Le tribunal administratif de Montpellier vient d'acter la fin des 90 km/h sur les routes héraultaises.
Mais ce troisième changement en quatre ans déroute les automobilistes.
Une équipe de TF1 est allée à leur rencontre.

C'est le troisième changement de limitation de vitesse en quatre ans. Après un premier changement en 2018, puis un second en 2020, toutes les routes départementales de l'Hérault qui étaient passées à 90 km/h, soit un tronçon de 350 kilomètres sur les 4 520 que compte le territoire, vont devoir revenir à 80 km/h d'ici au 1er juin. La conséquence d'une décision du tribunal administratif de Montpellier, mardi 5 avril. Face à cette annonce, les automobilistes admettent se sentir un peu perdus. 

"Ça perturbe un peu tout le monde, un coup on est à 90 un coup on est 80, quand on conduit on n'a peut être pas toujours l'attention nécessaire sur les panneaux, on ne sait jamais où on en est", reconnait un conducteur. "Comme on ne sait pas si on a raté le panneau, on a les yeux fixés sur le GPS pour voir si on doit être à 80, 90", explique une autre, avant d'ajouter : "C'est pas clair et c'est peut-être même dangereux". Une troisième conductrice abonde : "On n'a pas les yeux sur la route, on est toujours en train de regarder son compteur, c'est accidentogène, je trouve".

Des dépenses superflues pour certains

D'autres s'inquiètent du coût de changements aussi récurrents sur 25 tronçons dans le département. "C'est pas le maire ou le préfet qui va venir changer le panneau, on paye des gens pour ça, un coup pour mettre le 90, un coup pour le 80, c'est nous qui payons", déplore un Héraultais. "Je pense qu'il y a des choses plus intelligentes dans lesquelles investir", renchérit un autre.

Mais le nombre d'accidents a bel et bien augmenté depuis le dernier changement en septembre 2020. En 2021, 75 personnes sont mortes sur les routes de l'Hérault, dont près de la moitié sur les routes départementales, contre 70 en 2019. "C'est une excellente nouvelle pour la sécurité routière", se réjouit de son côté, auprès de la Gazette de Montpellier, le président de la Ligue contre la violence routière, à l'origine de la procédure admirative ayant conduit à la décision de ce mardi.


Audrey LE GUELLEC

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