Jeux d'argent : un plan d’action pour encadrer la publicité et protéger les mineurs

La rédaction de TF1info
Publié le 24 février 2022 à 8h08
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

L'autorité nationale des jeux a dévoilé un plan d'action pour encadrer les pratiques autour de paris sportifs.
Une mise en garde qui arrive notamment à l'approche de la Coupe du monde de football à l'automne.

Des règles claires, "opérationnelles" en septembre, soit avant la prochaine Coupe du monde de football. L'Autorité nationale des jeux (ANJ) a dévoilé ce mercredi un plan d'action visant à prévenir le jeu excessif des plus jeunes, en encadrant les pratiques publicitaires des quinze opérateurs de jeux agréés (FDJ, PMU, Winamax, Unibet, Vbet, Zebet, Zeturf...) par des "lignes directrices" et des "recommandations". 

Ainsi, la publicité est interdite quand "elle incite à une pratique de jeu excessive", la "banalise" ou la "valorise". Cela proscrit, selon l'ANJ, les "scènes d'excitation ou d'émotion d'une intensité disproportionnée" ou qui assimilent le jeu à un "exploit", rapprochant le joueur d'"un sportif de l'extrême". De même, elle ne peut "suggérer que jouer contribue à la réussite sociale", dit la réglementation, donc le jeu ne peut être associé à la "réussite financière", au "succès sentimental ou sexuel". Les "signes extérieurs de richesse" seront aussi proscrits.

La publicité pour le jeu ne doit pas non plus présenter celui-ci comme une option alternative au travail rémunéré, ni comme une "solution face à des difficultés personnelles", c'est-à-dire, "une échappatoire pour supporter une rupture amoureuse, une maladie".

Un tiers des ados a déjà joué

Ne pouvant viser les enfants ni les adolescents, la publicité n'utilisera pas d'activités ou d’œuvres culturelles prisées par eux. Ceux-ci devront en outre veiller à ce que leurs influenceurs et ambassadeurs n'aient ni "une apparence physique laissant penser qu'ils sont mineurs", ni une "forte popularité auprès des mineurs". Un logo "interdit aux moins de 18 ans" devra occuper au moins 15% du format publicitaire et au recto des supports de jeu vendus chez les buralistes.

L'ANJ s'était saisi il y a six mois du dossier au regard de la pression publicitaire "forte et inédite" des opérateurs de paris "qui s'est accélérée en 2021", en particulier à l'occasion du dernier Euro de football, selon les mots de sa présidente Isabelle Falque-Pierroti. Selon une récente enquête commandée par l'ANJ, plus d'un tiers des 15-17 ans ont joué à un jeu d'argent au cours des douze derniers mois en dépit de leur interdiction aux mineurs. En cas d'échec, l'autorité ne pouvant prendre des mesures contraignantes, une "réponse législative et règlementaire" pourraient être envisagées.


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