturbées", annonce la RATP juste avant 17h, neuf lignes étant fermées : les 101, 168, 260, 278, 319, 537, 538, 574 et 577.
◾️ Trafic normal sur les #ligne1 , #ligne2 , #ligne3 , #ligne3bis , #ligne4 , #ligne5 , #ligne7 , #ligne7bis , #ligne8 , #ligne9 , #ligne10 , #ligne11 et #ligne14 . ◾️ Trafic légèrement perturbé sur les #ligne6 , #ligne12 et #ligne13 avec 8 à 9 trains sur 10 en moyenne. — RATP Group (@RATPgroup) October 17, 2022
À l'école, "les choses se sont accélérées"
Dans l'Éducation nationale, le fonctionnement des établissements scolaires pourrait à son tour subir des difficultés, alors que le mouvement est prévu de longue date. "L'actualité a fait que les choses se sont accélérées", indique à LCI Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU (voir vidéo en tête de cet article). "Il faut continuer sur les salaires. Ce sera mardi, et d'autres journées peut-être par la suite."
Outre les écoles, la journée devrait être compliquée dans le secteur de la petite enfance. "Selon nos informations, le mouvement devrait être très suivi dans les crèches", indique au Parisien Baptiste Talbot, coordinateur de la CGT-Fonction publique, alors que le secteur avait déjà été touché par une grève pour les salaires il y a une dizaine de jours. "Il devrait aussi être très suivi chez les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles."
L'enseignement professionnel devrait aussi être particulièrement touché, et pas forcément pour des raisons salariales. Dans un communiqué publié le 12 octobre, sept syndicats appelaient à un mouvement de grève contre la réforme d'Emmanuel Macron, qui prévoit notamment "d'augmenter le nombre de semaines de stages", ce qui compromet selon eux "la réussite aux examens et la poursuite d'études". "Des préavis de grèves sont déposés par nos fédérations afin de couvrir tous les personnels qui souhaitent s'associer à cette mobilisation, pour la défense de l'École républicaine."
Chez les professionnels de santé, la CFDT s'en mêle
Si la CFDT a refusé de se joindre au mouvement dans les raffineries, qualifiant la grève de "préventive", le syndicat se rallie aux revendications dans le secteur de la santé. La CFDT santé-sociaux "appelle les salariés à se mettre en grève pour exprimer massivement leur mécontentement face à la lenteur et au manque d'ambition des employeurs dans la négociation des classifications et rémunérations".
Dans le nucléaire, redémarrage retardé
Dans le secteur de l'énergie, les salariés n'ont pas attendu le 18 octobre pour porter leurs revendications salariales. Samedi matin, la CGT recensait des mouvements sociaux sur neuf sites, tandis qu'EDF a repoussé le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires. Les mouvements sociaux peuvent "avoir un impact sur le planning de retour en production de certains réacteurs", a confirmé une porte-parole du groupe à l'AFP. "Pour les réacteurs en production, cela peut se traduire par des baisses de puissance temporaire."
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