La colère des Gilets jaunes

VIDEO - Jean-Marie Bigard chahuté par des Gilets jaunes lors d'une manifestation à Paris

Publié le 12 septembre 2020 à 10h32
JT Perso

Source : TF1 Info

"ON VEUT PAS DE TOI" - Après s'être désolidarisé du Gilet jaune Jérôme Rodrigues en raison des récentes déclarations de ce dernier sur la police, Jean-Marie Bigard a finalement décidé de se rendre à l'une des manifestations parisiennes samedi matin. L'humoriste a été chahuté par les manifestants et contraint de se réfugier dans un café.

Il aura longuement hésité. Jean-Marie Bigard, après avoir fait marche arrière dans un premier temps, a annoncé qu'il participerait à l'une des manifestations des Gilets jaunes prévues samedi à Paris. L'humoriste s'est ainsi rendu au rassemblement prévu sur la place de la Bourse, où il a été vivement chahuté par des manifestants qui ne souhaitaient manifestement le voir à leurs côtés. Il a été contraint de se réfugier dans un café. "On veut pas de toi", lui lançaient des participants. 

Jean-Marie Bigard avait hésité à plusieurs reprises à s'y rendre. "Après discussion avec les représentants Gilets jaunes, nous avons trouvé un accord pour la manif de demain", avait-il annoncé vendredi sur son compte Twitter. "Ok c’est bon je défilerai à Paris, mais à la tête d’un autre cortège."

Jean-Marie Bigard avait pourtant annoncé dans un premier temps sur son compte Facebook qu'il renonçait à participer à ces manifestations. Il souhaitait ainsi se désolidariser des propos de Jérôme Rodrigues, figure des Gilets jaunes, qui a comparé des policiers à "une bande de nazis" lors d'un échange sur Twitter avec le syndicat Synergie-officiers.

"Il est allé trop loin, il a merdé"

 "Je ne peux pas samedi défiler à côté d'un mec qui traite la police de nazis, c'est pas moi du tout. Il est allé trop loin, il a merdé", expliquait l'humoriste, qui avait envisagé de soutenir le mouvement à Brest, où il comptait "trouver un petit rond point pour boire un canon avec [ses] amis les Gilets Jaunes". 

Dans la même vidéo, l'humoriste, qui a confirmé son intention de présenter sa candidature à la présidentielle de 2022,  rappelait sa solidarité avec les Gilets Jaunes, avec "tout le peuple et de tous ceux qui sont en souffrance ou démunis" mais s'est dit "ami de la police comme des Gilets Jaunes" : "La police est là pour nous protéger et faire respecter les lois de la République, étaye-t-il. A aucun moment, je peux me mettre à côté de quelqu'un qui traite la police de nazie."


La rédaction de TF1info

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